jeudi 25 juin 2009

Henri Tachan - Les z'hommes

envoyé par diavidia

"Font leur pipi contre les murs,
Quelquefois mêm' sur leurs chaussures,
Pisser debout ça les rassure,
Les z'hommes,
Z'ont leur p'tit jet horizontal,
Leur p'tit siphon, leurs deux baballes,
Peuv' jouer a la bataill' navale,
Les z'hommes,
Z'ont leur p'tit sceptre dans leur culotte,
Leur p'tit périscop' sous la flotte,
Z'ont le bâton ou la carotte,
Les z'hommes,
Et au nom de ce bout d'bidoche
Qui leur pendouille sous la brioche,
Ils font des guerres, ils font des mioches,
Les z'hommes...

Ils se racontent leurs conquêtes,
Leurs péripéties de braguette,
Dans des gros rir' à la buvette,
Les z'hommes,
Ils se racontent leur guéguerre,
Leurs nostalgies de militaires,
Une lalarme à la paupière,
Les z'hommes,
Virilité en bandoulière,
Orgueil roulé en band' moll'tières,
Agressivité en ?illères,
Les z'hommes,
Ils te traiteront de pédé,
De gonzesse et de dégonflé,
A moins qu'tu n'sort' dehors si t'es
Un homme...

Z'aiment les femmes comme des fous,
C'est si pervers et c'est si doux,
"Enfin quoi ! c'est pas comm' nous,
Les z'hommes".

Z'aiment les femmes à la folie,
Passives, muett' et jolies
De préférence dans le lit,
Des z'hommes,
Au baby-room ou au boudoir,
A la tortore ou au trottoir,
Z'aiment les femmes sans espoir,
Les z'hommes,
Prostituées ou Pénélopes,
Apprivoisées ou antilopes,
"Toutes les femm' sont des salopes"
Pour les z'hommes...

C'est en quatre vingt treiz', je crois
Qu'ils ont tué la femme du roi
Et la déclaration des Droits
De l'Homme,
C'est depuis deux mille ans, je pense,
Qu'ils décapitent en silence
Les femmes d'ailleurs et de France,
Les z'hommes,
Z'ont abattu les Tibétaines,
Z'ont fricassé les Africaines,
Z'ont indigné les Indiennes,
Les z'hommes,
Z'ont mis le voile aux Algériennes,
La chasteté aux châtelaines
Et le tablier à Mémène,
Les z'hommes...

Excusez-moi, mais ell' me gratte,
Ma pauvre peau de phallocrate,
Dans la région de la prostate
Des z'hommes,
Excusez-moi, mais je me tire,
Sans un regret, sans un soupir,
De votre mafia, votre empire
Des z'hommes,
A chacun sa révolution,
Aurais-je seul'ment des compagnons
Qui partagent l'indignation
D'un homme ? "

mercredi 24 juin 2009

mon sponsor dans tous ses états







Pour ceux qui sont pas encore au courant, notre timonier de l'estuaire il aime les bateaux et l'art contemporain, donc à longueur d'année on se mange du bateau sur l'eau dans le port et de l'expo branchouille mais toujours de bon goût n'est ce pas (et en vidéo) Remarquez s'il avait vibré pour l'accordéon musette et les rillettes, on s'en serait tartiné autrement... C'est ça le prestige du pouvoir, ça permet de dépenser les deniers publics pour se faire son ptit plaisir.
Remarquez les bateaux ça fait joli dans le port surtout qu'il est vide d'habitude à part deux trois chalutiers asthmatiques qu'on a conservé pour avoir l'impression d'avoir la pêche.
Et puis attention, c'est de la bête de course que voilà, de l'évènementiel - vous savez les voiliers supersoniques avec plein de pub dessus qu'on croirait la caravane du tour - Et un géant des mers qui porte le nom d'un saucisson ou d'une banque, là on baigne dans l'aventure poétique, croyez-pas?
Le beau marin d'aujourd'hui c'est un peu l'homme sandwich des temps qu'ils sont modernes!