samedi 12 décembre 2009

tagada


Anne qui "cause quand ça la triture", et bien figurez-vous qu'elle m'a tagué.
Mais non, ça fait pas mal, c'est comment dire heu! voyez, un rituel de la grande famille des bloggeurs.(deux G à blogeurs? et deux ailes à grande famille) On raconte des choses sur un thème imposé et ensuite vlan, passe à ton voisin, encore faut-il avoir un voisin mais bon..

Entre-nous, je suis pas trop tribu en général (ah ben tiens je réponds déjà à la question...) mais comme c'est gentiment demandé et que c'est toujours sympa que quelqu'un pense à vous, enfin -en bien- je veux dire, parce que sinon... Aussi, pour cette fois, je m'y colle.

Pour les règles du jeu du jour ou du jour du jeu - on pourrait presque danser la salsa là-dessus: jour du jeu, jeu du jour pom pom pom-pom pom po lom!
Mais je m'égare. Donc reprenons - c'est quoi la question? Ah oui j'y suis (et j'y reste) il faut que je fasse sept confidences sur ma petite personne les pieds dans l'eau et y glisser (comme sur du goémon) un mensonge.
Pas facile cet exercice de style, non pas que l'idée d'étaler comme du beurre demi-sel sur une tranche de pain complet mon égo déjà bien sollicité par ce blogaillon, me révulse (on reprend son souffle, c'est comme ça avec les longues phrases! ) mais quand même j'ai la pudeur, sélective certes, mais là j'ai l'impression d'en faire trop. C''est comme si je racontais que je porte pas de slip parce que j'aime bien avoir les accessoires libres de leurs mouvements! franchement ça va intéresser qui cette affaire là?
Mes colères à la petite semaine, mes angoisses bon marché, mes poèmes troués sous les bras, toutes les virgules en suspension où je m'interroge, les majuscules qui montent sur la chaise pour voir la mer d'un peu plus haut, les silences inracontables, la peur inexplicable, l'avenir dans le dos, le présent marche arrière, le futur sans boussole...ça vous fera trois euros soixante! je peux avoir un pochon s'il vous plait madame?

J'ai décidé de ne plus manger entre les repas et d'ailleurs de ne plus repasser les plats, , les cols de chemise, les draps de dessus, les oust de coèt , les torchons et les chaussettes et tant pis si je manque de fer.
-faux ce qui faux-

La nuit je me surprends en phare, breton forcément, je m'imagine seul au milieu de l'océan déchainé, (dame c'est pas un esclave lui!) et en haut de ma tour, la fenêtre ouverte , sous les éclats du grand brumisateur marin je respire la solitude à pleins naseaux et je regarde passer au loin des chaloupes qui écorchent la brume de leur terrible litanie et je finis mon quart avant d'aller à nouveau le remplir .
Et pourtant, savez-vous, les nocturnes sont en temps normal-si ça existe!- pas franchement ma tasse de thé-
Moi , c'est mon côté ancien séminariste peut-être -j'y suis plutôt de l'aube- du bonjour au petit jour des enfants terribles, des pastels du matin , des premiers zoziaux dans la ramure...

Et alors, quand le devoir m'appelle pas et il peut crier fort le bougre , pffff!! indifférent à ses charmes, ben sur les coups ding dong des 21 heures et qui vous font trente et avec ça qu'est ce que je vous sers? ...et bien je me paddock avec délectation et un bouquin , la tête bien calée sur l'oreiller je vole les aventures des autres, j'en ai aucun scrupule, que dis-je bien au contraire. Et pas très loin du plus tard je m'endors la tête sous les draps-
C'est un meilleur moment à passer.

Franchement qu'est ce que je peux dire de plus ? Ptêt que je suis tombé de vélo et sur la tête en mai 68? qu'avant ça j'étais gaulliste et légèrement monarchiste et qu'en-suite à un traumatisme cranien collatéral : anarchiste-ce qui revient finalement au même.
Et aujourd'hui ben j'suis contemplatif, amusé, désabusé, versatile, colère, dépité, écoeuré, non- pratiquant, spectateur, provocateur à l'occasion mais cependant bon public à la rubrique préparez vos mouchoirs ;
Je regarde passer le train de l'Histoire et ses ptits bonhommes et je me dis que c'est toujours pas le mien. J'ai mélangé les horaires d'été avec ceux d'hiver et pour la peine j'attends le dégel sur la voie de garage.

Sinon j'suis un grand bricoleur aussi- dans ma tête-

Sur ce, je m'en va faire ma ronde de nuit!

"chut plus de bruit c'est la ronde de nuit, chut plus de bruit c'est la ronde de nuit, en diligen-en-ce, faisons silen-en-ce, marchons sans bruit c'est la ronde de nuit."

Ah oui j'allions z'oublier ben je tague personne parce que j'ose pas, je veux pas déranger, alors bloggeuses, bloggeurs, travailleuses, travailleurs et petits mitrons, vous faites comme vous voulez et...
que le cul vous pèle. (amen)

Et pi même queue j'ai pas compté j'sais pas si y'en a sept de mes certitudes...ptêt plus, voir treize à la douzaine comme dans les huitres du golfe ( comme moi, pas toujours très clair)

entre les lignes

"Nous écrivons parce que nous ne savons pas ce que nous voulons dire" John Maxwel Coetre


" Je revendique tous les pouvoirs du faible
disait-il
L'art de marcher pieds nus devant les princes

et de cracher sur leurs chaussures
L'art de commettre les délits du rêve
et de passer par les trous du langage
L'art de jeter les mots
contre la vitre aveugle
L'art de passer à la haine et à l'oubli
les menottes du refus.

Je regarde droit dans les yeux
le colosse de l'orage
et si la foudre me traverse
je renais chant
aux lèvres de mon fils."

-les pouvoirs du faible- Jean-Pierre Siméon-

"lorsque nous pleurons, les yeux ne nous servent pas à voir." -Hector Tizon-

"Savoir s'ouvrir un chemin
dans le fouillis des jours

Se donner à soi même
la main
après la chute

Pouvoir nommer

chacune de ses peurs

et remercier l'inconnu
parce qu'il délivre


d'un geste et d'un regard
donner raison
à la beauté de l'autre

Affamer chaque instant

Voilà maçon
de la pierre à bâtir."

-Jean-Pierre Siméon-Pierre à bâtir-

"Ecrire, écrire le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire, c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension. C'est délier sa peur." -Louise Portal-

"Ecrire c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit." -Marguerite Duras-

"Ecrire c'est mentir. Mentir est peut-être trop fort. Ecrire c'est fausser. Etre exact, c'est bien rare. Toujours on est au-dessus ou au-dessous." -Paul léautaud-

Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances." -Louise Portal-

"Ecrire liberté sur le bord d'une plage, c'est déjà avoir la liberté de l'écrire. Même si la mer efface ce mot: la liberté demeure." -Jean-Michel Wyl-


photos Patrick L.