lundi 18 février 2013

la vie t'appelle, l'espoir en contrebande



"C'est toujours ainsi que j'ai procédé: jeter des passerelles de fiction entre deux blocs de réalité. Un peu comme on traverse un torrent sur des rochers épars. "
Didier Daeninckx'-''L'espoir en contrebande."

 





"L'homme s'éclaire à la lumière du présent, et le présent lui-même est structuré par son contexte. Les récits d'alentour constituent un cadre de croyances, de souvenirs et de comportements qui peuvent évoluer selon les rencontres. La clé du passé, c'est le présent."
Boris Cyrulnik extrait de "Sauve-toi, la vie t'appelle."








"Si l'enfance est le centre de la vie, la jeunesse est la première de ses banlieues. Une manière de s'éloigner tout autant que de contingenter. Et comme dans la géographie urbaine, un simple tour de périphérie suffit pour constater qu'aucune banlieue n'est semblable à une autre."
Didier Deaninckx-"L'espoir en contrebande."










"Aujourd'hui encore, je suis frappé par notre incapacité à limiter notre pensée. A peine avons-nous découvert un fait que nous le généralisons jusqu'à l'absurde. Notre désir de découvrir les lois générales qui règleront nos conduites nous mène à inventer des fables auxquelles nous nous soumettons."
-Boris  Cyrulnik-Sauve-toi la vie t'appelle."





dimanche 17 février 2013

rouge-gorge




"Musique longtemps proche de la poésie.
Une flûte de roseau suffisait.
Quand le souffle l'approche et la traverse, la nostalgie s'en sort.
"Sa" nostalgie que l'homme aussitôt reconnaissait comme la sienne...
quoiqu'elle soit plus gracieuse -et il s'en enchantait,
qu'il fut berger ou promeneur ou princesse.
L'espace alors la faisait et elle rendait l'espace."
-Henri Michaux- extrait de "Poteaux d'angle."






LA MEMOIRE PRESERVEE DU MONDE

"Le poème n'est pas seulement le poème
mais
la mémoire préservée du monde

Même si tout poème
à la fin
est pur éclat
inqualifiable

Alors
on tisse
des mots

on creuse le silence

on s'entête

comme si on était là
pour toujours


Car si en dépit de tout
on persiste dans le déploiement
de la parole

c'est pour durer
pour ne pas disparaître

penchés
jusqu'au vertige
sur les lignes tremblantes
d'improbables poésies

Oui durer
car au coeur du chaos
du monde

il y a
le battement
têtu de la vie

cette vie qu'on voudrait réinventer
dans le tissu
des mots

Comme si
de l'un à l'autre
les mots
comblaient enfin
la distance
ce vide douloureux
entre les choses
et ce qui les nomme

Et c'est là
dans cet écart aboli
que tout commence."

Bernard Mazo-extrait de: "La cendre des jours."-  Editions "Voix d'Encre"

















intermède dominical  par Philippe