samedi 1 mars 2014

mange ta poire

Photo: Marc Racineux



Mange ta poire

"Laisse, poire, moi
toucher à ta chair
et maintenant, oh,
maintenant
je la sens : mange le présent !

- ainsi l’essence parmi
les choses intranquilles de
la politique est

la fin de la politique est
une sorte d’âme de
la politique : l’action
de s’opposer spécifiquement

et basta suffit les poires fraîches sont
une forme leur fraîcheur l’informe de
l’intranquillité (ensemble-seuls nous
allons ô mes amis dans la fraîcheur sans forme
de l’intranquillité

spécifiques et opposés : doucement poli
tiquement posés dans l’âme d’effacement des choses)

- et zéro os no
S ni  d’es
poir !"

-Christian Prigent- 

 

 Photo: Marc Racineux

Tâter du rigadeau en ombres chinoises
On allait sur les drains
de  basse amarrée
"Z'à bicyclette "

Vélo water-proof
homologué presqu'ile 
tout terrain
Z'envasé
Air bi  (valves) en coques
pour faire Jazzer. 
forcément.




photos:Marc Racineux
 

Couleur Alu 
"que j'aime ta couleur..."


 J'ai la pêche
en eaux troubles
en contre jour
en contre allée
contraste
             contre la montre.
                                                                  






 "L'autre monde est de ce monde
il n'y a pas de retour
Rien que le cycle des nuages et des sources

Pourtant ne pas signer le pacte
avec qui jette du sel
sur chaque nouveau prodige

Des signes sont encore sortis de l'ombre
comme des ombres qui ne renoncent pas
dans l'absolu silence." 
-André Velter- 










photo: Marc Racineux


 

vendredi 28 février 2014

un violon sur son moi






Mila nous confie
(-merci beaucoup-)
une adolescence de poésie

DE ROUILLE ET D'OS
"Une tache de rouille
Souillant nos corps d'acier
Comme de vulgaires joujoux.
Une flaque d'huile
Brillante
Sur le parfait macadam
Ou nos pauvres carcasses
D'inconscients voyageurs
Viennent se vautrer
Pour redescendre la pente
Sur le ventre couché.
Un plongeoir
Dessous c'est du dur,
Mais avant de s'écraser
On a le temps.
Une mer
Où les cyclones incessants
Arrachent de leurs bateaux
Les marins maladifs.
Un chien
Que l'on nourrit
De sa chair
De ses muscles
De son sang
Jusqu'à ce qu'il ne reste
Que des os
Qu'il finira par ronger
L'ingrat caniche."
Mila-


Photo: Les Coindrons
Parfois, nos pensées s'agitent et tempêtes et la nature des choses ramène à l'équilibre.
Orianne et Corentin en font un paysage d'Humanité.


  SUR ADOLESCENCE 1
"Elle vient,
Elle part
On ne peut y couper
Elle guette jour et nuit
Et te tombe dessus
Quand tu t'y attends le moins.
Elle arrive et te défigure
T'étire
Laissant derrière elle
De grands dadais
Que personne ne reconnaît
Même pas eux.
On a beau lutter
Elle finit par gagner,
Ceux qui en sont sortis
N'en parlent pas trop
Se moquent.
Pourquoi ?
C'est un tunnel,
Ou l'on se croit plein
Alors qu'on est seul.
Où sont passés les héros de l'époque ?
Où es-tu Tarzan ?
Et Zorro ?
Et Blanche-Neige ?
Sont-ils morts ?
Qui les a tués ?"
-Mila-


photo: Les Coindrons






photo: Les Coindrons




  SUR ADOLESCENCE 2
 
"Marchant à l'aveuglette
Dans un tunnel sombre
On veut s'en retourner
Mais derrière nous
Il n'y a qu'une porte lourdement cadenassée.
On cherche une main
Qui veuille bien se tendre,
Et quand on l'a trouvée
Il ne fait que plus noir.
Le corps lourd
De regrets,
De haine
Et de pleurs
On avance le couteau sous la gorge.
Sous le béton
Je cherche
Blanche-Neige
Et Zorro
Et Casimir.
Morts ?
Je n'en ai pas eu vent.
Il fait froid sous mes douze ans.
Un printemps?
Quelle connerie !
La vie a deux hivers et celui-là
Est le premier."
-Mila-


photo: Les Coindrons





photo: LES COINDRONS-


photo: Les Coindrons