jeudi 28 novembre 2013

manteau de gloire



Rose du soir
espoir
de lendemain
aux pieds secs.

Immaculée périphérique
 toute timide
ce mercredi,
les yeux au ciel.

La nuit promettait d'être 
fraiche.
Pour un plaisir prévisible
 les codes seraient respectés
et 
le dicton coutumier
emballé
dans un joli papier cadeau



Attiré par la lumière
comme
insecte au volant,
qui se gare sur le bas côté
du marais.

En terrain d'hiver,
 le paludier
oeuvre  discrètement  son monde
dans un décor
de pâte à sel
mélangée
sur une palette d'oeillets
aux peintures de l'eden


chanson  découverte chez  "Rêveuse de mots"




"Je croise des rêves, je croise des gens,
je croise des morts et des vivants.
Le jour se lève en emportant
de la poussière, des ossements.
Sous les mensonges, sous les tourments,
la nuit s'étire, l'ombre s'étend.
Petite éponge noyée de sang,
ne vois-tu rien venir devant ?
Qu'est-ce que l'on cherche ?
Qu'est-ce qu'on apprend ?
Où sont les perches
que l'on nous tend ?
Manteau de gloire, Manteau d'argent,
on va tout nu par tous les temps.
Chanson pour boire, chanson seulement,
pour dire le vide que l'on ressent.
Poignée de sable qu'on voit filant,
d'entre nos doigts, n'y rien pouvant.
Sur son nuage va chevauchant
chacun de nous
cheveux au vent.
Manteau de gloire, Manteau d'argent,
on va tout nu par tous les temps.
Chanson pour boire, chanson seulement,
pour dire le vide que l'on ressent.
Ce que main donne, l'autre reprend,
ce que l'on tient fichera le camp.
Noir dit un homme, l'autre dit blanc,
il faut parfois tuer le temps.
Qu'est-ce que l'on cherche ?
Qu'est-ce qu'on apprend ?
Où sont les perches
que l'on nous tend ?"

-Stephan Eicher-

                                                                    \\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\{{{{{{{{
-envoi de Serge-
que nous appellerons 
"Fontaine de jouvence"
"Pourquoi jouvence
fais chier, pas envie d'être immortelle" (n.d.c.-Caca prout imaginé de la dame aux mots Vé! genre)



Brigitte Fontaine emmerde la presse par Telerama_Doc





mercredi 27 novembre 2013

à table







Comment vous  dire?
Hier aprèm.
entouré d'une palanquée de mamies et  de quelques papis aussi,
dans une salle obscure et pourtant cette fois  tellement lumineuse
j'ai vécu des instants rares
comme si intelligence, délicatesse, tendresse, finesse et humour conjugués
sortaient de l'écran .

"Les garçons et Guillaume à table"
 précieuse et merveilleuse  pépite
De quoi donner un sacré coup de balai à la morosité par trop ambiante
et aux nouvelles du front de la vie
qui voudraient nous faire croire que tout est  trop bien pourri.


Je vais  rarement au cinéma
et je ne crois plus aux miracles
(contrairement à la légion de misère qui se gratte frénétiquement chez le buraliste de l'angle de ma rue) et là! bingo!  j'ai touché un ptit bonheur trente
Alors,  si j'avais un message à passer
je ne pourrais que dire:
Vraiment, cher(e)s lectrices et teurs faites vous Plaisir
Allez, courez, filez vers ce Guillaume
 et comme dirait "l'autre" (sic) "ça peut pas faire de mal"
bien au contraire...




« Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant: «Les garçons et Guillaume, à table!» et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant: «Je t’embrasse ma chérie»; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.» -Guillaume Gallienne-