mardi 22 octobre 2013
la lettre
A force, vous pensez bien, les gens d'ici l'avaient remarqué
En passant pour aller au bourg,
ou en revenant...
...En tout cas.
Après toutes ces années
Personne n'a jamais essayé de savoir
Enfin, vous comprenez,
je veux dire,
en ouvrant la boite...
juste pour lire sur l'enveloppe.
D'accord, si elle n'avait pas été fermée à clé,
peut-être que.
Mais, au jour d'aujourd'hui,
je crois que cela fait partie du décor et appartient à chacun d'entre-nous dans ce qu'il a pu imaginer/fantasmer et construire en sa propre histoire
Et personne n'oserait bousculer les rêves,
N'est-ce pas?
Et puis!
Qui sait?
Un jour, elle ne sera plus là, la lettre,
parce que son destinataire sera enfin revenu.
D'un lointain et long,
très long.... voyage.
Vous savez ici,
-dit-il avec un brin de malice
Les voyages, ça nous connait.
Vous êtes sur l'Île des Cap-Horniers.
Voyez-plutôt!
-Son regard se porta vers l'annexe qui pataugeait devant nous.
lundi 21 octobre 2013
conduite intérieure
"Et sans cesse nous tissons une toile invisible,
nous tramons l'impossible,
nous renouons les fils brisés,
nous relions les vies vagantes.
.../..."
Extrait de "Et sans cesse..." Colette Nys-Mazure-
"Je mets du temps à comprendre les choses
Cette nuit-là je me trouve tirée
hors du sommeil par une voix d'enfant
qui paraît loin de ma maison
Je m'a
Venture dans la totale obscurité
longe la mer atteins un escalier
légèrement convexe
il tourne et monte
à une place immense sorte de toit
du monde ou scène de théâtre j'aime
la vérité douteuse des décors
La vérité douteuse des décors
où l'éclairage est réparti avec
rigueur par le technicien de service
.../..."
Extrait de "L'appel" Marie Etienne-
"L'herbe aura poussé en brassée d'allégresse
pour nos yeux qui offraient ce que nos coeurs voyaient,
sur les sentiers battus de nos pas enchanteurs
menant au fond du jour s'abreuve notre coeur
avec, du bout des doigts, une folle tendresse.
C'était l'odeur d'un chant qui réveillait nos rêves,
aux sources de son nom nous invitait la Terre,
voulant apprivoiser aux caresses ses sèves
l'élan de notre soif qui enfantait les bois,
et nos rires éclatés ensemençaient la terre.
Et nous étions pendus aux gouttes de lumière
vibrant de chaque feuille pour s'en aller au vent,
quand l'étreinte des branches nous tendaient la première
la grâce d'être enfants essoufflés par les champs
pour courir s'enivrer aux fontaines du temps.
L'herbe toujours poussait en brassées d'allégresse
pour nos yeux qui offraient ce que nos coeurs voyaient.
-"L'herbe aura poussé" Christine Lièvre-
Aux bordures de l'enfance
amarrées d'aquarelles
d'équinoxe,
Aux étés prolongés
en bois des soupirs
Et puis
cruelles
histoires suspensives accrochées au clou
de saisons parenthèses
A se reprendre
avec la cariquelle
aux jours meilleurs
en faire ses pâques
avec des fleurs qui piquent et le bout de l'Isle devant soi pour horizon
de nos conquêtes.
Aux vénales venelles
toujours dévalées
comme de juste pour les rires
cristallins
de l'insouciance mesurée.
Au terrain du Je en devenir.
Ma récréation en golfe miniature
et ses confitures de mûres.
alignées comme pour la parade des guêpes,
dans la cuisine d'une tante Ambroisine.
Aux stigmates de l'escalier ciré,
et de toutes les mains posées
sur l'arrondi
de la rampe bonne pour la glissade
quand "On" avait le dos tourné.
Aux maisons à tiroirs,
les étages en rappel
et le juste prix du temps à payer.
Aux rivages interludes
et à la grâce retrouvée.
"Si le vent demeure ici
Dun do shúil a run mo chroi
Il ne tisse que des mensonges
Ii chante au creux des songes
Et miroir apres miroir
Tu sais les souvenirs se melent
Et je cherche nos ombres qui dorment
Avant que le jour ne vienne
Le vent m'emporte ailleurs
Kaset oan war ar mor
Perdue a jamais
A ya gan(t) an avel
War aodou ar c'hornog
Et le vent m'aura menti
Dún do shúil a rún mo chroí
Il ne reste que des mensonges
Cachés au creux des songés
Et miroir après miroir
Tu sais oú les regrets me mènent
Et j'entends nos ombres sans les voir
Avant que le jour ne vienne
Le vent m'emporte ailleurs
Kaset oan war ar mor
Perdue a jamais
A ya gan(t) an avel
War aodou ar c'hornog
Et miroir aprés miroir
Tu sais oú les regrets me mènent
Et j'entends nos ombres sans les voir
Avant que le jour ne vienne
Le vent m'emporte ailleurs
Kaset oan war ar mor
Perdue a jamais
A ya gan(t) an avel
War aodou ar c'hornog
Le vent m'emporte ailleurs
Kaset oan war ar mor
Perdue a jamais
A ya gan(t) an avel
War aodou ar c'hornog "
Dun do shúil a run mo chroi
Il ne tisse que des mensonges
Ii chante au creux des songes
Et miroir apres miroir
Tu sais les souvenirs se melent
Et je cherche nos ombres qui dorment
Avant que le jour ne vienne
Le vent m'emporte ailleurs
Kaset oan war ar mor
Perdue a jamais
A ya gan(t) an avel
War aodou ar c'hornog
Et le vent m'aura menti
Dún do shúil a rún mo chroí
Il ne reste que des mensonges
Cachés au creux des songés
Et miroir après miroir
Tu sais oú les regrets me mènent
Et j'entends nos ombres sans les voir
Avant que le jour ne vienne
Le vent m'emporte ailleurs
Kaset oan war ar mor
Perdue a jamais
A ya gan(t) an avel
War aodou ar c'hornog
Et miroir aprés miroir
Tu sais oú les regrets me mènent
Et j'entends nos ombres sans les voir
Avant que le jour ne vienne
Le vent m'emporte ailleurs
Kaset oan war ar mor
Perdue a jamais
A ya gan(t) an avel
War aodou ar c'hornog
Le vent m'emporte ailleurs
Kaset oan war ar mor
Perdue a jamais
A ya gan(t) an avel
War aodou ar c'hornog "
-Cécile Corbel-
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