mercredi 30 juin 2010

UN FESTIVAL. DES...


 le programme


Qui a dit festi-veaux?
Pour la peine vous serez privé de sortie et voyez plutôt ce que vous ratez..
On ne sait plus où donner de la tête tellement ils débarquent de partout les festivals de l'été. Si je vous disais (et d'ailleurs je vous le dit) qu'on en a répertorié pas moins d'une centaine entre juin et septembre  rien que sur le territoire breton. Moi ça m'en bouche un coin aussi surement qu'un morceau de kouign aman (surtout en cette saison)
On va pas non plus vous les détailler tous, surtout que les gros (qui tachent) ont pas besoin de nous, question pub, alors nous causerons des plus ptits mais gentils aussi et puis comme  des fois on nous envoie  (gratuitement bien sur c'est pas écrit épicerie ici....) des infos sur telle manifestation par ci et festival par là, en dehors de la fête de l'ump ( ça existe?) et autres secteries je ne vois pas pourquoi,ce modeste blogabouilla et   outil du "réseau social" pour causer bien  comme il faut (chez les zoziologues), ne serait pas lui aussi transmetteur de la parole et/ou du son (poils aux jambons et argh! rasez moi  toute cette moquette pour l'été)

demandez, demandez le programme


JE SUIS UN SOIR D'ETE


"Et la sous-préfecture
Fête la sous-préfète
Sous le lustre à facettes
Il pleut des orangeades
Et des champagnes tièdes
Et des propos glacés
Des femelles maussades
De fonctionnarisés
Je suis un soir d'été

Aux fenêtres ouvertes
Les dîneurs familiaux
Repoussent leurs assiettes
Et disent qu'il fait chaud
Les hommes lancent des rots
De chevaliers teutons
Les nappes tombent en miettes
Par-dessus les balcons
Je suis un soir d'été

Aux terrasses brouillées
Quelques buveurs humides
Parlent de haridelles
Et de vieilles perfides
C'est l'heure où les bretelles
Soutiennent le présent
Des passants répandus
Et des alcoolisants
Je suis un soir d'été

De lourdes amoureuses
Aux odeurs de cuisine
Promènent leur poitrine
Sur les flancs de la Meuse
Il leur manque un soldat
Pour que l'été ripaille
Et monte vaille que vaille
Jusqu'en haut de leurs bas
Je suis un soir d'été

Aux fontaines les vieux
Bardés de références
Rebroussent leur enfance
A petits pas pluvieux
Ils rient de toute une dent
Pour croquer le silence
Autour des filles qui dansent
A la mort d'un printemps
Je suis un soir d'été

La chaleur se vertèbre
Il fleuve des ivresses
L'été a ses grand-messes
Et la nuit les célèbre
La ville aux quatre vents
Clignote le remords
Inutile et passant
De n'être pas un port
Je suis un soir d'été"

-Jacques Brel-