lundi 19 novembre 2012

entre les mailles du filet


 

 

 

Dans les interstices d’un monde mourant : une journée à Notre-Dame-des-Landes

19 Novembre 2012
"1h du matin, on se les gèle dans la voiture garée près d’une intersection d’autoroutes. Derrière nous enfin : des phares. On monte dans le bus, on salue la compagnie, on se cale sur les sièges et c’est parti pour une nuit de sommeil haché. A 3h c’est pause pipi dans les locaux de la conf’ paysanne, on resterait bien. Mais on préfère en embarquer avec nous et le voyage se poursuit. A 8h le bus arrive à Notre-Dame-des-Landes, je frissonne, c’est que j’en ai entendu parler de ce bled ! Les gens arrivent petit à petit. Les tracteurs arborent fièrement un tournesol à leur proue. Tiens, Greenpeace est là, avec un gros ballon jaune. Et les petites rues du village se remplissent. On se mettra pas en branle avant 11h. Un petit poste juché sur un tracteur diffuse radio Klaxon, la radio pirate des zadistes qui émet sur 107.7, la fréquence de Vinci. Comme un joli pied de nez. On y entend un message de soutien du Mexique. La sensation de faire partie d’une seule lutte mondiale s’intensifie.
Il y a de tout ici : des anars, des autonomes, des écolos, des paysans, des membres de partis ou syndicats, des vieilles, des vieux, des jeunes, des clowns. Des orchestres improvisés qui entonnent des airs rythmés. Une chorale de gamins hauts comme trois pommes qui défient Ayrault dans leurs paroles, et ils y mettent du cœur s’il vous plait ! De l’art partout : des tags sur le bitume, sur les panneaux de signalisation, sur les murs des vieilles fermes. Des épouvantails aux formes étranges qui portent des slogans tous plus touchants les uns que les autres se dressent sur les bords de la route. Et la foule immense se déploie en un long ruban sous nos yeux ravis : ce qu’on est nombreux ! Plusieurs kilomètres avant d’arriver à la Zone A Défendre (ZAD), pendant lesquels on jouit du paysage. C’est que le bocage s’est paré pour nous recevoir, il a enfilé ses plus beaux atours automnaux. Des prairies, des arbres magnifiques, des haies dans tous les sens. Et des ruisseaux d’eau vive qui coulent sous nos pieds, passant sous la route à droite et ressortant à gauche, se faufilant dans la zone humide.
La Vache Rit enfin, dans la ZAD. Une ferme autogérée. Un petit concert s’est improvisé sur des bottes de paille. Je traverse un grand espace grouillant de légumes et de gens, et j’arrive dans une petite pièce. Sur la table un plan : celui de l’aéroport qu’ils veulent construire. Et on m’explique leur projet, en détail. La corruption qui suinte. Ca fait bouillir un truc, là, dans mon ventre. Une rage qui me fait repartir sur la route, sous la pluie fine qui commence, pour aller au cœur de la ZAD. Dans un pré, des clowns jouent aux CRS et nous bombardent de mottes de terres. Ah les cons, ils ont failli m’avoir. On passe la superbe forêt de Rohanne où les cabanes des résistants ont été détruites récemment. Encore un peu de route et on arrive dans un immense pré. Au milieu, un chapiteau de cirque vient d’être dressé. Des tentes, des cabanes. Je bois une délicieuse soupe courge-curry-coco bio servie par des zadistes puis rejoins, à travers les bois, d’interminables chaînes humaines qui se passent des planches, des palettes, des seaux. On sue, on parle, on chante, on rit. D’un côté les remorques se déchargent, de l’autre ça cloue, ça assemble. Des toilettes sèches poussent comme des champignons. Au cœur de la forêt, des maisons en bois s’élèvent sous mes yeux embués. On se regarde les uns les autres, émus. La solidarité ? Elle est là, devant nous. L’Humain ? Il n’y a que ça ici.
« Trop de monde sur ce chantier, allez-voir plus loin ! ». On est des centaines à courir d’un côté à l’autre, d’une remorque à l’autre, proposer notre aide. On se parle, on crée des liens, très vite, très forts. On échange quelques mots, une blague, un sourire, de l’émotion. Je porte une lourde palette avec une fille. Des clowns nous balancent des confettis. Entre deux tracteurs, un petit orchestre : « Allez, les filles, en dansant ! ». Alors on se trémousse sur leur mélodie, en faisant gaffe de pas glisser dans la boue avec la palette. Pendant une pause bien méritée, je m’interroge. Que se passe-t-il ici ? Que faisons-nous ? Pas besoin de trop intellectualiser, ça crève les yeux : on fait émerger un autre monde. Dans les marges de leur monde pourri, de leur monde mort, un monde joyeux, fraternel et humain est là. Ouvrez le moindre espace, vous le verrez jaillir. J’en chialerais. Les slogans, les citations, qui fleurissent partout dans la ZAD sont clairs : l’ennemi est identifié. C’est tout le système qui est remis en cause. Toutes les générations sont là. Enormément de jeunes, prêts à prendre la relève des anciens du Larzac et d’ailleurs. Sur une large banderole « NON à l’aéroport et à son monde ». C’est bien de ça qu’il s’agit. A Notre-Dame-des-Landes, on renoue avec les passions joyeuses. On se bat pour de la terre, pour des légumes, pour des animaux et des arbres. Bref : on se bat pour la Vie."

Source: LE BLOG D'EMMANUELLE-





L'ENNEMI DANS LA NASSE





"Ce n'est pas toujours facile
de réduire l'humain
à un container
hermétiquement clos
duquel ne s'échappe
ni cri
ni surtout
si mince soit-il
un filet de sang
même pour un ministre
avec ses escouades de purgeurs spécialisés
avec ses journalistes assermentés qui regardent
ailleurs
c'est un problème
ces cubes qui se déforment dans le temps
deux faces qui se rapprochent
forment un angle de plus en plus aigu
l'arête est de plus en plus vive
de plus en plus tranchante
c'est dommage
pour une carrière politique
ces lames qui pourraient
un jour
ébrécher un profil présidentiel."
-Bernard Ascal-






proposé par Philippe:


lundi sous les aisselles (de Guérande)





source:Toile






création:Serge



 la phrase d'un jour:
Gestion du lundi mais pas l'indigestion


 ça se passe comme ça chez les fachos pour la saison:




vu sur le blog de Caroline Fourest








source:Toile



proposé par Serge:

"Pourquoi le mariage gay mène à la zoophilie"

 

"On ne dira jamais assez les dangers des pentes glissantes, leur engrenage fatal, leur logique létale. Ainsi, nous savons bien que manger des bananes en public sans surveillance policière est un acte irresponsable. En effet, leurs peaux sont si visqueuses que vous risquez de faire déraper un agent en poste devant une école, et par là provoquer un accident mortel mettant en péril la vie de nombreux enfants. De la même manière, vendre des bacs Riviera et des engrais vous transforme malgré vous en complice des caïds de banlieue qui font pousser du cannabis dans les cités sans droit. Voyez encore comment jouer loin des professeurs et des assistants d'éducation sous un préau sombre avec des jeunes garçons ou des jeunes filles, ou pire, fréquenter les mêmes douches et vestiaires, vous met en danger de croiser un pervers polymorphe qui dévoiera votre sexualité naturelle. Alors, vous commettrez l’odieux acte de sodomie, récusé par la Bible elle-même. Et bientôt, ce sera l’infâme mariage gay voulu par les socialistes athées, qui non seulement, comme nous allons voir, entraîne aux pires égarements, mais contribue à la dépopulation de la nation France, et par là à son invasion sournoise par des ethnies africaines sorties de l'Histoire universelle.
Ainsi, Le Figaro.fr nous prévenait le 14 novembre de ces effrayants dangers d'enchaînement par cette accroche en page Info : « Mariage gay : « risque de zoophilie ».» Tout à leur croisade contre cette honteuse alliance, le journaliste citait à foison les forts arguments de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), des hommes de foi proches des Frères Musulmans, qui proclament avec inquiétude : « Si le mariage entre deux personnes deviennent une norme, alors les revendications les plus incongrues peuvent le devenir. Qui pourra délégitimer la zoophilie et la polyandrie au nom du sacro-saint amour ? » En effet, et Le Figaro ne démentait pas, existe-t-il quelque différence entre faire l’amour avec un homosexuel ou avec une chèvre, un baudet ou un mastiff ? Aucune, puisque nous sommes dans tous les cas sortis de la Nature, et par là de l'ordre des choses voulu par la Création divine. Une forme d'amour dénaturée en entraîne bientôt une autre, puis une autre, plus terrible encore. C'est l'effet d'escalade, ou de descente aux abîmes, consécutif à tout dérapage moral ou sexuel. Si Dieu le veut, comme dit le Prophète.
.../..."
la suite de l'article de Frédéric Joignot-journaliste- dans: LE MONDE.FR-BLOG-"Je ne pense qu'à ça"




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A LIRE Z'EGALEMENT


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la blague que tout le monde connait sauf moi:

Comment dit-on 69 en breton?
...
Fest-Noz
...



création:Serge







"Il n'est pas de hasard,
il est des rendez-vous,
pas de coïncidence
Aller vers son destin,
l'amour au creux des mains,
la démarche paisible
Porter au fond de soi,
l'intuition qui flamboie,
l'aventure belle et pure
Celle qui nous révèle,
superbes et enfantins,
au plus profond de l'âme
Porté par l'allégresse,
et la douceur de vivre,
de l'été qui commence
La rumeur de Paris,
comme une symphonie,
comme la mer qui balance
J'arrive au rendez-vous,
dans l'épaisse fumée,
le monde me bouscule
Réfugié dans un coin
et observant de loin
la foule qui ondule
Mais le choc imminent
sublime et aveuglant
Sans prévenir arrive
Je m'avance et je vois,
que tu viens comme moi,
d'une planète invisible
Où la pudeur du cuir
impose le respect
la confiance sereine
Et plus tu t'ouvres à moi
et plus je m'aperçois
que lentement je m'ouvre
Et plus je m'ouvre à toi
et plus je m'aperçois
que lentement tu t'ouvres
Il fut long le chemin
et les pièges nombreux
avant que l'on se trouve
Il fut long le chemin
les mirages nombreux
avant que l'on se trouve
Ce n'est pas un hasard,
c'est notre rendez-vous
pas une coïncidence."

-Etienne Daho-