jeudi 10 septembre 2009

on relève les filets dans cinq minutes





C'est bien connu les gros poissons mangent les petits et pas que le vendredi.

D'ailleurs ce jour là ils préfèrent manger des pécheurs, ça change un peu et puis quel plaisir d'entendre un pêcheur dans la gueule du loup... de mer (toi même) crier:
arrête...
franchement dire: "Arrête" à un poisson , ça laisse songeur!
Enfin passons...

Jusqu'à peu, le vendredi prenait un air inspiré le 13 du mois et c'était la ruée, en rangs compacts et serrés chez le buraliste le plus proche pour y laisser la mesure de sa crédulité en espèces sonnantes et très buchantes. Naturellement cette affaire est toujours à la mode pour le plus grand plaisir des collecteurs d'impôts mais dorénavant il faut aussi compter - certes cela arrive moins souvent
- sur le vendredi 11 septembre-

Ah bien sur on ne parle pas ici de porte- bonheur, c'est même carrément le contraire- sinon croyez-moi, depuis longtemps déjà la française des bleus, des voeux, des pneus et des...aurait inventé le jeu des tours à gratter histoire de faire sauter la banque.

On nous demandera donc et "juste" de communier dans une même l'arme à l'oeil au souvenir de jumelles qui sont tombées.
Alors bien sur, s'il s'agissait de rendre hommage à tous ceux qui sont morts lors de catastrophes qu'elles soient naturelles ou de cause humaine, il faudrait inventer de nouveaux jours au calendrier et de quoi y perdre son latin.
Mais non," rassurons-nous", notre affliction est sélective, les hommages sont réservés à celle qui s'imagine maitresse du monde et donneuse de leçon (
heu! là on est pas mal non plus) de démocratie à l'universel.
Et notons bien que c'est la même qui a l'habitude -et l'Histoire en est témoin - de régler ses vapeurs en transformant le terrain de jeu de ses agresseurs potentiels en passoire et ces derniers en confettis avant de "proposer" ses services pour reconstruire ...(
pendant les travaux la fête continue) .

Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit (ben si tu l'as pas dit comment veux tu que...), évidemment -à moins d'être de la famille des cubozoas la détresse, souffrance et autre joyeuseté humaine ne peuvent que nous attrister , que dis-je: révolter et toutes ces sortes de chose. Ce qui est par contre tout aussi navrant c'est que notre colère soit sélective ou encore hiérarchisée.
Un humain qui meurt suite à la connerie heu! "humaine" c'est égale répugnance que ce soit à Gaza, Hébron, New-York , Paris, Tombouctou, Téhéran ou Villedieu les Poëles.

Aussi, mes bien chair fraîche,ce vendredi 11 septembre où l'on va forcément et délicatement à la truelle (comme seuls les journalistes savent le faire) nous la jouer en deux tours et trois mouvements "souvenir, souvenir" , permettez que je transforme alors et en ce qui me concerne, cet hommage éjaculatoire et en rafale , en journée souvenir de toutes les boucheries et veuleries humaines passées et à venir, que l'on appellera: guerres, terrorisme, d'Etat ou non, fondamentalismes, révolutions sanglantes, intégrismes, sexismes, racismes, marchands de canons au propre par-dessus et se faisant dessous, actionnaires délocaliseurs, pollueurs, dictateurs, nérons petit patapon , exploiteurs et imbus de pouvoir , terreurs des bac à sable et plus si affinités, et tous ceux qui utilisent leur fonction pour vous en mettre plein la tronche.

Bref en y regardant d'un peu plus près comme cela s'adresse à chacun d'entre nous, qui un jour ou l'autre s'est forcément comporté comme un sagouin et qui peut donc en ce jour béni des dollars toujours en profiter pour réfléchir sur sa condition car comme disait la nourrice de Joseph (Iossif) Vissarionovitch Djougachvili: on est toujours la crapule de son voisin.

Je vous souhaite là-dessus et à montmartre également une journée pleine de douceur.

Mes z'Hommages du vendredi

Les dessins d'illustration proviennent de murs rencontrés ces jours-ci dans le foyer (pin-pon) d'une école d'éducateurs.
Ah! cette jeunesse qui écrit sur les murs...

mardi 8 septembre 2009

FATALS

hé oui, la poésie ça existe, elle vient de PICARDIE.

Picardia Independenza

by Les Fatals Picards

Album: Picardia Independenza

Si t'aimes bien l'odeur du bois, visite la Syrie
Si on t'accuse de meurtre, visite la Libye
Si tu veux faire un régime, évite plutot la Grèce
Et si tu veux voir des vrais punks, envole-toi pour la Crète

Si t'aimes pas les gens méchants, visite le Gabon
Si t'es sur l'point d'exploser, évite plutôt Grenade

Si t'as partout le vertige, va sur les Pays-Bas
Et si on t'raconte trop d'salades, ne va pas en Macédoine

{Refrain:}
Mais de tous les... de tous les pays du monde,
C'est la Picardie que j'préfère
C'est la Picardie que j'préfère.
Si on s'y met, on s'y met, ouais, tous ensemble,
L'indépendance c'est pour l'hiver (l'indépendance c'est pour l'hiver).
Pi-pi-picardia Indepedenza.
Pi-pi-picardia Indepedenza.

Si t'aimes bien les films X, il y a les cochons d'Inde
Si t'aimes bien dormir dehors, visite le Liban

Si tu aimes l'informatique, il y a la Micronésie
Et si tu veux d'l'argent facile, y a bien sûr la Tunisie

Si t'aimes bien les petits pois, il y a toujours l'Ecosse
Si tu aimes toucher du bois, il y a toujours les Corses

Oh, si tu trouves que tout est grave, envole-toi au Bénin
Et pour visiter l'Afrique, pars avec un Namibien

{au Refrain}

Pour les ivrognes y a Agen, pour les camés y a l'Hérault
Pour les fétards il y a l'Aube, pour mettre le feu y a l'Anjou

Pour les riches y a la Charente, pour pas dire oui y a Dinan
Pour les méssants les z'Antilles, pour les gars d'la Réunion

{au Refrain}

Spéciale dédicace à tous les exilés de Picardie, qui ont quitté leur pays, ah !
Qui ont dû fuir avec des betteraves plein les poches

Aux Etats-Unis y a du pétrole (mais nous on a les betteraves)
Aux Emirats y a du pétrole (mais nous on a les betteraves)

En Afrique du Sud y a des diamants (mais nous on a les betteraves)
Un peu partout des talibans (mais nous on a les betteraves)

La Picardie c'est super, si t'aimes pas l'sucré y a la mer.
Pour les drogués y a Lethere, pour les forçats y a la Baie d'Somme