vendredi 13 février 2015

Rafale, Mistral .. et moi et moi, en quelque sorte, rien que du vent



Il faudrait donc s'en réjouir.
La France avec un F majuscule et une chambre d'égo pour le trémolo-
vient de vendre à l'Egypte  le fleuron de son aviation militaire,
le fameux "Rafale" que l'on cherche à fourguer depuis ...
Heu! depuis...




Notre belle  patrie de l'étroit de l'Homme ne peut qu'applaudir bien sur, à une vente d'arme qui la replacerait ainsi en troisième position mondiale des boutiquiers de la mort à crédit.
J'ai bien dit- à crédit- puisque en écoutant d'une oreille matinale  et légèrement distraite quelques spécialistes patentés en économie de marchez sur les platebandes, il semblerait que les 5 milliards du contrat ne rentreraient pas forcément comme ça -Et topez là!  Mon pote- dans les caisses de notre  béate  et tricolore nation.
Voui! c'est plus compliqué que l'on s'imagine, et d'ailleurs: Vous allez rire-Ah! ah! ah! Finalement, par des combines dont nos grands argentiers ont le secret, c'est ptêt  hu!hu!hu!le contri-buable franchouille  vous z'émoi côa,  qui au bout du compte (et je retiens 5) paiera la note.
On y comprend rien et c'est tant mieux n'est-ce pas...
D'ailleurs si on devait tout savoir
dans quel Etat on serait?
Hein(g)?
Imaginons  par exemple que l'on nous fasse la liste de tous les opposants égyptiens torturés, assassinés, homosexuels raflés,  pourchassés, emprisonnés, femmes lapidées...depuis que le Maréchal  voili le voilà -Al Sissi  (surtout pas  un conte de fées) a pris le pouvoir dans la rieuse république égyptienne pour touristes -lettrés retraités en quête d'authentique ...mirage (sous les rafales du désert).

Et là mon délégué syndical (toutes couleurs confondues) me tape discrètement sur l'épaule et me fait signe de la boucler. On ne va quand même pas faire la fine bouche quand il s'agit de nourrir les travailleurs et leurs progénitures. Suffit juste de regarder sa feuille de paie plutôt que les dommages collatéraux et le tour est joué.
D'abord et circulez: Rien n'empêche -pour la conscience 1er classe- de faire un chèque à Noël à handiclap international.





Crimée  châtiment

Il faudrait aussi se rassurer d'un accord marathonien et  au forceps signé entre les dirigeants autoproclamés de l'Europe étoilée, le nouveau Tsar des Russies et le président d'un
Etat slave oriental, cosaque, annexé et fourre tout,

 et ce...dans la rieuse bourgade de Minsk capitale d'un Etat couillu  aussi indépendant de sa gauche que de sa droite et dirigé de  main de maitre (fouette cocher) par un dictateur d'opérette et paillasson poutinien.
 D'ailleurs il n'en revient pas lui-même Loukachenko  qui rime avec  bièlo d'avoir réussi pour quelques heures à faire déplacer dans son palais aussi grandiose et  sinistre que son moi profond toute la presse du monde , se gavant de délicats ptits fours en attendant de voir la fumée sortit du pantalon de Vladimir vaisselle qui détache et  Kalache plus vite que  son ombre.




Et là mon délégué syndical (les couleurs revenues) me broie discrètement l'autre épaule en me faisant signe  que ça commence à bien faire mes conneries, qu'il y a  des rafiots en train de rouiller dans le port et que faudrait voir à pas fâcher... surtout quand il s'agit de nourrir les travailleurs et tout le saint Frusquin  qui va bien.


                                     photo source Presse-Océan

 Voilà c'est décidé,
vendredi 13
jour du gratteur niais
 après réflexion et re-lecture en boucle de  philosophes ou poètes chez qui je me réfugie de mieux en plus pour supporter l'hiver, et puis aussi pour rester dans l'esprit Charlie comme disent en coeur tous les faux culs cravatés ou pas  qui l'on jamais lu mais s'en servent pour leurs futures échéances électorales, des fois que..), j'ai donc décidé de rire aux éclats d'obus , de glousser t'assez,  de faire risette comme un maire qu'en voeux , de m'esclaffer dans l'escalier, de me bidonner au pinot noir c'est noir, de m'éclater la foi en mille morceaux et que ça gicle partout, de pouffer n'est pas jouer, de persifler dans la nuit, de ricaner aussi appliqué que bêtement, de me tordre les boyaux-Yo! , de me gondoler dans une Californie bretonne qui se rit de quelques pôvs et incultes jacobins cherchant encore et toujours (comme au bon vieux temps?) à nous noyer dans la Loire,

 de rioter à vos souhaits, de me dérider le sénior , de me poiler la galette saucisse, d'ironiser en regardant repasser le train train de l'Histoire, de me désopiler à la cire d'abeille, de narguer les amarres, 
 de brocarder mon insignifiance et fière de l'être...
et en toute logique de me foutre de ma tronche
pisqu'on 
nez
ou
nait
jamais si bien sévit que par soi-même.









mercredi 11 février 2015

là-bas




".../...
La somme de ce qui se fige dans nos vies sans qu'on l'ait vraiment décidé. Rien foutre à l'école parce que ça paraît juste normal, parce qu'on a autre chose à penser, les mecs les fringues les soirées le bon temps les plongeons les joints la baise les calanques le soleil, et comprendre à un moment que ça a déterminé une fois pour toutes le genre de boulot qu'on fait et la vie qu'on mène, les gens qu'on rencontre, comme si d'un coup la vie tellement immense et solaire au départ se résumait à plus grand chose, une grisaille comme de la cendre fine tombée sur toutes choses, un champ de possibles rétréci au strict minimum, une vie réduite et vaillante, mais réduite quoi qu'on en pense.
.../..."




.../...Sur le mer la nuit anthracite prend une légère teinte nacrée.
Les lampadaires forment un croissant de lumière qui s'enfuit vers la pointe. Sinon plus rien ne bouge.
Quelques voitures circulent et troublent le silence.
il n'y a pas un gramme de vent.
Même la mer s'éteint. Comme pour le laisser réfléchir.
Faire du monde un tableau noir où disposer des noms, des évènements, tracer des flèches, des points d'interrogation, des nuées de points d'interrogation;
Quoi d'autre?
.../..."
Oliver Adam-extraits de: "Peine perdue"-Editions Flammarion-


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photo source:" Là-bas"


La loi Macron expliquée par Gérard Filoche:
(diffusé par" Là bas si j'y suis" le 29 janvier dernier)






"Ce sont des mots infirmes qui se promènent à travers le texte, des éclopés qui tentent de désigner le coupable."
Elfriede Jelinek-





"Aimer et rire ont perdu ma jeunesse. J'aimais l'amour dans sa délicatesse et la gaîté fragile du printemps;
L'orage éclate et brise ma jeunesse avec tes fleurs, jardin de mes parents !
Zt j'ai pleuré sur de grands dahlias;

Vie trop sévère ! Est-on bien fait pour ça?

Aimer encore et songer m'ont perdu la fleur de l'âme, aux temps où je m'en fus rêvant un rêve inconnu de la femme :  J'adorais ciel et terre et fus perdu! J'ai tout donné. J'ai tout donné  mon âme.
Et je pleurais par ces rues que voilà.

Vie trop sévère ! est-on bien fait pour ça?

Aimer toujours et pleurer jusqu'à mort?  - J'ai fait revivre et l'esprit et le corps, dès que j'en vins à moquer la douleur, et l'amour même et la vie et la mort ! Voir et savoir ont bien perdu mon coeur. Je ris de tout à présent, triste et las.

Vie trop sévère! Est-on bien fait pour ça?

J'entends ce soir - quel bonheur est dans l'air?- j'entends ce soir chanter douze oiseaux clairs, par le ciel rose et couleur de lilas. O jeune fille, ô tes cheveux dans l'air flottant sous un vol de pigeons...là-bas...Dernier amour, tu ne me réponds pas?

Vie trop sévère! Est-on bien fait pour ça?"

- Paul Fort-
"Chanson de la mélancolie"






envoyé par Serge
nouvelle campagne publicitaire de la ville de Béziers
photo Midi Libre