mercredi 24 septembre 2014

comme une phrase sur elle-même


"Ouverte en peu de mots,
comme par un remous,
dans quelque mur,
une embrasure,
pas même une fenêtre
.../...

.../...
                                                 pour maintenir à bout de bras
                                                 cette contrée de nuit
                                                                              où le chemin se perd

A bout de forces une parole nue."
-Jacques Dupin-


Fossiles de l'Etre et de l'Etant

"Il peut arriver qu'à travers de frais éboulis apparaisse en lumière vive cette trace de ce qui fut un instant la forme de la vie.
On se penche, on tarde à se reconnaître, on se détache pourtant avec soin de la roche et de la poussière, et l'on se porte avec précaution sur le bord d'une cheminée pour se contempler dans l'experte lumière et se montrer à qui veut entendre, fossile ou poème, irréfutable preuve que l'on fut cela.
Ô douce et fière soif de l'anonymat!"
-Gil Jouanard-


Comme une phrase sur elle-même

"C'est bien du grand beau temps
et ce matin en ouvrant les volets
c'est bien le bleu du ciel
qui nous a fait un bon moment rester sans rien nous dire
simplement regarder
à travers les branches
le ciel de cette journée
qui allait une fois encore partir dans une histoire
où rien -mais rien-
ne nous rendrait un peu de ces minutes
qui nous avaient retenus derrière la fenêtre
comme devant une toile où nous aurions été les premiers
à lire les couleurs
sur une terre qui tourne à la manière d'une phrase sur elle-même
sans rien avancer d'autre
parfois
qu'une immense certitude
parfaitement collée à la réalité."
-François de Cornière-



DEVISE

"Savoir partager deux oeufs du matin
en trois parts égales  .                                        
                                                                              
                                                                    un souci
                                                                    en deux parts fraternelles.

et la liberté
en nulle part.
-Alain Serres-





mardi 23 septembre 2014

l'hippo campe et la caravane s'tasse


"Grâce à la C.G.T. j'ai au moins tué trois moustiques.
Je reconnais que cela peut surprendre comme ex-voto,
mais objectivement parlant, c'est pourtant une réalité
qui devrait, s'il le fallait, prouver l'utilité des accessoires du syndicalisme,
tel que par exemple le mensuel des adhérents qui m'a permis de cueillir
au plafond (et pas que sur la tête)
de sanguinaires assoiffés planqués en embuscade
dans l'attente de mon retour probable de vacances.

Voilà un signe d'une rentrée sociale qui s'annonce plutôt bien,
me dis-je,
en prenant mes aises,
d'autant plus que près de la sortie je n'en vois pas grand chose,
et que c'est juste histoire de m'encourager à aller regonfler le vélo
des fois que je déciderais d'aller jouer le retour du vieux routier
dans son foyer d'adoption.

 Contribution à la journée déjà défunte du patrimoine
"Retour un samedi
dimanche sur le marché"
(vieux dicton de l'estuaire)
La dame des fruits et légumes cause avec une copine
dont c'était l'anniversaire la veille.
L'aventure les a -semble t-il -légèrement marquées, mais cela ne les empêche pas de conserver l'énergie de la bonne humeur.

"Tu sais, que c'est la journée du patrimoine? "
                                                                             "-Pourquoi, tu comptes faire porte ouverte?"

illustration: source Toile
  

                 "Les philosophes aiment les tyrans, c'est une déformation professionnelle"
- Eric Aeschimann- source


J'ai lu ça dans le Nouvel Obs, un matin tôt en Aveyron.
Mon beau-père est abonné et j'en profite, ainsi  d'ailleurs que de "Mon jardin, ma maison" de belle-maman.
 Beau papa a envie de résilier son abonnement (de longue date) trouvant son ex-mensuel préféré un peu trop méchant vis à vis de son  "pape" François de France.
Et moi, comme c'est curieux ,depuis quelques temps, j'y trouve des choses fort intéressantes dans ce canard, des dossiers rembourrés autrement plus que chez  "Marianne" que je survole à la médiathèque et qui vend du gros titre et souvent pas grand chose derrière..

Mais, revenons à nos philosophes expertement fascinés.
Ce genre de phrase glissée dans ma tasse de thé, m'a laissé en arrière fond un goût bizarre, légèrement amertumien,. J'ai lu ensuite tout l'article qui causait de la publication des cahiers noirs d'Heidegger et la confirmation de la  trouble complexité d'un personnage dont bien des intellectuels connus et reconnus... se font le porte-voix, en évacuant les vomissures... sous prétexte de la fulgurance des analyses.


L'humain c'est compliqué" disait un sculpteur sur boa.


M'enfin! Manquerait plus que les psys, les patrons, la médecine, les sportifs ,les buralistes, mon vélo... soient à leur tour fascinés, en raison d'une légère déformation professionnelle pour que je relise  dare-dare le manuel d'Epitecte  (c'est pas son buste vous aviez remarqué bien sur) ou la vie des Schtroumpfs.



Brigitte qui décante en Bourgogne nous expédie en  colis recommandé Anna Vreizh de Cécile Corbel.
C'est triste et beau comme une reprise de boulot




un envoi de Cédric:



                                                         \\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\

reçu ceci:

"Anomalie P."



« Anomalie P. »  de Stéphane Pajot est l'adaptation en polar du projet du film « La cité des grenouilles » sur une idée originale de  Philippe Guihéneuf. Ce long-métrage, actuellement en cours de préparation sera co-scénarisé par les deux nantais.



De « Anomalie P. » à « La Cité des Grenouilles »… et inversement !



Nous avons décidé de laisser vivre nos envies, nos rêves, nos idées autour d’une légende, Herbadilia ou Herbauges, cité engloutie sous le Lac de Grand-Lieu, et d’une réalité, la polydactilie des grenouilles étudiée par le biologiste Jean Rostand. L’écriture du polar d’un côté (par Stéphane), la production du film de l’autre (par Philippe), un scénario ensemble dont la livraison est prévue pour la fin de l’année 2014…  Et une autre aventure démarrera dans la foulée : celle d’un film, un éco-polar surnaturel où tout sera permis.

Deux personnes d’exception nous ont suivis dans notre délire (parce qu’il faut appeler un chat un chat et une grenouille…) : Mireille Rivalland des Editions l’Atalante que le projet a fait beaucoup rire et Smaïl Moustafy qui encourage depuis des années les projets cinématographiques atypiques dans l’agglomération nantaise. Une aide à l’écriture du scénario a été obtenue auprès du Conseil Général de Loire-Atlantique…

Nous aimons les mots, les histoires, les univers, les aventures un peu folles. « Anomalie P. », est inspiré d’un film qui n’est pas encore écrit, qui pourra donc lui rendre hommage : « La Cité des Grenouilles ». Un aller-retour sans aller ni retour pour le plaisir de travailler ensemble et de partager le bonheur des images et des mots.

Nous avons décidé de nous faire réciproquement confiance, de rebondir sur les propositions de l’un ou de l’autre et de laisser vagabonder nos imaginations respectives sans nous fixer ni limite, ni contrainte.

Bon voyage…

Philippe Guihéneuf et Stéphane Pajot

( en librairie le 25 septembre)




Argh! j'avais oublié et c'est pas bien ...surtout après la journée mondiale d'Alzheimer qui coquinait avec le patrimoine, ce dimanche...
Dans un récent écrit, j'ai causé d'une magnifique boulangerie  mais sans en dire plus.
Certains me diront  peut-être que  "ça ne mange pas de pain" mais pour les autres et aussi bien sur,  pour rendre hommage à ces faiseurs de magie  je précise donc ici jj qu'il s'agit de "L'ami du pain"  11 rue des arts à Ganges
il y a même un site qui loin des enfarinades nous dit tout.
quand à  la dégustation ben! heu! faudra passer à la boutique...



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