dimanche 8 septembre 2013

" Une île c'est là-bas que tout commence"


Il fallut bien repartir.

Remiser les casiers au fond du jardin, à leur juste place, derrière les vélos et le vieux Peugeot rouillé "Vogue" et  toujours aussi pétaradant. d'enthousiasme sur les chaussées étroites de l'Île Haute

Une semaine!  
Vite passée, vite emballée et expédiée presque déjà dans les souvenirs
en contemplant la côte qu se dérobait peu à peu à la poupe de " l'Enez Eussa" troisième de sa lignée d'écume.



 Tout avait été dit et bien dit et redit même sur ce tas de cailloux accroché comme "Une évidence"
au bout du bout de sa promesse 
d'éternité
avant le grand saut vers un  liquide amniotique
de facture drôlement salée
pour qui n'y tiendrait gaffe.

Ces huit kilomètres passés au crible d'une flot-pée de  poètes, écrivains ,peintres, photographes, sculpteurs, dessinateurs, philosophes, musiciens...
Artistes et Saltimbanques de tous les mots et merveilles de la création
venus par hasard ou par surprise chercher au fond de leur âme
ici et plus encore  qu'ailleurs
quelques  raisons d'espérer
en eux-mêmes.

Le coup de foudre existait donc bel et  bien et  "il suffisait" de le suivre à la trace
à contre-jour,
dans les méandres de ses humeurs
qui se jouaient de toi, comme de tous les autres passés par là 
et
ayant succombé sans même pouvoir se défendre.

Huit de long-quatre de large 
et:
pour la devise accrochée à son cou granitique
"Mar kouezh en em sav."
("S'il tombe il se relève")

Tu vois le genre!...


et en ce qui me concernait, dans le temps incertain et déjà reparti...
 par où commencer?

à suivre sans (aucun) doute. 

puisque comme disait un certain Grand Jacques "Une île, c'est là-bas que tout commence."







jeudi 29 août 2013

buddleia station



le courrier de Rémi:
 

A toutes fins in-) utiles



J'interroge les hommes les amours

les faits les fleurs les pierres les mots.

Je m'interroge.



Le feu la terre l'eau et l'air

Tout répond.

Ce sont des sons

des douceurs des terreurs

des couleurs des odeurs des rires et des silences

des mouvements et des pesanteurs et puis des rêves

entre tant de douleurs.



J'interroge les rêves et je rêve encore.

Je rêve que je rêve.



Je rêve que ce feu-là là-bas au bout des bombes

sur Téhéran et Bagdad

là-bas au bout des brindilles du campement tsigane

ailleurs aux joues de cette jeune fille

qui se découvre à l'amour

ici à la bougie qui fait danser ma plume noire

dessus sa piste de papier comme écuyère de cirque

je rêve

que ce feu-là me parle et me dit 



« Mille langages divisent les hommes

et il n'y a qu'un feu pour toute l'humanité

ami.

Toi petits fils de Prométhée tu sauras de ma part

le leur dire... »



Hélas je ne saurais comment m'y prendre

car je me suis réveillé.

Ma dernière bougie s'éteignit

et je manquais même d'allumettes...



Il faut que j'interroge la nuit



au clair de la lune...

( extrait de « Parlevent »

recueil de poèmes paru en 1990

sous le nom de Pierre-Paul Houjack

- alias Rémi Begouen )



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Quelques vacanciers
prenaient le soleil 
                                                 sur Buddleia station.

en faisaient leur miel
à toutes fins utiles
d'une température
cani sans son cule.

Quelques vacanciers,
 des fragiles merveilles
qui me passaient sous l'nez.
Léger préambule.





pour un peu se terre 



Le Blog se repose
(quelques jours)
et vous souhaite
d'une manière ou d'une autre
d'en faire autant.




Petit clin d'oeil
à
et
de:
Serge!
;-)