" Me gustas cuando callas porque estás como ausente, y me oyes desde lejos, y mi voz no te toca. Parece que los ojos se te hubieran volado y parece que un beso te cerrara la boca.
. Como todas las cosas están llenas de mi alma emerges de las cosas, llena del alma mía. Mariposa de sueño, te pareces a mi alma, y te pareces a la palabra melancolía.
. Me gustas cuando callas y estás como distante. Y estás como quejándote, mariposa en arrullo. Y me oyes desde lejos, y mi voz no te alcanza: Déjame que me calle con el silencio tuyo.
. Déjame que te hable también con tu silencio claro como una lámpara, simple como un anillo. Eres como la noche, callada y constelada. Tu silencio es de estrella, tan lejano y sencillo.
. Me gustas cuando callas porque estás como ausente. Distante y dolorosa como si hubieras muerto. Una palabra entonces, una sonrisa bastan. Y estoy alegre, alegre de que no sea cierto."
"Personne ne peut juger avec certitude qui a raison et qui a tort, qui est le plus près de la vérité, ou qu'elle est la meilleure manière d'accomplir le plus grand bien pour tout un chacun. La liberté couplée avec l'expérience est la meilleure façon de découvrir la vérité et ce qui est le mieux; et il ne peut y avoir de liberté s'il y a un refus de la liberté de se tromper.
Mais quand l'on parle de liberté d'un point de vue politique et non philosophique, personne ne pense à un épouvantail métaphysique d'homme abstrait qui existerait en dehors de l'environnement cosmique et social, et qui, comme une sorte de dieu, pourrait faire ce qu'il lui plait dans le sens absolu du terme.
Quand on parle de liberté, on parle d'une société dans laquelle personne ne peut contraindre ses compagnons humains sans rencontrer une résistance vigoureuse, dans laquelle, par-dessus tout, personne ne peut se saisir de la force collective et l'utiliser pour imposer ses désirs aux autres et aux groupes eux-mêmes (qui sont la source du pouvoir).
Nul n'est parfait, d'accord. Mais c'est une raison de plus, peut-être la plus forte raison, pour ne donner à personne les moyens de "mettre un frein à la liberté individuelle". Nul n'est parfait. Mais alors où pourra-t-on trouver des gens qui ne soient pas seulement assez bons pour vivre en paix avec les autres, mais aussi capables de contrôler la vie des autres d'une manière autoritaire? Et, en supposant qu'il y en aient, qui les nommerait? S'imposeraient-ils d'eux mêmes? Mais qui les protègeraient de la résistance et de la violence des "criminels"? Ou alors seraient-ils choisis par "le peuple souverain", qui est considéré comme trop ignorant et mauvais pour vivre en paix, mais qui soudainement acquiert toutes les bonnes qualités nécessaires quand il s'agit de lui demander de choisir ses dirigeants?" -Errico Malatesta- "L'idée d'un bon gouvernement"-extrait de Umanita Nova-