Vous allez me manquer, le matin pâle et sa première douche de rosée ambassadrice d'une journée conforme à la raison.
J'aime par dessus tout les temps calmes où en cherchant bien, on peut entendre son coeur battre la mesure.
Je ne dirais pas"heure pour les braves" même si encore cette fois sorti victorieux des errances de la nuit, je savoure la plénitude, le respect des choses reposées à leur place, la maitrise d'un orchestre naturel et instinctif qui se répète sans jamais lasser ses rares auditeurs amateurs d'aube et de pénombre.
Les bruyants et fumeux carrosses sont encore rangés presque sagement dans leur boites; Ils reprendront bien assez vite leur infernal tour de piste lorsque la lune aura fini de ronger son quart réglementaire et d'une timidité extrême voir maladive se sera évanouie, profitant d'un nuage.
Vous allez me manquer, solitude complice, pensées fugitives, et envers du décors quand le vivant s'endort et que prenne en relais des chimères noctambules.
Je n'ai plus de grande passion pour les débordements collectifs, l'attroupement régulier, le monde mieux disant - normal - qui a besoin de bruit pour se croire exister.
Je préfère l'entre-deux, le paisible et feutré et même si parfois volcan qui se réveille, il peut tonitruant donner des gages de Vie majuscule, il s'appréhende dans ses différences, peurs et transparences toujours autrement qu'aux heures pleines.
Vous allez me manquer, mais est-ce bien raisonnable, puisque je suis grand maintenant et vacances réunis. C'est juste qu'il va falloir s'habituer , remettre l'horloge à sa juste mesure et se donner l'envie de faire -en somme- comme tout le monde! ...
samedi 18 juillet 2009
vendredi 17 juillet 2009
le long du fleuve qui remonte
"Le long du fleuve qui remonte
Par les rives de la rencontre
Aux sources d'émerveillement
On voit dans le jour qui se lève
S'ouvrir tout un pays de rêve
Le tendre pays des amants
On part avec le cœur qui tremble
Du bonheur de partir ensemble
Sans savoir ce qui nous attend
Ainsi commence le voyage
Semé d'écueils et de mirages
De l'amour et de ses tourments.
Quelques torrents de médisance
Viennent déchirer le silence
Essayant de tout emporter
Et puis on risque le naufrage
Lorsque le vent vous mène au large
Des îles d'infidélité
Plus loin le courant vous emporte
Vers les rochers de la discorde
Et du mal à se supporter
Enfin la terre se dénude
C'est le désert de l'habitude
L'ennui y a tout dévasté.
Quand la route paraît trop longue
Il y a l'escale du mensonge
L'auberge de la jalousie
On y déjeune de rancune
Et l'on s'enivre d'amertume
L'orgueil vous y tient compagnie
Mais quand tout semble à la dérive
Le fleuve roule son eau vive
Et l'on repart à l'infini
Où l'on découvre au bord du Tendre
Le jardin où l'on peut s'étendre
La terre promise de l'oubli" -la carte du tendre- georges moustaki-
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