jeudi 24 septembre 2009

Le Poete Et La Rose

"Étrangement calme et serein
Un poète se tient assis
A sa table toute une nuit
Griffant de lugubres quatrains

On murmure qu'il se repaît
L'esprit des pétales fanés
D'une rose rouge qui pend
Son pied dans un verre de sang

Étrangement calme et serein
Un poète me déshabille
Crie-t-une rose dans la ville
En se cachant
En se cachant les doigts le sein

Un poète étrange manière
D'un petit canif argentin
Dans les os du dos de sa main
Cherche une rime avec il rêve

On chuchote mais ce sont des bruits
Qu'il a jadis perdu l'esprit
D'avoir trempé sa plume à tous
Ses encriers pleins de vin doux

Dou doucement d'étranges manies
Un poète au cœur argentin
Crie la rose au creux de sa main
Un poète un poète me déshabille

Dans un verre de vin rouge sang
Chante une rose nue qui danse
Un poète étrange se penche
Et tombe sur son couteau blanc

Il est rouge rouge de sang
Le cœur du poète imprudent..."

-envoyé par arimathie-

sonnez les matines




Au jeu des 7 familles, Philippe serait le fils lève-tôt, et à l'heure où certains sont encore à essayer de conserver un maximum de rêve en bout de course de l'oreiller flapi, lui, il se fait sa promenade aux matines, pas très loin de chez lui, du côté du front de mer, et cela lui permet de nous envoyer par exemple, non pas du pain frais (ceci dit, il peut aussi) mais plutôt quelques clichés du nouveau jour , celui du reste de notre vie bien sur et de tous les possibles, naturellement.

"bonjour, le petit jour, es-tu un bon ou mauvais jour?"...(les enfants terribles)