lundi 16 décembre 2013

va pas trop vite





LA FOLLE JOURNEE -2014-


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 Philippe nous propose: "GRANDS PROJETS INUTILES"-version France Culture









Editions- "Le Passager clandestin"


.../....Le soir
         portaient des lampes dans leurs yeux

          Une main de plus
          s'annonce un mot
          un jour de plus, s'avance un homme
          parmi les hommes

           et quand il me regarde
           parfois
           je vois
           dans ses yeux
            le bleu de ce jour
.../..."
-Extrait de "Grève de la faim-Yvon Le Men-










j'ai reçu ceci:

"Saint-Nazaire vient de perdre l'une de ses figures militantes majeures: Yvon Simon, âgé de 92 ans, est décédé dimanche 15 décembre. Ce «  militant ouvrier  ajusteur » comme il se définissait lui-même, a vécu en région parisienne avant de prendre sa retraite active dans notre ville, au début des années 80. Humaniste pacifiste, non-violent, il fut acteur de toutes les luttes qui ont émaillé la seconde moitié du XXème siècle jusqu'à nos jours : LIP, le Larzac, l'antinucléaire, l'Objection de Conscience, Le Carnet, l'Erika, la Palestine, le MRAP, l'Union Pacifiste, Notre Dame Des Landes, l'UCIJ.

Catholique, il œuvra toute sa vie à l'œcuménisme, respectueux de toutes les croyances et incroyances.

Il restera aussi pour de nombreux nazairiens, l'homme qui leur a permis d'échapper aux obligations militaires car il était le responsable des Objecteurs de Conscience dans notre cité.

De tous les combats anti racistes, révolté par le sort réservé aux immigrés,  compagnons d'atelier ou concitoyens, personnes sans papiers, après avoir été diffuseur des petites mains d'SOS Racisme, il fut  l'un des cofondateurs du MRAP sur St Nazaire au début des années 80. Il participa à toutes les actions  de soutien aux personnes sans-papiers, aux cercles de silence, aux blocages du commissariat ou tarmac pour empêcher des expulsions. En 2008, il prit largement sa place au sein du collectif de soutien à Nikos, Léonidas et Boris, ouvriers grecs en grève de la faim.

Très attaché à la cause palestinienne, après deux voyages sur place qui l'avaient profondément marqué et une rencontre avec Arafat en 2003, il continuait à participer au rassemblement hebdomadaire du Comité Solidarité Palestine de la Région Nazairienne. "

 photo source G.D.
 

dimanche 15 décembre 2013

intro-spectre



Au mélange des genres.
C'est la vie
qui s'y colle.
 L'équilibre est précaire
et la logique fait feu de tout bois
-de tout moi-
La vérité ne tient jamais la route, tout est affaire de circonstances
et des saisons du corps.

Quand à  l'esprit  ou supposé comme tel, 
il lui  reste les abîmes de l'imaginaire, l'audace de la création et des mots pour s'y perdre.

Pourquoi s'enferrer alors dans un supposé bien-fondé qui nous fait autant de mal?

Les dogmes nous empirent, nous charment, nous martyrisent , nous font illusion

- plutôt s'égarer, se retrouver libre et nulle part-
-plutôt oublier et savoir-
-plutôt  la poésie que la prière-

Rien à demander...
Tout apprendre. 

L'espoir n'a jamais pignon sur rue,
il chemine dans nos contraires,  nos peurs, nos fulgurances, nos volte- face.
On n'est jamais là  où il faudrait.
Et qui c'est ce -IL-
 D'abord?

Je me réserve le droit d'écrire dans la marge
en rouge
et
même
dans le noir.

Je me permets des poings de suspension
et l'interrogation écrite.
Je me demande si, avec, sans...
Je me surprends à rêver
je me caresse l'échine plutôt que la courber.
Je me sème des petits riens, des plaisirs sans prétention, sans intention, des
fariboles, des senteurs fugaces.
Je me moque, je me souris le nombril;
je m'attache, je me détache
et trace la route
en effaçant mes pas au fur et à mesure
pour ne garder que des souvenirs
éventés,
inventés.

Je ma compagne la musique
et ses mantras
mantra pas.
Je bouge des lianes rongés à l'os.
Je gavotte
je trans-pire.

Je mélange les mauvais genres
et les bons de sortie
de piste.
Je danse dans les contre allées
sous des airs à se donner
des ailes.

D'une basse mer, je rythme mon tempo.
Les jours de grève sur le tard,
j'attaque un solo,
pain, beurre, baguette
maestro.
Je mange les mots jusqu'à plus soif
et  jusqu'au bout sans faux col

petit mousse

petit matelot

J'allume des lampions pour me faire briller
dans la glace à deux boules
et puis, sur les cartes abattues par des vents tricotants
je ferais un  dernier beau, mon dernier rôt
 voile et folie haut-perchées sur leur  et moi  de misaine.

Paré à virer?

Envoyez!