En rase campagne
mais
a vent la tonte
Humidité maximum.
Conjoncture des bords de Loire.
entre Paimboeuf et La Martinière
Bucolique fut le mot trouvé.
" A part quelques cyniques, personne ne nie que l’amour peut être une bonne raison de s’engager dans un rapport sexuel. Mais ce n’est ni la seule, ni nécessairement la meilleure. Pourquoi la sacraliser comme certains le font ? Pourquoi lui donner un tel privilège moral ?
Est-il vraiment plus vil de se servir de ses capacités sexuelles pour se faire payer un week-end à Capri ?
Le sexe n’est pas seulement une partie de plaisir. C’est une activité qui a un certain coût psychologique, physique, et même économique.
C’est parce que ces coûts du sexe sont bien connus qu’on peut parfaitement comprendre ceux qui préfèrent regarder un match de foot à la télé ou se faire les ongles des doigts de pied. "

" une action libre n’est pas une action folle, arbitraire, sans raisons, mais une action causée ou déterminée par nos propres raisons, c’est-à-dire une action volontaire. En réalité, « libre » ne serait pas le contraire de « causé » ou de « déterminé », mais seulement de « non volontaire », « contraint », «imposé par la menace ou la force ». C’est en ce sens volontariste que liberté et déterminisme seraient compatibles.
Mais ceux qu’on appelle « incompatibilistes » sont plus exigeants. Pour eux, être libre, ce n’est pas seulement agir pour ses propres raisons, mais avoir, également, le pouvoir de choisir ses raisons ou d’être à leur origine. Or nous ne l’avons pas d’après eux. Et c’est pourquoi la liberté et le déterminisme sont incompatibles. "
"Si nous apprenions, par exemple, que nos intuitions morales en faveur des droits des animaux n’ont pas d’autre cause que le sentiment d’amour inavoué pour le personnage de Bambi, faudrait-il en tenir compte dans le débat moral ? "
"Le tort ou le préjudice est une sorte de dommage dont on doit pouvoir dire qu’il est injuste sous un aspect important quelconque. En épousant quelqu’un, par exemple, on prive tous les autres prétendants de cette possibilité, et on leur cause certainement un dommage de ce fait. Mais peut-on, pour autant, parler de « préjudice » ?"
"l’argument « Et si tout le monde en faisait autant ? » nous demande d’imaginer des conséquences pratiques. On peut dire que c’est une sorte d’expérience de pensée, une "généralisation imaginaire "
A première vue, c’est surtout une machine à produire des platitudes, c’est-à-dire des propositions vraies dont l’intérêt n’est pas évident :
« Si tout le monde allait au même moment à la piscine du quartier, il n’y aurait plus de place pour nager ».
Ou, tout aussi plat :
« Si tout le monde sortait dans la rue au même moment, on ne pourrait plus avancer."
"Si, à l’origine de nos jugements dits « moraux », il y a toujours des émotions négatives comme la haine ou le ressentiment, des intérêts purement égoïstes, ou des mécanismes psychologiques qui n’ont rien à voir avec l’éthique, comme une préférence pour les proches, est-ce que cela ne les discrédite pas entièrement en tant que jugements authentiquement moraux ? Comment pourrait-on leur faire confiance pour nous dire ce qui est bien ou juste ? "
Extraits de textes de-Ruwen Ogien-
LE BLOG de Ruwen Ogien
00000°°°°°°°°°°°°°°++++++
...Un peu plus haut sur le fleuve
Festival du polar
de
Mauves sur Loire
AU PROGRAMME
################~~~~~~~~~~
Le Suédois
mais pas sans peine
par Philippe:
"Simplicité et honnêteté sont les
piliers de la vie politique suédoise, où seul le premier
ministre dispose d'un logement officiel (payant) et d'une voiture de fonction.
Tout écart, même minime, est sévèrement sanctionné.
À Stockholm, les ministres déjeunent à la cantine, tout comme les hauts
fonctionnaires et leurs secrétaires. Pas d'alcool, pas de fromage ni de dessert,
Seulement des carafes d'eau… et du lait froid. «Et si un ministre oubliait de
débarrasser son plateau, commente un fonctionnaire, vous n'imaginez pas les gros
titres le lendemain dans la presse!»
En Suède, «les ministres mènent une vie normale, renchérit Lena Hjelm-Wallén,
ancien chef (sociale-démocrate) de la diplomatie suédoise. Bien sûr, au
ministère des Affaires étrangères, il y a un cuisinier et des salons pour
recevoir nos hôtes. Mais, au quotidien, pourquoi ne pas déjeuner à la cantine?»
Les ministres, martèle un fonctionnaire, «sont là pour servir, et non se faire
servir». L'idée, poursuit-il, c'est que «chaque membre du gouvernement a un
salaire, que tout le monde connaît, et rien de plus».
Pas de voiture avec chauffeur
Modestie, rigueur et honnêteté: voilà les premières qualités exigées des
ministres suédois. Aucun logement de fonction ne leur est proposé. Seul le chef
du gouvernement a droit à un appartement - 175 m2, pour lesquels il paie un
modeste loyer - dans une belle maison blanche sur les quais. Pas de voitures
avec chauffeur non plus, sauf pour le chef du gouvernement et celui de la
diplomatie: en déplacement, les ministres se débrouillent, prennent le train, la
police pouvant assurer leur transport en cas de besoin. «Un jet privé? Une suite
dans un palace? Chez nous, c'est inconcevable: c'est si loin de notre culture!,
indique Hans Sundström, avocat et conseiller juridique de plusieurs agences
gouvernementales. Ici, il n'est pas rare de croiser un ministre à la gare, ou
dans un grand magasin. C'est d'ailleurs alors qu'elle faisait ses courses, sans
garde du corps dans un grand magasin, que notre chef de la diplomatie Anna Lindh
fut assassinée en 2003.»
«Un scandale sexuel, cela pourrait passer. Mais pas un scandale impliquant
de l'argent public, même s'il ne s'agissait que de quelques
couronnes…»
Quant aux bureaux, ils sont fonctionnels, avec des meubles de type Ikea.
Frais de réception, de déplacement, communications téléphoniques: tout est
minutieusement réglementé et vérifié. Les données personnelles, comme les
factures les plus modestes sont accessibles à tous. «Si vous voulez savoir
combien tel ministre a payé sa maison ou à combien se monte sa taxe
d'habitation, vous n'avez qu'à cliquer! , indique Hans Sundström. La
transparence est l'une de nos valeurs premières.» Leurs coups de fil privés, les
ministres les donnent avec leur portable personnel. Ils voyagent en classe
économique, sauf sur les vols long-courriers.
«Un scandale sexuel, cela pourrait passer, résume Hans Sundström. Mais pas un
scandale impliquant de l'argent public, même s'il ne s'agissait que de quelques
couronnes…»
«Scandale Toblerone»
À Noël dernier, l'une des agences gouvernementales a organisé une soirée,
semble-t-il un peu trop arrosée. «Nous avons droit, en principe, à une fête par
an pour le personnel, précise le conseiller juridique. Avec maximum deux verres
de vin par personne! Là, cette limite a été dépassée, et cela a créé un énorme
scandale: les responsables ont été licenciés, le gouvernement a été accusé de ne
pas bien contrôler ses agences, et même le premier ministre, Fredrik Reinfeldt,
a dû s'expliquer là-dessus!»
Fin 1995, pour quelques barres chocolatées réglées avec sa carte de crédit de
fonction, Mona Sahlin, numéro deux du gouvernement d'Ingvar Carlsson, avait dû
démissionner. Même si la jeune femme s'était empressée de rembourser, ce
«scandale Toblerone» l'aura marquée à vie… «Elle n'a rien volé, n'a commis aucun
crime, mais elle a mis dix ans avant d'oser revenir en politique, conclut
l'avocat. Et encore, elle a été battue.»