lundi 10 novembre 2014

juste illégitime

  illustration: Tannhauser par Anselm kiefer

juste  bouts de papier
                                        pour ne pas oublier
et attraper
                                 les mots qui s'envolent du transistor et à travers
 qu'a un bon fond
tu sais,
                             pas trop sonore
mais,
 comme il faut
                               pour ne pas perdre une miette
à l'occasion.
                     Hein!

Juste quelques barbouilles
                                          au crayon qui re Bic.
En noir je préfère.
                                   Seulement...
 à la guerre comme  à la mer
                                             on prend les moyens du bord
 amure
je te jure
pour acorder 
                     les  voiles dehors
des lettres au néant
                                 qui ronge et  songe
en même temps .

                                          Juste
 un peu mur de la feuille
 blanche  et recyclée
                                    - pas gâcher-
et toujours à portée du jour et des mains
lestes à dégainer
puis à enfouir vite fait dans une poche
                                                           quitte à s'oublier 
tambour battant
et retrouver
                  ces mots proprement délavés
ou déchiquetés
...

Juste un peu d'émoi parfois
et  surtout beaucoup des autres 
comme
pilleur de pages
à la ligne incertaine.
                               et au parti du pire
ou leurrer
Gros Jean comme devant
et anguille sous roche.

Juste bouts de papier
pour réchauffer l'hiver
et ventiler l'été
puisque
 les mots
Dis!
ça se croque sans fin et  en toute saison

Non?



dimanche 9 novembre 2014

Bro-kant



"Fais toujours de ton mieux et ne regrette rien"
Voici la phrase de conclusion d'un livre de chevet et achevé.
"Ce parfait ciel bleu" de Xavier de Moulins
dont j'ai causé z'ici même, il y a peu.
 Parole (chuchotée à l'oreille) d'une grand-mère à son petit fils.

 Je sais pas vous mais... dans des moments comme ça, j'aimerais bien être grand-mère ou  alors petit fils ou  encore...



"Dites que vous aimez la France"

Lors d'un (routinier...) contrôle d'identité, parole de policier  à un neveu français  des Antilles et depuis quelques temps  parisien pour des raisons familiales.
-Remarquons, que le fonctionnaire en question a eu la délicatesse d'employer le vouvoiement
...

"Vous avez dit une culture"  interrogeait récemment  Elly





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Michel cause de Marcel avec Sébastien son petit fils (of Corse)






Le manuel d'Epitecte     (extrait)

1.— Parmi les choses qui existent, certaines dépendent de nous, d'autres non. De nous, dépendent la pensée, l'impulsion, le désir, l'aversion, bref, tout ce en quoi c'est nous qui agissons ; ne dépendent pas de nous le corps, l'argent, la réputation, les charges publiques, tout ce en quoi ce n'est pas nous qui agissons.

2.— Ce qui dépend de nous est libre naturellement, ne connaît ni obstacles ni entraves ;  ce qui n'en dépend pas est faible, esclave, exposé aux obstacles et nous est étranger.

3.— Donc, rappelle-toi que si tu tiens pour libre ce qui est naturellement esclave et pour un bien propre ce qui t'est étranger, tu vivras contrarié, chagriné, tourmenté ;  tu en voudras aux hommes comme aux dieux ;  mais si tu ne juges tien que ce qui l'est vraiment — et tout le reste étranger —, jamais personne ne saura te contraindre ni te barrer la route ;  tu ne t'en prendras à personne, n'accuseras personne, ne feras jamais rien contre ton gré, personne ne pourra te faire de mal et tu n'auras pas d'ennemi puisqu'on ne t'obligera jamais à rien qui pour toi soit mauvais.

4.— A toi donc de rechercher des biens si grands, en gardant à l'esprit que, une fois lancé, il ne faut pas se disperser en oeuvrant chichement et dans toutes les directions, mais te donner tout entier aux objectifs choisis et remettre le reste à plus tard. Mais si, en même temps, tu vises le pouvoir et l'argent, tu risques d'échouer pour t'être attaché à d'autres buts, alors que seul le premier peut assurer liberté et bonheur.

5.— Donc, dès qu'une image viendra te troubler l'esprit, pense à te dire : « Tu n'es qu'image, et non la réalité dont tu as l'apparence. » Puis, examine-la et soumets-la à l'épreuve des lois qui règlent ta vie :  avant tout, vois si cette réalité dépend de nous ou n'en dépend pas ;  et si elle ne dépend pas de nous, sois prêt à dire : « Cela ne me regarde pas.
»

.../..."
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 Sur "Vents contraires"  Petit conte de Toulouse par Magyd Cherfi: