vendredi 11 septembre 2009

le train train quotidien







Allo la terre?
Va ptêt falloir finir par jouer collectif!
Allez zou,
tout le monde sur les rails,
et même Robert et son gros camion qui se sent plus
mais nous oui!
Et aussi Francis tout seul dans son vieux break-down.
Et un vélo bipède casé en régionale pour Prudence l'éclair.

Sur le quai au train où vont les choses tous les âges se respirent et s'apprivoisent.
Il y a du consensus en catener
et du rythme dans la loco-mania.
j'aime la gare qui arrive et celle qui repart
dans un ballet savamment orchestré
et une partition partagée.

"veuillez emprunter le passage souterrain s'il vous plait"

Les dessins sont de Justine, Priscilla et Maxime dans le cadre d'un concours d'arts graphiques, sur la prévention des risques ferroviaires, à Saint-nazaire

Jofroi et Michel Bühler - monument aux oiseaux

"Voilà le Soleil
On ne l'attendait plus, sui-là !
Qui fait fumer le vieux goudron mouillé
A moins que ce soit les phares d'une balayeuse
Qui racle dans la nuit toutes les saloperies
Ça y est, je l'ai enfin trouvée
Mais je ne sais pas où elle est
Je marche dans la forêt des rues
Je sonne aux portes, on croit qu' j'ai bu
Si jamais vous l'apercevez
Dites-lui que je l'attends où elle sait
Elle ne pourra pas se tromper
Ça fait mille ans qu'on est à se chercher

Sous le monument aux oiseaux
Suspendu entre deux eaux
Dans le ciel

Voilà le bonheur
On ne l'attendait plus, sui-là !
Qui me transforme en gros ballon de joie
A moins qu' ce soit un air que m' joue mon pote
Le pote qui prend mes nerfs pour des cordes à violon
Ça y est, j' l'ai enfin trouvée
Mais je ne sais pas où elle est
J'ai arpenté tous les quartiers
Sauf l'échangeur et l' Grand Marché
Où es-tu, amour ? Que fais-tu ?
Par quel inconnu es-tu retenue ?
Ta mémoire s'est-elle envolée
Que tu ne te souviennes vraiment plus

Du monument aux oiseaux
Suspendu entre deux eaux
Dans le ciel ?

Voilà le printemps
On ne l'attendait plus, sui-là !
Qui fait vibrer la ville qui dormait
A moins que ce soit
Tous les gaz délétères
Qui se propagent en pourrissant la Terre
Ça y est, je l'ai enfin trouvée
Mais je ne sais pas où elle est
Le mieux c'est de ne plus marcher
Par crainte de m'en éloigner
Je m'assieds dans le terrain vague
Là où la lune fait pousser des forêts
Peut-être en y croyant encore
Vais-je m'envoler très loin de mon corps

Jusqu'au monument aux oiseaux
Suspendu entre deux eaux
Dans le ciel."
-François Béranger-

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