dimanche 18 octobre 2009

faut vivre







"Il y a peu être 150 millions de galaxies contenant chacune 120, 150 Millions d'étoiles...A des centaines de milliers d'années lumières.... Il y a des centaines d'autres galaxies contenant encore des milliards D'étoiles...Poussière dans un Sahara d'étoiles...

-Malgré les grands yeux du néant

C'est pour mieux nous manger enfant
Et les silences et les boucans...
Faut vivre

Bien qu'aveugles sur fond de nuit
Entre les gouffres infinis
Des milliards d'étoiles qui rient...
Faut vivre...


Malgré qu'on soit pas toujours beau

Et que l'on ait plus ses seize ans
Et sur l'espoir un chèque en blanc
Faut vivre...

Malgré le coeur qui perd le nord

Au vent d'amour qui souffle encore
Et qui parfois encore nous grise
Faut vivre...

Malgré qu'on ait pas de génie
N'est pas Rimbaud qui peu pardi
Et qu'on se cherche un alibi

Malgré tous nos morts en goguette
Qui errent dans les rues de nos têtes
Faut vivre...

Malgré qu'on soit brave et salaud
Qu'on ait des complexes à gogo
Et qu'on les aime c'est ça le pire

Faut vivre...


Malgré l'idéal du jeune temps
Qui c'est usé au nerf du temps
Et par d'autres repris en chantant
Faut vivre...

Malgré qu'en se tournant vers le passé

On est effrayé de s'avouer
Qu'on a tout de même un peu changé
Faut vivre...

Malgré qu'on soit du même voyage

Qu'on vive en fou, qu'on vive en sage
Tout finira dans un naufrage
Faut vivre...

Malgré qu'au ciel de nos poitrines
En nous sentinelle endormie
Dans un bruit d'usine gémit
Le coeur aveugle qui funambule
Sur le fil du présent qui fuit
Faut vivre...

Malgré qu'en nous un enfant mort
Parfois si peu sourit encore
Comme un vieux rêve qui agonise
Faut vivre...

Malgré qu'on soit dans l'engrenage

Des notaires et des héritages
Ou le coeur s'écoeure et s'enlise
Faut vivre...

Malgré qu'on fasse de l'humour noir
Sur l'amour qui nous en fera voir
Jusqu'à ce qu'il nous dise au revoir
Faut vivre...

Malgré qu'à tous les horizons

Comme un point d'interrogation
La mort nous regarde d'un oeil ivre
Faut vivre...

Malgré tous nos serments d'amour
Tous nos mensonges jour après jour
Et bien que l'on ait qu'une vie
Une seule pour l'éternité
Malgré qu'on la sache ratée....

Faut vivre...
"

-mouloudji-

l'automne suit son bonhomme de chemin




Comme une passerelle entre l'été finissant et l'hiver préambule, l'automne prend chaque jour un peu plus ses repères de froidure et de feuilles colorées qui nous offrent un magnifique déclin, avant la chute finale.
Quel sens du spectacle quand même!
Ainsi, les ultimes représentations seraient les plus belles...
j'aimerais bien vivre au crépuscule de mon histoire ce baroud d'honneur avec un gros nez rouge de clown de saison et un tour de piste malicieux et tendre pour faire rire l'enfant qui nous reste toujours à l'intérieur.

L'automne est à la merci de tous les vents contraires, de toutes les suppositions sur la suite des évènements. Il joue bien son rôle d'intermédiaire dans la compréhension de la nuit qui arrive de plus en plus en avance sur l'heure. Chacun y associe ses images d'Epinal, ses peurs du raccourci ou ses désirs feutrés de bois crépitant, de soupière fumante, de bouillotte, d'édredon en plumes...

L'automne nous aide à faire des remarques sur nous même, de celles que l'on se garde bien au chaud quand dans certaines situations on n'est pas toujours du genre partageur.

Lorsqu'après-demain l'hiver sera là, le temps de la réflexion aura vécu et il faudra bien alors faire avec les brumes et leurs grandes cornes de basse, prendre toute la mesure des rigueurs océanes et affronter les vraies tempêtes de l'esprit en cherchant comme les goélands, les meilleurs courants.