lundi 16 juillet 2012

today



Aujourd'hui lundi c'est le 70em -bien triste- anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv qui si l'on en croit un sondage récent ne  signifie rien pour une grande partie de la jeune génération.  On pourrait se demander alors, encore et toujours... comment notre Histoire commune est appréhendée dans les programmes scolaires et dans quel processus idéologique on veut -de fait- entrainer de jeunes et fragiles cerveaux.
A l'époque( pas si lointaine quand même) où je trainais mon ennui sur les bancs de l'école privée  (mais surtout pas libre...)  j'étais sensé  -par exemple- apprendre tous les bienfaits de l'Algérie française et autres colonies qui ne portaient pas leur nom... tout comme maintenant celles que l'on appelle de manière exotique"Territoires et départements d'outre mer."

"Ah mais c'est qu'il mélange tout"  répondit l'écho. 

Et bien Ô grande Vizirette de la ligne heu Maginot et avec tout le respect dû aux têtes chercheuses et pensantes, il me semble que dénoncer et maudire  la déportation, les massacres, génocides, colonialismes... d'avant- hier, d'hier, d'aujourd'hui et demain (aussi hélas) d'Humains, sur des principes de différence culturelle, raciale,  religieuse, sexuelle, économique etc, sans pour autant (bien entendu)  enlever la spécificité  et le contexte de chaque Histoire permettrait de dé-ghettoïser le problème, de ne plus "jouer" à qui a souffert ou souffre plus que l'autre et de comprendre un peu mieux la bêtise humaine que chacun porte en soi et qu'il nous faut combattre toute notre vie, en sortant des clichés et des rancoeurs d'une histoire qui n'est et ne sera  donc jamais un long fleuve tranquille et vertueux, quelle que soit  la couleur d'un drapeau au nom duquel on fait parfois de belles mais aussi de terribles choses.

Ainsi on pourra également s'apercevoir que ce que l'on dénonce à juste titre (là-bas en temps et kilomètres) on le reproduit ici- peut-être différemment et avec moins d'éclat...
 Mais sur le fond, n'est-ce pas de la même chose dont on cause?





"C'est aux esclaves, non aux hommes libres, que l'on fait un cadeau pour les récompenser de s'être bien conduits"
-Baruch Spinoza-






dimanche 15 juillet 2012

mes heures d'été


Le lendemain de la veille, comme si de rien n'était, il reprenait position sur son poste d'observation situé dans l'espace imparti à des repères géographiques immédiats,  mâtinés (et soirées également) des possibilités forcément limitées de son logiciel de vision dont les mises à jour n'étaient plus prises en compte depuis déjà...
 quelques saisons.
Au loin, on pouvait toujours s'imaginer entendre le chant des possibles rythmant un quotidien de breizh bit dans une fausse torpeur océane attachée à des considérations portuaires- et couvert compris-.

Le dimanche avait encore le dos au mur et du pain sur la planche.Il faisait alors le beau, comme si en s'installant dans la durée, il aurait pu contrôler la ferveur des marées alors que, comme de coutume, il finirait toujours par se faire prendre la main dans le ressac...

Soudain un message d'alerte s'inscrivit en  caractères bien trempés dans une nouvelle fenêtre, là-haut à gauche du bureau:

"As-tu pris tes gouttes?"

Alors là, ru oses me poser pareille question!
 Les gouttes je les ai assumées, considérées, endossées...aimées même parfois,
comme si elles résultaient d'un raisonnement supérieur dont je n'avais rien à faire qu'à me laisser porter, balader, balloter sur les flots d'en écriture;
Les gouttes, dans les yeux pour pleurer, sur les cheveux en bataille pour la meilleurs place en glissade au championnat himself du saut en longueur.
Les gouttes précieuses et finalement galvaudées au point d'en éponger maladroitement les débordements.

Les gouttes..

"Arrête.
 Tu te noies, encore et encore dans les mots et leurs associations, au risque permanent de te couper toujours et plus des rives de la compréhension"

Je sais et j'imagine aussi,
 mais quelle différence
avec les bien bordés de la communication.
Il restera toujours, que tu le veuilles ou non,
l' ambiguïté certaine des sens dérobés
et la lucidité terrible
d'une solitude qui me,
te,
vous,
nous...
 submerge.









Collé au mur.
Un matin, toujours un matin,
où la couleur n'imprègne jamais
l'image d'après.

Murmure, par peur des balles perdues,
avant même d'avoir existées  dans l'imagination fertile
et monstrueuse de l'humain en bonne santé.
Colin- maillard
Cache-cache.
Cache sexe.
Tout est jeu
sauf quand tu fais  cochonnet.

Même pas drôle.


Anabase- les trains par pat114000



 AUX HEURES D'ETE




ECRIVAINS EN BORD DE MER