jeudi 22 juillet 2010

POUR UNE RADIO PUBLIQUE INDEPENDANTE


Malgré les vacances, la mobilisation continue !

"Rassemblement de soutien des auditrices et auditeurs devant la Maison de la Radio : vendredi 23 juillet à 9h du matin
Face à l’attitude de Jean Luc Hees qui s’obstine dans son déni de démocratie, et comme elles s’y sont engagées le 1er juillet 2010 devant près de 2000 personnes rassemblées devant la Maison de la Radio pour dire non à la main mise du gouvernement sur la radio publique et exiger la réintégration de Didier Porte et Stéphane Guillon, les organisations syndicales CGT, CFDT, CFTC, SNJ et SUD de Radio France remettront ce vendredi matin, 23 juillet, la pétition " pour une radio publique indépendante ".
A la demande d’auditeurs elles remettront en même temps deux autres pétitions "liberté en danger, soutenons Didier Porte" et "petition. Harrycow.fr".
Malgré la période estivale et l’heure matinale la délégation syndicale espère votre soutien actif ce jour là. Ce combat c’est le nôtre, salarié-es et auditeurs-trices, continuons ensemble pour une radio publique indépendante !"




PARTIR



"Partir
S'il vient sauras-tu le prendre le navire annoncé par les cinq océans
Sauras-tu éviter les vagues qui viennent mordre le rivage
L'écume dans la gueule blanche à faire reculer la nuit
Pour que le jour ne s'achève jamais
Pour que tu ne te reposes plus
Il y a tant à faire sous le soleil


S'il vient sauras-tu l'ennoblir ce bateau
Décroche un croissant de lune
Et voici une coque longue et fine comme une goélette
Taille quelques rayons de soleil
Et voilà un fier trois-mâts qui relève la tête
Saisis une étoile filante en vol
Et tiens bon la barre aux cinq épines de lumière
Déchire la queue d'une comète
et mets toutes voiles de feu dehors.



Vers le Nord
Au pays des couleurs bleues où la neige est blanche
où les troupeaux de rennes traversent les vallées qui descendent dans les fjords
nous donnant la mer à la bouche
Vers le nord où vagabondent les poésies
Qui nous entraînent dans les pays du beau et du bon



Pars comme se baladait le nain sur l'oie sauvage
Tu prendras le premier oiseau qui dépliera ses ailes devant ta maison
Ses plumes racontent que dans le froid il y a une odeur de cheminée
Une main qui désire la tienne
Des moufles en laine de toutes les couleurs qui galopent sur la prairie



Ecoute le chant des bâtisseurs de cathédrales
Leurs voix maçonnent des fenêtres dans nos coeurs
Leurs mains nous montrent les épaves des châteaux de sable
s'agenouillant à la marée
Implorant la princesse à la robe d'écume
Pour qu'elle revienne du nouveau monde
Nous raconter des histoires à dormir debout contre la vie."

-Yvon Le Men- "Partir"- (à l'entrée du jour)