samedi 13 février 2010

l'esprit de Philadelphie

 



"Le 10 mai 1944, à Philadelphie, est proclamée la première Déclaration internationale des droits à vocation universelle. Après les monstruosités de la guerre, il s’agissait de bâtir un nouvel ordre international qui ne soit plus fondé sur la force, mais sur le droit et la dignité humaine ; un monde où l’organisation économique serait subordonnée au principe de justice sociale. C’est la perspective inverse qui préside à l’actuel processus de globalisation : à l’objectif de justice sociale a été substitué celui de la libre circulation des capitaux et des marchandises. On indexe les besoins des hommes sur les exigences de la finance, on traite les hommes comme du « capital humain ». La foi dans l’infaillibilité des marchés a remplacé la volonté de faire régner un peu de justice dans la répartition des richesses, condamnant la foule des perdants à la migration, l’exclusion ou la violence. L’objectif de ce livre est d’analyser ce processus de renversement, qui semble avoir aboli les leçons tirées de la période 1914-1945. Mais il est aussi de montrer que cet esprit garde toute son actualité pour ceux qui n’ont pas renoncé à l’idéal d’un monde où tous les hommes, quels que soient leur race, leur croyance et leur sexe, auraient le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales."

Cet article a été publié  le 9 février sur le site de la revue du Mouvement Anti Utulitariste dans les Sciences Sociales -M.A.U.S.S.  permanente. Il présente un livre de Alain Supiot (professeur de droit à l'université de Nantes)- "L'esprit de Philadelphie"-la justice sociale face au marché total- Editions Seuil-

Présentation du livre et discussion avec  son auteur dans le cadre des matins de France Culture (26-01) -par ici la bonne soupe  
-merci à Jean-Christophe pour l'info

vendredi 12 février 2010

le bon peuple du sang

"Des roses de cristal
Crissent et s'amollissent.
Mon amour sans rival
Murmure des délices.
Il prend ma taille ronde
Et ronronne sur elle.
Pour jouer, je lui gronde
Des menaces cruelles.
L'opéra vermeil
S'échappant du laser
Emplit l'air de soleil
Et d'ombres passagères.

Ah, que la vie est belle.
Soudain, elle éblouit,
Comme un battement d'ailes
D'oiseau de paradis.

Ah, que la vie est belle,
Quelquefois pour un rien,
La divine immortelle,
Dans le mal et le bien.
On marche dans l'hiver
Brillant comme une abeille,
Brillant comme un éclair
Qui dure et émerveille.
La joie vous souffle au cœur.
On chérit l'univers
Comme un enfant de chœur
Son dieu d'éther et de chair.
Loin des bombes et des balles,
Goulu comme un bébé,
Sensuel on inhale
La fumée adorée.

Ah, que la vie est belle.
Soudaine, elle éblouit,
Comme un battement d'ailes
D'oiseau de paradis.

Ah, que la vie est belle,
Quelquefois pour un rien,
La divine immortelle,
Dans le mal et le bien.
Sans rien chercher, je trouve,
Au détour d'un instant,
Une euphorie de louve,
Un amour de Satan.                                                           
Après de sombres heures,
Plus doux sont ces moments
Où l'on crie de bonheur
Comme un petit enfant.
Encore les baisers,
Vie secrète et changeante,
Je saurai te donner
Mon âme si méchante.

Ah, que la vie est belle.
Soudain, elle éblouit,
Comme un battement d'ailes
D'oiseau de paradis.

Ah, que la vie est belle,
Quelquefois pour un rien,
La divine immortelle
Dans le mal et le bien. ...."  -Brigitte Fontaine


merci Serge pour les captures d'écran