mardi 17 juillet 2012

le titre est en supplément




la blague du jour:

L'ancienne ministre  de la santé (etc) Roselyne Bachelot siègera dans la  future commission de rénovation de la vie publique présidée par Lionel Jospin dont un des champs maquis de réflexion concernera -ouvrez les guillemets: "les règles de déontologie permettant d'assurer une meilleure transparence de la vie publique."

L'industrie pharmaceutique  va être contente...



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Dans la moite torpeur montpelliéraine, Serge  met "Le point" sur la table et nous propose l'article suivant, qu'il chapôte ainsi:

"tu sembles voir une lumière et
à la fin c'est très triste"

"Inventer DarkComet était un défi pour moi. Je n'aurais jamais imaginé qu'il serait utilisé par un gouvernement pour espionner ses citoyens. Si je l'avais imaginé, je ne l'aurais jamais créé." Ce sont les explications données au site américain Wired par Jean-Pierre Lesueur, jeune geek de 22 ans qui voulait se faire un nom dans le monde informatique. La raison de ce mea culpa ? DarkComet a été utilisé par Bachar el-Assad pour surveiller les opposants au régime et aurait ainsi permis leur arrestation. Le Français se trouve aujourd'hui au coeur d'une polémique qui le dépasse.
Jean-Pierre Lesueur, informaticien pour une société qui vend des billets d'avion dans la région parisienne, a mis au point DarkComet en 2008. Un programme informatique loin d'être anodin puisqu'il s'agit d'un RAT (Remote Administration Tool) qui permet de prendre le contrôle d'un ordinateur à distance. Cette fonction est très prisée par les experts en informatique pour apporter, à distance, une aide informatique à leurs clients ou régler des problèmes sur leur poste. Et dont raffolent aussi les pirates, car cet espion silencieux et discret permet de voler les mots de passe, d'enregistrer des images et du son en évitant d'être détecté par les logiciels antivirus. Distribué gratuitement, DarkComet s'est révélé aussi efficace que des solutions commerciales payantes. Gratuit et disponible sur Internet : deux raisons de l'intérêt porté par le gouvernement syrien.

Espionnage

D'après des chercheurs cités par Wired, ce programme a été l'outil informatique le plus utilisé par la Syrie entre novembre 2011 et mai 2012. Selon CNN, plusieurs opposants auraient ainsi été arrêtés à cause des informations récoltées via DarkComet et des réseaux d'activistes auraient été détruits. Car une fois l'ordinateur infecté, les pirates utilisent l'ordinateur comme un tremplin pour en contaminer d'autres, généralement via Skype.
C'est le cas d'Oussama, qui a refusé de donner son nom de famille. Environ cinq mois auparavant, un ami médecin a reçu un fichier via Skype qui semblait avoir quelque chose à voir avec la médecine et la révolution syrienne. "Son compte a commencé à envoyer ce fichier à ses contacts (dont le mien) et, comme il est un médecin, un grand nombre de ses contacts ont accepté", a raconté ce militant. Oussama ne sait pas avec certitude si l'ordi de son ami a été infecté par le DarkComet, mais il est très probable que ce soit le cas.
Ces révélations ont poussé dans un premier temps Jean-Pierre Lesueur à créer un outil pour permettre la désinstallation de DarkComet. Une initiative qui laisse sceptique, car le programme a continué d'être distribué. Mais le 10 juillet, l'informaticien poste un message annonçant la fin du programme sans un mot sur la Syrie : "Je ne cautionne pas les groupes de pirates informatiques qui utilisent illégalement mon programme." Décision inespérée motivée par une prise de conscience tardive, imagine-t-on. Pas du tout. L'explication est effarante : "Pourquoi j'ai pris cette décision ? Parce que je peux être tenu légalement responsable des actes perpétrés par d'autres." Cela s'appelle s'en laver les mains."
Sabrina Dufourmont- chez Le Point.fr
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La phrase qui fait bien au  salon:

"unaquaeque res, quantum in se est, in suo esse perseverare conatur"
("chaque chose s'efforce, autant qu'elle le peut, de persévérer dans son état")
Baruch Spinoza

nota bene:
et pour répondre à la question d'un bloguiste averti, s'étonnant de la hausse subite  et orbite du cours du Spinoza sur cet espace goémoneux;
Effectivement nous procédons à une troisième démarque..
.aussi,  camarades ména-geai ména-j'erre il serait pour le moins judicieux d'en profiter avant rupture prochaine du stock.

 illustrations source: Toile









lundi 16 juillet 2012

cabas du lundi mais toujours pas de raviolis







Lu chez LARZAC.ORG




Patrick Herman : « Le label AB est en train de tuer la bio »


"L'agriculture bio est-elle soluble dans le marché ? L'industrie agro-alimentaire et la grande distribution en ont-elles tué les principes fondamentaux ? Que recouvre vraiment la certification ? C'est pour répondre à toutes ces questions, et à bien d'autres, qu'une équipe de journalistes a écrit La bio entre business et projet de société (*)... à coup sûr un livre qui va faire des vagues dans le landerneau bio ! Patrick Herman, paysan bio et journaliste installé sur le Larzac depuis quarante ans, est un des co-auteurs du bouquin. Il répond ici aux questions de
Gardarem lo Larzac et de La Lettre du Larzac.
D'où est venue l'idée de ce livre ?
Je suis paysan mais aussi journaliste indépendant, et je connais des journalistes et des chercheurs qui travaillent comme moi sur certains dossiers sensibles. Il y a deux ans environ, nous nous sommes retrouvés à quelques-uns autour du projet de faire quelque chose sur la certification de l'agriculture biologique. Pour ma part, je pensais depuis 2003-2004 faire un reportage sur les dérives de cette certification.A l'époque, je faisais une enquête sur les saisonniers agricoles et j'étais allé à Huelva, en Espagne, où j'avais vu une des entreprises dont Philippe Bacqué parle dans le livre, Bionest. C'est une exploitation de production de fraises qui faisait travailler des Polonaises et des Roumaines parquées dans des bâtiments entourés de barbelés... Nous avions tous des idées de reportages autour du thème de la face cachée de la bio. Le projet a démarré ainsi.
Peut-être va-t-on vous accuser, vous les tenants de l'agriculture biologique, de lui jouer un mauvais tour en publiant ce livre...
Oui, c'est un vieux procédé, qui rappelle l'époque où, si l'on était de gauche, on ne pouvait pas critiquer l'URSS ! Attaquer la bio, ce serait se tirer une balle dans le pied... Mais nous savons, nous les auteurs de ce livre, qu'il y a pas mal de gens qui se posent des questions sur les dessous de la certification. On a eu envie de remettre un peu les pendules à l'heure, en expliquant ce qu'il y a derrière le logo AB. Le mot « bio » recouvre des réalités complètement contradictoires, qui n'ont plus rien à voir avec l'histoire de l'agriculture bio – que les nouveaux consommateurs connaissent très peu d'ailleurs.
Quelles sont ces « réalités contradictoires » ?
Les pères fondateurs de l'agriculture bio, Steiner, Howard, Fukuhoka (1), étaient des intellectuels, des scientifiques, des militants. Ils avaient en tête de sortir l'agriculture de la domination marchande et de l'industrialisation. Ils avaient anticipé ce que nous sommes en train de vivre. Ils ont posé dès le départ la question de la souveraineté alimentaire. C'est d'une incroyable actualité ! Ces contradictions dont je parle, c'est qu'en acceptant de passer sous la coupe du marché, la bio trahit ses idéaux et ses objectifs de départ, qui restent cependant toujours valables et viables.
La bio ne serait donc pas « entre business et projet de société » mais carrément dans le business. Le projet de société s'est-il réduit à n'être plus qu'à la marge ?
A partir des années 1975 en France, les porteurs des valeurs philosophiques, politiques et techniques du « projet bio » ont souhaité ne plus être marginalisés et ont bataillé pour une reconnaissance officielle. On peut dire que cette bataille a été un échec : en définitive, le label AB a été un cheval de Troie pour la grande distribution et l'industrie agro-alimentaire. Et tout le capital de confiance qui a été accumulé grâce à la ténacité et l'acharnement de milliers de petits producteurs est maintenant ouvert à de grands opérateurs, à des firmes géantes, qui exploitent ça comme une ressource naturelle, comme une ressource minière par exemple. Le label AB est en train de tuer la bio. Il est devenu un outil marketing de la grande distribution et de l'industrie agro-alimentaire. Il y a eu captation et détournement. Quand on voit par exemple au Brésil des exploitations de canne à sucre de dix mille hectares qui sont certifiées par Ecocert, avec des gens qui y travaillent dans des conditions scandaleuses, on se dit qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la bio.../...."

 Propos recueillis par Jean-François Capelle et Gilles Gesson (pour Gardarem lo Larzac)












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La boucherie révélée (sur France Culture)







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Un festival pas comme les autres:



AU  PROGRAMME


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UN AUTRE  TOUR
A notre tour...



DES INFOS




merci qui?
merci UTOPLIB
                                                    

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la phrase qui (me) va bien:

"Je crois que pendant l'enfance.../...on élabore les défis inavouables de nos vies et que le bonheur, c'est la réalisation plus ou moins proche ou plus ou moins lointaine de ces défis d'enfance, peut-être pas complètement articulés ou clairs, mais évidents pour soi-même."
extrait de "Savoir perdre" de David Trueba-



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