vendredi 18 juin 2010

sonnons la retraite (enfin le tocsin)


Pascale m'a envoyé ceci:

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

"Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité inter-générationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage." 

-un site

A FLEURS DE PEAU



J'ai déjà trouvé le titre,
enfin... 
il m'est soudainement apparu comme une nécessité, une exigence de l'instant

Mais, j'ai vite compris qu'il me faudrait tourner autour
pour ne pas , sur la préface,
l'effaroucher,  ni même l'effrayer

- "à fleur de peau" -Alain Kieffer-

J'avais déjà trouvé le titre,
et j'étais bien avancé...
tu vois, un peu comme quand tu sens des choses, intuitivement...
et que tu n'oses pas aller plus loin de peur de...
de peur de faire tout le contraire de ce que tu souhaitais initialement.
ou que ça tourne en déconfiture
avec juste ce qu'il ne fallait pas comme murs mais sans les fruits...
Quoi!
Un exemple, tu veux? 
Voilà,
Tu sais que ta boite aux lettres, elle frise l'asphyxie   mais...c'est pas pour autant que tu vas aller la soulager, parce que tu te dis que de toutes façons, y'aura que des mauvaises nouvelles dedans - factures, huissiers, conneries en tout genre... que des trucs à te donner le bourdon ,et pas le miel bien sur.
Et pourtant,
tu devrais, 
car!
On ne  sait jamais,
Un tonton d'Amérique qui n'avait que toi comme héritier(e), un abonnement gratuit pour la piscine de lourdes,
un premier prix au concours départemental, une lettre d'amour, une ptite fleurette glissée là allez savoir comment?,  un poème de sept lieues avec le plan pour y arriver, un baiser en rouge à lèvres au dos d'une pub pour assurance vie, une lettre que tu t'es envoyée parce que t'en avais plus qu'assez de..



j'avais  le titre
 .............
et après,
  je l'avais allongé avec une chouette  guirlande de points de suspension
.................................................................
C'est joli non?
Parce-que  les communicants qui savent tout avant tout le monde, m'avaient expliqué
que...
maintenant, pour réussir
fallait se taire
et ils donnaient l'exemple d'un vieux beau , refait juste comme il faut,
qui n'en mouftait pas une et qui grâce à ça avait toutes ses chances de gagner les prochaines présidentielles,
le style ténébreux, homme fatal, super élévator avec les rides en plaqué or...
un type au sang froid des thermes! au dessus de la mêlée quoi!
bref tout le contraire de l'autre, le sémaphore pour porte avions , l'agité du bocage noeud-yé-un...
DONC!
Tu ne dis rien et ça passe
comme une lettre à la poste!
Ah non, on va pas recommencer avec les histoires de courrier...


"à fleur de peau" Maryse Dandurand-

C'était déjà ça... d'avoir le titre
un vendredi à ce qu'il y parait
ou fait semblant...
Oui parce que...
quand tu bosses la nuit , t'es entre deux eaux, deux rives aussi , deux jours et...la nuit! 
et après des fois t'as du mal à raccrocher les wagons du calendrier!
Tu me diras, qu'est-ce qu'il en a foutre des wagons, le calendrier, hein?
Allez! sois pas plus con que moi, c'est une image (comme dans le temps avec  le chocolat poulain?).

J'avais quand même le titre
"A fleurs de peau" (avec un "S" parce que c'est mieux en bouquet).
C'était un putain de titre...
Le genre à renifler la poésie à cent mètres -au moins-
et il m'était apparu, soudainement,  comme un nuage bleu et vaporeux à la  Bernadette ou encore  la Thérèse (pas celle avec le caddie...)
et comme un sous entendu à cette curieuse et prenante... activité de claviste amateur définie sous le  générique "bloggeur"
"A fleur de peau" c'était à mon humble- à vie - le lien commun de tous ces gens courbés à la tâche de l'encre qui tâche "juste" par rédemption., producteurs de vent arrière , d'écorchures d'étoiles, d'émotions calibrées, de doutes en pagaille, de révoltes démesurées, de peurs à la ligne... et qui en cette saison, allez donc savoir pourquoi? (du côté de la lune peut-être ?)  se lançaient dans une curieuse transhumance.
- Qui décidait d'arrêter d'écrire et le faisait savoir. Qui implosait son blog sans rien dire à personne, Qui changeait les rideaux. Qui se jetait à l'eau (merde et la bouée?) Qui....li qui qui....

"A fleur de peau"
je te dis.

J'avais déjà le titre
et pour le reste... fallait encore que je réfléchisse un peu!
mais je vous tiendrais ptêt et  certainement au courant.
(c'est mon côté allumé).