dimanche 4 octobre 2009

à l'eau ! la fontaine- ça baigne?


lydie nous envoie quelques fabulettes pour un dimanche d'automne qui ne va pas trop mal, merci pour lui, et d'ailleurs ou vous souhaite le même puisque tant qu'à faire!
vous le valez bien

la premier histoire s'appelle: "le corbeau et le lapin"









et la deuxième, un grand classique: "la cigale et la fourmi"



























poulet fricassé


C'est dimanche, et même si au moment où je vous cause, vous êtes sans doutes -en ce qui concerne les lecteurs hexagonaux bien sur- en train de faire de beaux rêves enfin je l'espère pour vous, vous connaissez le diction "qui dort dine" donc pour votre réveil et repas dominical à suivre je vous propose un" poulet fricassé" et en vers s'il vous plait, il provient de la basse cour naturellement où il a pris toutes ses aises à gambader librement, mais aussi d'un bouquin dont je vous ai parlé il y a peu "poètes de la bonne chère" et dans lequel on trouve quelques merveilles à savourer sans modération .

poulet fricassé
"Prenez un petit poulet
pas trop laid,
Coupez ses ailes en deux,
partagez lui ses cuissettes
rondelettes,
et préparez votre feu.

Mettez dans la casserole
à rissole
le quart d'un kilo de beurre;
Hachez de bons champignons,
des oignons,
laissez roussir un quart d'heure.

Dans le jus que vous aurez
tout doré,
Comme on fait la gibelotte,
Versez-y un petit verre
de madère;
Que votre poulet mijote...


Pas trop, mais suffisamment,
prestement,
salez, poivrez, épicez,
sortez-le de son cachot.
Servez chaud.
C'est le poulet fricassé."
Gabrielle Henry

Allez, je vois bien que aimez ça alors une ptite dernière:

ballade à manger

"Quand tu peux faire un bon repas,
bourre toi comme une cartouche,
Mange à ta faim. N'écoute pas
ces délicats à l'air farouche
qui vous font la petite bouche
devant les larges déjeuners,
et regardent d'un oeil qui louche
dans le trou qu'on a sous le nez.

Pour se garantir du trépas,
pour être heureux comme une souche,
voici la table et ses appâts:
La soupe grasse à pleine bouche,
le rôt, les légumes de couche,
les ragoûts bien assaisonnés,
et le vin frais qui tombe en douche
dans le trou qu'on a sous le nez.

Vit-on sans manger ici bas?
aussi bien le boeuf que la mouche,
chacun y trouve des appâts.
Le trou baille, il faut qu'on le bouche
sans jouer la Sainte Nitouche.
Achetez mes rimes, tenez!
Où passera l'or si j'en touche?
Dans le trou qu'on a sous le nez."

-Jean Richepin-
ces deux textes proviennent de "poètes de bonne chère" de Kilien Stengel- éditions: la table ronde-


le dessin d'accompagnement provient d'une bande dessinée de Sylvie Fontaine- "le poulet du dimanche"