Non mais sans blague, deux jours sans la ramener- ma fraise- à croire qu'elle n'est plus de saison ou bien alors j'étais quelque part dans un univers sans clavier, tour de contrôle, écran de veille et toute la smala, à moins que j'ai eu autre chose à faire...
Veuillez s.v.p. cocher la bonne réponse et ranger l'inutile dans l'agréable.
Finalement que je vous explique, ce week-end j'ai franchi le Rubicon, enfin par ici il s'appelle La Vilaine et marque la frontière entre la Loire qu'elle est atlantique et la mer qu'elle est petite -Morbihan pour les intimes.
On pourrait dire et d'ailleurs on le dit que c'est la porte d'à côté, ben en tout cas c'est toujours sympa de l'ouvrir , sans craindre les courants d'air.
Ici ça sent le bon oxygène du terroir et l'élevage de cochons un peu aussi parfois, mais bon pour cette fois on oublie et l'on conserve tout le reste qui donne de bien belles images comme on en voit dans les dépliants touristiques, sauf qu'en cette saison, "les ptites parisiennes en short" ont regagné leur grise capitale, et l'office de tourisme prend ses vacances jusqu'à la prochaine marée, ce qui laisse le champ libre aux gens du cru alors que d'habitude, en saison, c'est du tout cuit.
Bon je vous passe les détails du menu même si je ferais bien une exception pour le fondant au chocolat avec son coulis d'orange et gingembre que j'ai oublié de noter mais que Nathalie si tu m'écoutes ,pense à m'envoyer (merci d'avance) - j'ai bien vu que c'était pas léger, léger comme truc, mais comme il parait que l'hiver va être riz-goureux enfin d'après les spécialistes qui lisent dans les crottes de biquette et les noix and noisettes, donc, il est grand temps de se faire un peu de couenne pour supporter les frimas et tout ce qui va avec.
Mis à part la case dessert, nous eûmes aussi l'intermède culturel en la personne de Sophie Hunger une Suissesse Alémanique que nous avions déjà remarqué mes ptits camarades z'et moi même dans une des rares émissions musicales de qualité de la télé "taratata". Elle donnait un concert à Auray samedi soir et l'on s'est dit "quand faut y aller..."
et ce fut, figurez- vous un très agréable moment,mélange subtil de rythmes rock and rolliens dont une reprise péchue de like a rolling stone, mais aussi de délicates ballades jazzy folkleuses servies par un joli timbre et des orchestrations de qualité- Si vous voulez mon humble avis, y'a rien à jeter, et si sa pratique de la langue française se cantonne surtout dans le "merci beaucoup" quand elle s'essaye à expliquer quelques chansons, son humour décalé fait mouche. Franchement cette nana est aussi jetée que douée et les deux vont merveilleusement bien ensemble- Aussi, sans vous commander, si elle passe près de chez vous, surtout ne la ratez pas- d'ailleurs c'est un ordre!
Ah et puis, ils ne sont pas suisses pour rien, on a même eu droit aux petites clochettes...
Ah au fait, il y avait" un vilain petit canard " (et même aficionados) ce samedi soir dans la salle de spectacle, on ne se connaissait pas mais comment dire nous avons communié dans la même direction.
:-)
lundi 12 octobre 2009
dimanche 11 octobre 2009
Enfin une bonne raison d'aller en Turquie.

L'affaire Mitterrand divise aussi les homosexuels
Pendant que la droite et la gauche se déchirent sur la polémique Mitterrand, ici et là, des homosexuels s'élèvent contre l'amalgame implicite de l'affaire Mitterrand : le lien entre homosexualité et tourisme sexuel. Didier Lestrade regrette que la communauté homo ne soit pas saisie de la polémique pour débattre de ce sujet difficile.
Finalement, la défense de Frédéric Mitterrand sur TF1, à part celle de la dramatisation, fut de dire que toute cette affaire avait pour origine sa souffrance d’homosexuel. Il n’a pas dit que c’était l’homosexualité, mais nous sommes habitués à voir, à travers son éloquence, les mots qui nous intéressent. Plusieurs fois, il l’a répété, prétextant une certaine modestie, dans le genre « Je ne vais pas vous embêter avec mes histoires, mais… ». Alors, si Frédéric Mitterrand, en tant que privilégié social et culturel, utilise lui aussi la souffrance pour expliquer ses écarts de comportement, il est clair désormais que tout le monde a le droit de le faire. Si une folle (et chez moi ce mot n’a rien de caricatural) comme lui a souffert parce qu’en tant qu’homosexuel, il ne s’est jamais aimé, alors imaginez la souffrance d’un apprenti boulanger gay de 18 ans.
C’est un procédé que nous connaissons désormais trop bien. Les hommes politiques et les célébrités s’échangent le registre émotif de leurs interventions, pour attirer l’attention, et faire diversion. Ils utilisent la dignité et la vie privée pour revenir sur le devant de la scène, pour vendre des livres, ou tout simplement pour faire parler d’eux. Leurs éditeurs les encouragent à révéler ce qui est le plus borderline, car tout document doit désormais comporter un chapitre (en général le onzième dans le plan du livre) qui doit aborder le vrai sujet du caca. Un article récent du New York Times expliquait ça, mais il y a plein d’autres articles qui ont décortiqué cette recette, puisqu’elle est désormais internationale. Pendant ce temps, la politique avance, sous couvert de diversions médiatiques.
Donc les artistes du divertissement abordent des sujets graves tels que le viol, l‘inceste, la maltraitance, la maladie, la mort. Et les hommes politiques font la roue sur les plateaux télé, racontent des histoires qui les mènent dans l’intimité de Lady Di, ou à l’arrière-plan de Liza Minnelli. Le problème, comme le révèle Alessandra Stanley dans « Going all-out to stage a comeback » (30 septembre 2009), c’est que le prix à payer est de plus en plus élevé. C’est une inflation dans la révélation. En 2005, on trouve tout à fait remarquable de raconter qu’on est allé en Thaïlande pour s’amuser tout en ramenant une culpabilité flatteuse. En 2009, le voile tombe car, forcément, la Thaïlande n’est pas la destination rêvée quand on veut rencontrer des joueurs de boxe de 40 ans. Si c’est ça qu’on cherche, on va en Turquie et god knows que là-bas les lutteurs moustachus s’enduisent d’huile d’olive, c’est plus crédible.
Lire la suite de cet article sur Chapitre 11
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