dimanche 19 septembre 2010

METTEZ HAUT



"L'été n'en finissant pas d'en finir, l'automne aurait-il des raisons de s'inquiéter?"
Ah oui...
Heu!
Tiens, ça m'apprendra à m'inscrire au concours de la  mettez-haut nationale. Je me retrouve devant une feuille d'automne, enfin, qui lui ressemble à première vue et je rame lamentablement devant la question posée...
J'ai bien quelques idées bousculées au portillon , mais j'ai peur de me planter, ce qui pour un jardinier serait de bonne augure mais dans mon cas...
C'est sans doute une question d'atmosphère me dis-je en rongeant le capuchon de mon stylo à plumes. D'ailleurs, j'ai bien vu ce matin en voulant le mettre dans ma trousse qu'il n'était pas disposé à lever l'encre et il m'a fallu beaucoup de persuasion pour qu'il m'accompagne.
Et voilà le résultat, maintenant il boude, je dirais même plus il sèche et se refuse obstinément à poser sur le papier les quelques idées qui débarquent tant bien que mal .
Ah mais je sais bien, c'est pas le genre à coucher la première fois , seulement allez expliquer ça aux examinateurs vous...Ils vont pas aimer, et d'ailleurs, c'est certainement  pas leur problème et la dame météo qui nous surveille à l'air tellement revêche devant son fond bleu que je n'ose lui demander si je pourrais à tout hasard revenir demain, pour le bulletin du soir...

Les saisons, ça vous ballade sans frontières et t'as intérêt d'être bricoleur en mécanique des fluides si tu veux y comprendre quelque chose. En plus, faut être prévoyant, c'est d'ailleurs la qualité première demandée dans la friche de poste. Il faut prévoir mais sans précipitations, enfin... ça dépend...des saisons. Et oui, c'est subtil comme affaire et la place est risquée autant que celle d'un homme politique, plus même peut-être.  Eux autres on finit par leur pardonner voir même oublier toutes leurs turpitudes alors que toi, il suffit que tu n'annonces pas,  même une seule fois , de bonnes nouvelles et là,  tu risques de te faire rincer.
C'est dire si si c'est un job où il vaut mieux savoir se mouiller.
et avoir aussi le sens de la famille.
Dame,
et l'anticyclone de ta soeur par ci
et la dépression de ta mer par là...

Et merde, tiens,
je  me fie à ma bonne étoile
et je me casse
"comme les rois mages, chez Galilée lalalala lalalala..."

la phrase du jour d'avant



"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis."
-Thomas Jefferson-