vendredi 25 septembre 2009

confidences sur canapé


Pour ne pas faire trop de grumeaux dans ma nuit de veille, je tamise mes pièces à vivre afin qu'elles prennent une douce pâleur propice à la relaxation. Il arrive cependant que ce qui se joue ici même ne soit pas forcément raccord avec la déco ou tout au moins avec l'idée que je m'en fait...
Mais, franchement, si tout était prévisible, l'ennui peu à peu me rouillerait de l'intérieur ou alors je m'imaginerais que je suis gardien de musée et je disserterais pendant des heures avec mon ombre, pour savoir si les objets inanimés ont vraiment une âme.
Ici, les trésors n'ont pas cinquante mille ans, ni même un siècle ou deux , ils sont dans leur pleine adolescence et comme pas fini de construire. Du genre caméléons, ils peuvent se transformer dans l'instant, en courant d'air par exemple ou en petit animal blessé par le vie. Il faut alors consulter ses oracles pour essayer d'y voir un peu plus clair, mais comme, souvenez-vous, on évite la pleine lumière qui éblouit et brûle les ailes, il faut parfois composer vite fait un matelas de bonnes intentions pour amortir les chocs .
Avec mes chaussures à semelles de ouate, je circule librement dans des couloirs ou une petite lumière de:
par ici la sortie semble me chuchoter "suivez le guide".
La maison respire et je l'entends bouger, craquer, se moucher et roter à l'allumage des frigos. La maison transpire, ses peurs, ses angoisses et des rêves compliqués. Elle protège, ou en tout cas tente de le faire, des intempéries, des vagues traîtresses, des récifs déguisés...
Elle a le coeur qui bat lorsque manque à l'appel un ptit oiseau écorché , déplumé...Elle sourit en sourdine et soulagée lorsque d'aventure en aventure , comme dans les films américains, se finissent bien des histoires à veiller debout. Elle porte aussi parfois les stigmates de grands débordements, quand la colère sort de son lit et qu'il faut tant bien que mal écoper plutôt que ce soit l'autre qui ramasse...
Les nuits sont élastiques et yoyo, courtes et éprouvantes, longues et passionnantes... mais , tout se mélange.
Et quand sonne l'heure de la sortie et que l'on cligne des yeux dans le petit matin, en respirant l'air du dehors, pendant que l'autre monde commence sa ronde infernale, l'on se dit en baillant, qu'il est bien tard...

l'appeau d'Ecouille

"un peu de culture ne pouvant pas faire de mal" , c'est lydie qui le dit alors...
voici son sujet:


Pourquoi cette expression: la peau des couilles?

Voilà l'histoire réelle d'une expression connue de tous, mais très souvent mal orthographiée .Par un beau jour d'automne 1820, le duc de Mirnouf, passionné par la chasse mais frustré par le maigre gibier qu'il ramenait de ses pérégrinations forestières, imagina qu'il devait être possible de fabriquer un outil apte à lui faciliter la tâche et rendre plus plaisante sa traque des animaux.
Il convoqua tous les artisans de la contrée pour mettre au concours la concrétisation de cette idée et leur laissa deux mois pour fabriquer le plus inventif et le plus efficace des appareils;
A peine une semaine plus tard, un marchand du nom de Marcel Écouille, se présenta au château clamant à qui voulait l'entendre qu'il possédait ce dont le duc rêvait.
Il obtint sans peine une audience auprès du noble seigneur et s'empressa de lui faire la démonstration de sa merveille.
Devant une assemblée dubitative mais curieuse, il sortit de sa poche un minuscule sifflet (un appeau) et le porta à la bouche pour produire un son strident qui aussitôt imposa le silence parmi les personnes présentes.
A peine quelques secondes plus tard, des dizaines d'oiseaux de toutes sortes s'étaient approchés et virevoltaient autour de lui, comme attirés et charmés par cette étrange mélodie.
Le duc imagina sans peine le profit qu'il pouvait tirer d'un tel accessoire lors des ses futures chasses.
Il s'éclaircit la gorge et ne prononça qu'une seule phrase :
- Combien cela va-t-il me coûter?
Marcel Écouille, sûr de lui, répondit qu'il accepterait de se séparer de son objet en échange de la moitié de la fortune de son interlocuteur.
Cette requête fit sourire l'assemblée mais le duc garda tout son sérieux et accepta la transaction.
La nouvelle fit grand bruit et se répandit vite bien au delà des limites du duché.
Un marchand avait vendu un sifflet pour une somme astronomique au Duc qui en paya le coût sans broncher.
Ainsi, cette anecdote a subsisté dans la langue française pour qualifier les objets hors de prix :
« ça coûte l'appeau d'Écouille ».

ET NON PAS LA PEAU DES COUILLES....


Et pour quasiment continuer sur le sujet et rester dans l'ambiance légère et délicate de la fin de semaine, Yves nous propose ceci: