lundi 30 novembre 2009

lundi c'est parti pris


Et ben tiens , faudrait pas croire que je vais me géner, surtout quand tu sais que sous les hauts plafonds kitch ma poule et dorés à pas l'air fin de générations de couleuvres ministérielles, les décisions qui se prennent avec le petit doigt en l'air à l'heure du thé et le mauvais goût qui accompagne le pouvoir quand il ne se sent plus pisser (voui! ce n'est pas qu'une question de prostate , surtout au sinistère de la santé) sont avant tout une affaire de carrière, de relations publiques, enfin surtout privées et d'envie congénitale de gravir les marches du palais sur les genoux s'il le faut comme dans chemin de croix ou en servant de carpette-paillasson à tout ce qui se présente devant pourvu qu'il nous accompagne dans sa rédemption.

Tout ça pour dire, (oui parce que mes soliloqueries (cherchez pas dans le dico) n'étant pas suffisamment explicites) que j'ai vu un peu par hasard et ce week-end un reportage -rediffusion- sur arte concernant le dernier sujet à la mode chez nos journaleux (heureusement pas encore tous) le doigt sur la couture du pantalon et ayant pour titre: Grippe A un virus qui fait débat- On y apprend de manière tout à fait sérieuse, documentée, professionnelle et spécialiste à l'appui, (chic ils sont pas tous dans le tiroir-caisss) que, ben par exemple , la ministre de la santé franchouille et monte au front de la pandémie, avant d'exercer ses lumières gloussantes dans un ouatère ministériel (cabinet pour les initiés) était visiteuse médicale pour un grand groupe pharmaceutique, que l'OMS, officine supra nationale et logiquement au service des populations planétaires n'est pas à l'abri loin s'en faut des influences de lobbies très sophistiqués et plein de tunes.
D'ailleurs, comme l'organisme en question, est une passoire très bon chic bon genre (tout de même) beaucoup de hauts cadres ont gardé des liens plus que solides avec le médical privé où ils exerçaient avant et ainsi il ne faut pas s'étonner qu'après la grippe aviaire de 2004 , les mêmes nous pan-démisent la grippe porcine, H5N1 pour les intimes.

Ah et puis rendez-vous compte les labos ils étaient en perte de vitesse ces dernière années, z'avaient plus trop d'idées de médocs, et du coup les actions feignassaient sous le pantalon, y'avait bien une piste concernant les vaccins à administrer à haute densité mais comment faire?...
Et puis chic! vla la grippe deux qui pointe son groin et alors comme un seul homme derrière sa pharmacie, tous les états et leurs représentants de commerce achètent( avec nos sous) des stocks de vaccins et pendant qu'on y est un médoc qu'on allait jeter à la poubelle -tellement il avait e graves effets secondaires- le t'a mis plus que flou- et là mon pote, t'as les actions qui remontent à la vitesse grand V vers l'extase.
Allez champagne!
Tiens à quelques heures de la journée mondiale, ça rappelle assez les débuts de l'affaire sida quand on nous a ressorti des oubliettes un médoc foireux appellé azt , personne n' en voulait plus et là d'un seul coup bingo pour les affaires... Donc, quand on nous parle avec le grand trémolo et les pubs qui vont bien avec, de santé publique, pouffons mes frères et soeurs et que le cul nous pèle.

Sinon, dans un autre style de boulettes, y'a le fioul qui a mal au coeur après la dernière tempête et qui nous remonte ses crottes puantes sur la côte de par chez nous. Ayons, je vous prie, un moment de recueillement pour tous les pétroliers aux costumes sans tache naturellement mais à l'âme aussi noire que leur mazout, ils diront la main sur le coeur et comme d'ab. que c'est pas de leur faute mais là aussi du moment que les bourses s'extasient... Dame c'est quand même pas deux plages, trois ploucs en bottes et quatre cormorans qui vont faire chier du pdg et compagnies.

A part ça, à la rencontre de l'estuaire avec sa mère océane, nous résistons encore mais pour combien de temps?...
Dieu seul le sait!

Ah non, pitié pas lui , il s'est fait également racheter par la multinationale des gogos sans frontières.

dimanche 29 novembre 2009

va savoir où l'on met les pieds quand on mange

à l'heure du goûter j'ai reçu de la part d'un vigneron
MANOIR DE LA TÊTE ROUGE
Vignoble en culture biologique certifié ECOCERT


ceci:

LES FAUX PRODUITS DU TERROIR (source Ministère de l'agriculture)

Les champignons de Paris
De Paris, ils n'ont que le nom. Pire: 88% d'entre eux viennent de l'étranger, les rayons des supermarchés regorgeant le plus souvent de champignons issus des États-Unis, de la Chine ou des Pays-Bas, les trois principaux pays producteurs.
En France, s'ils ont pendant longtemps été élevés dans la capitale, les fameux champignons ne poussent désormais plus qu'à Saumur. La ville dans le Maine-et-Loire regroupe 70% de la production nationale.(12 % du global consommé)

La charcuterie corse
Elle est présentée comme un des plus purs produits du terroir français.
Et pourtant : la charcuterie corse ne dispose d'aucune "Appellation d'origine contrôlée".
Le consommateur ne trouvera donc sur les rayons des supermarchés du continent que des produits dont les matières premières proviennent d'ailleurs à plus de 90 %.
Ainsi, par exemple, malgré les têtes de Maure et les mentions "produit de l'ile de Beauté" sur les étiquettes, le saucisson d'âne est importé d'Argentine et les jambons sont pour la plupart composés de carcasses issues de chine.

Le jambon d'Aoste
C'est l'un des jambons les plus consommés de France, mais ce dernier n'a rien à voir avec la charcuterie de la ville italienne d'Aoste.
Ce produit est en fait fabriqué en France à partir de carcasses chinoises et américaines, dans une commune du même nom mais située en... Isère!
Et contrairement à son homologue transalpin, qui est un jambon cru, il s'agit d'un jambon mi-cuit. Le subterfuge a fonctionné pendant des années puisque la marque déposée "Jambon d'Aoste" a été la propriété du groupe Aoste (Cochonou/Justin Bridou), leader français de la charcuterie.
Il aura fallu que la Commission européenne interdise récemment ( 2008) l'utilisation de cette appellation qui prête à confusion pour que l'ambiguïté cesse.
La marque a depuis été renommée "Jambon Aoste".

L'A.O.C de Bretagne
Présentée comme de purs produits du terroir français, les charcuteries de Bretagne disposent d'une "Appellation d'origine contrôlée" qui n'oblige les fabricants qu'à une seule chose: posséder au moins un lieu d'emballage ou de transformation en Bretagne.
Le consommateur trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82 % des matières premières proviennent du monde entier.
Ainsi, les carcasses de porcs, souvent issues de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande, importé d'Argentine et du Vietnam, et les boyaux d'andouilles importés pour la plupart de Corée.

L'andouille dite de Vire, et autres charcuteries "De Bretagne", rejoignent ainsi la mythologie des produits bretons, comme le beurre et la patisserie, dont 73% provient de la communauté Européenne et d'Asie.

La moutarde de Dijon
Pour faire de la moutarde de Dijon, il faut du vinaigre, de l'eau, du sel et des graines du... Canada! Contrairement à ce20que l'on pourrait croire, la moutarde utilisée dans la préparation de la fameuse pâte ne vient pas de la région de Dijon.
Une explication à cette bizarrerie : à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place de la Politique agricole commune, les agriculteurs se sont désintéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l'Union européenne. Résultat : 90% de la production utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.

Le couteau Laguiole
L'abeille, la lame fine légèrement relevée, la croix sur le manche...
Beaucoup croient que ces symboles apposés sur les couteaux de Laguiole sont des signes d'authenticité.
Erreur ! Malgré leur charme et leur beauté, elles n'attestent ni de l'origine du couteau ni de sa qualité de fabrication. Parce que la marque du plus célèbre des couteaux français n'a jamais été déposée, Laguiole est depuis plus d'un siècle l'objet de contrefaçons en France et à l'étranger, 80% proviennent de chine et du Pakistan. Résultat : moins de 10% des Laguioles sont fabriqués dans le bourg aveyronnais !

Le savon de Marseille
Avec le pastis et la lavande, c'est l'autre symbole de la Provence.
Seul hic, les savons estampillés "savon de Marseille" ne sont pas fabriqués dans le Sud-est. Car si les savonniers marseillais ont inventé le procédé de fabrication au Moyen-âge, l'appellation n'est pas protégée.
Résultat : les plus gros fabricants sont aujourd'hui les Chinois et les Turcs !
Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication du savon, notamment l'huile de palme, proviennent de l'étranger, les savons passant à Marseille uniquement pour être parfumés et emballés.

Le melon charentais
C'est l'emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture.
Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charente ne possède pas d'AOC. Résultat : 80 % des melons charentais que l'on trouve sur les étals ne viennent pas de Cognac mais d'Espagne, du Maroc des Caraïbes, de Chine et du Sénégal...

Le camembert
Emblème de la gastronomie française, le camembert=2 0de Normandie est de loin le fromage le plus copié dans les rayons des supermarchés.
Une explication à ce phénomène : tombé dans le domaine public, le nom "camembert" peut-être utilisé par n'importe quel producteur de n'importe quel pays.
Et malgré une AOC "Camembert de Normandie", qui existe depuis 1983, de nombreux fabricants utilisent le terme très proche de "Camembert fabriqué en Normandie".
Les différences : du lait pasteurisé au lieu du lait cru, un affinage raccourci et une fabrication qui n'est soumise à aucune règle.
Ils sont présentés comme les fleurons du terroir, mais quand on y regarde de plus près on découvre que leur appellation est douteuse.
Matières premières importées de l'étranger, (30 %du lait vient de Chine, 50 % de toute l'Europe). Étiquetage souvent mensonger, additifs non précisés, fabrication hors des limites de la région ou seuls existent de vagues bureaux de courtiers.

L'huile d'olive
Rare et chère, l'huile d'olive française est certainement le produit qui compte le plus d'étiquetages frauduleux.
En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient "conformes" à la réglementation, certaines bouteilles contenant jusqu'à 50% d'huile de tournesol ou présentant une fausse indication d'origine ou de variété d'olive.

Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7 appellations d'origine protégée et une AOC "Huile de Provence", de nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non-reconnues comme "huile de Provence-Côte d'azur". Sans parler de l'une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l'huile d'olive par l'huile de grignons d'olive, un résidu de la pâte d'olives difficile à détecter pour le simple amateur.

Guillaume REYNOUARD