samedi 23 juin 2012

repos




Je me sens...


Comme
un pot 
 sourd,
quand ça l'arrange.
Un pot au feu
qui mijote
sa flamme.
Un pot de terre
qui s'enferre.
Un pot de trente ans
qui craint la casse.


mais pas encore
pot de chambre,
peau morte
potage...


plutôt

potache
en son
troupeau
pour le meilleur
et pot l'écrire.
plein pot
et
sauve qui pot.
aussi
avec des ailes
pour se
faire l'appeau.





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source: Les orientales.

Dans un monde désorienté
protégeons Les Orientales




SANAM MARVI


Pritam, Sanam Marvi - Coke Studio par Cokestudio



LE FESTIVAL


« Quelle rive voudrais-tu traverser, Ô mon cœur
Il n’y a pas eu de voyageur avant toi, il n’y a pas de route
Où est le mouvement, où est le reste, sur cette rive ?
Il n’y a pas d’eau, de bateau, de batelier.
Même pas une corde pour attacher le bateau, pas un homme pour le tirer
Pas de terre, de ciel, de temps, rien n’est là-bas, pas de rivage, pas de gué
Là-bas il n’y a ni corps ni esprit mais où est donc l’endroit qui doit assouvir la soif de l’âme, surement pas dans le vide.
Soyez fort et entrez dans votre propre corps  ne laissez pas votre cœur allez ailleurs.   

     Chassez votre imagination et                                                                                                        restez fidèle à ce que vous êtes… »
Kabir, poète hindou et musulman (XVe siècle)


 HOMAYUN SAKHI

« L’aboutissement du fleuve est la mer. Son devenir est son embouchure dont il ne connaît pas la direction lorsqu’il surgit de sa source. Il est, comme l’homme, ignorant de sa destinée tout en y allant inexorablement, Tant que le fleuve va à la mer, il reste fidèle à sa source »
Hamidou Sall - Rhapsodies fluviales





AMBUYA NYATI

« La lune est dans le ciel, pas dans l’eau »
Jalal-el Din Rumî


ENSEMBLE NOUR




« Je bois, Je me lave, Je mange, Je te prie Grand fleuve Djoliba, Je ne peux vivre sans toi, Grand fleuve Djoliba, Je ne peux me fâcher contre toi. »
 chanson traditionnelle







SAMBA DIABATE







 “Il monta dans la barque et ses disciples le suivirent
Et voici, il s’éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était ouverte par les flots. Et lui, il dormait.
Les disciples s’étant approchés le réveillèrent et dirent : Seigneur, sauve nous, nous périssons !
Il leur dit : Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? Alors il se leva, menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme.”


Mathieu 8, verset 23-24-25-26 – Nouveau Testament




ABIR NEHME






ERIK ALIANA § KORONGO JAM




du 27 juin au 1er juillet
à
Saint-Florent-Le-Vieil
Maine et Loire


illustrations et textes source: Les Orientales




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monopoly
poiur
être
honnête








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LA NUIT DE L'ERDRE




programmation




                                                            #########{{{{{{{{########




Et ça c'est quoi?

Ben!
 Un  reste de mur
mal rasé
 avec un arbre derrière
et le ciel
au-dessus

Ah? !!!



                                                               ##########~~~~~~~~~~~~~#######

on n'arrête pas le temps (an amzer)



vendredi 22 juin 2012

Le vent



"Je suis le vent joyeux, le rapide fantôme
Au visage de sable, au manteau de soleil,
Quelquefois je m'ennuie en mon lointain royaume;
Alors je vais frôler du bout de mon orteil
le maussade océan plongé dans le sommeil.
Le vieillard aussitôt se réveille et s'étire
Et maudit sourdement le moqueur éternel
L'insoucieux passant qui lui souffle son rire
Dans ses yeux obscurcis par les larmes de sel.
.../...



.../...A me voir si pressé, l'on me croirait mortel:
Je déchaîne les flots et je plonge ma tête
chaude encor de soleil dans le sombre élément
Et j'enlace en riant ma fille la tempête;
Puis je fuis. L'eau soupire avec étonnement;
-C'était un rêve, hélas!-non, c'était moi, le Vent!
Ici le golfe invite et cependant le passe;
Là-bas la grotte implore et je fuis son repos;
Mais, poète! comment ne pas aimer l'espace,
L'inlassable fuyard qu'on ne voit que de dos
Et qui fait écumer nos sauvages chevaux!
.../...





../... Il n'est rien ici-bas qui vaille qu'on s'arrête
et c'est pourquoi je suis le vent dans les déserts
Et le vent dans ton coeur et le vent dans ta tête;
Sens-tu comme je cours dans le bruit de tes vers
Emportant tes désirs et tes regrets amers?
Les amours, les devoirs, les lois, les habitudes
Sont autant de geôliers! Avec moi viens errer
A travers les Saanas des chastes solitudes!
Viens, suis-moi sur la mer, car je veux te montrer
des ciels si beaux, si beaux qu'ils te feront pleurer
Et des morts apaisés sur la mer caressante
.../...





../...Tu n'interrompras point cette course farouche;
Tu fuiras avec moi sans t'arrêter jamais;
La vie est une fleur qui meurt dès qu'on la touche
.../...





.../... Ici  j'éteins le ciel, plus loin je le rallume;
Quand ce monde d'une heure a perdu son attrait
Je souffle: Le réel s'envole avec la brume.../...





.../...Un jour tu me crieras: "Je suis las de ce monde.../...





.../... Alors je soufflerai, rieur, sur ton visage
Du pur soleil d'automne et sur l'esquif errant
Le frisson vaporeux des pourpres du naufrage;
Et l'aube te verra dormir profondément
Sur le sein de la mer illuminé de vent!"

extraits de:  "Le vent" - Oscar Vladislas De Lubicz- Milosz

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