mardi 16 juin 2009

toc toc


"Toc-toc la famine à ma porte toutes les fins de mois et moi et moi et moi.
Les maux comme ils viennent le loyer les factures la part de l'Etat et bientôt payer l'air qu'on aspir'ra.
Alors nous serons tous frères faméliques et en fin d'droits à moins qu'le soir on préfère jouer d'son corps au fond des bois.
Après on s'fera la guerre le coeur dur le ventre plat autant de vies le vent emporte autant de tripes on mangera chacun défendra la sienne qu'importe c'qu'il en restera à moi les pieds dans l'plat à toi mon poing dans l'estomac.
Merci banquiers bravo mafia d'nous transformer tous en cancrelas" -hélène-

lundi 15 juin 2009

encore une nuit...



treize faits, dans le désordre
"Fait: 1866, alfred Nobel invente la dynamite.
Fait: 1882, Hiram Maxim invente la mitraillette.
Fait:
Chimes, les annales du lycée de Sciuate, font apparaître le nom de mon père à plusieurs reprises dans le volume concernant l'année 1948, en tant que vice-président (trois ans), membre du Key Club, vice-président du Key club, trésorier du Conseil étudiant, représentant de sa classe à chimes, rédacteur de la rubrique sports de chimes, membre de la chorale, joueur de l'équipe de football (trois ans) , acteur dans la pîèce montée par les élèves de terminale.
Fait: Mon père semble petit et bien propre sur lui sur les photos de classe, frêle, même surtout à côté de son meilleur ami, Ron Patterson, le délégué de classe.
Fait: Après le lycée, mon père suit des classes préparatoires, puis un semestre à la fac, à Boston college, où il échoue. Officiellement, il fait encore un semestre, pour continuer à recevoir l'aide financière de son père.
Fait: A ma naissance, mon père passe une annonce dans la presse locale. " Nicholas Joseph et Edmund Thomas, garçons jumeaux, sont nés mardi...", ce qui est faux, bien sûr. Mon jumeau fantôme porte les prénoms de mes deux grands-pères, Edmond et Thomas, comme pour les narguer, en leur demandant Vous ne croyiez quand même pas que je donnerais votre nom à mon fils?
Fait: Vers la fin des années 60, mon père se remarie et une fille naît de cette union, la demi-soeur que je n'ai rencontrée que cette fois dont j'ai parlé. Il lui donne le nom d'Anastasia, par référence aux Romanov, selon le même raisonnement qui l'a fait me nommer Nicholas. Il arrive à mon père de déclarer qu'il descend, du côté de sa mère, de la tsarine disparue.

Fait: Un certain Igor descend les Romanov. Très peu sont ceux qui le revendiquent pour ancêtre.
Fait: Mon père prétend aussi descendre, en ligne directe, par son père, du "premier roi d'Irlande" Fait: Le nom Flynn vient de l'adjectif irlandais flan, dont le sens approximatif est "aux joues rouges" ou "rougeaud". Apparament, le nom dérive du terme générique qui désigne un homme du commun, un bouseux, tous ceux qui clairement résident en dehors de l'enceinte du château. Plus proche du "Hep, manant!"que de "mon bon seigneur."
Fait: 1839, Dostoïevski est le témoin de l'agression de son père par une troupe de paysans déchaînés. Selon certaines versions, ils l'abreuvent de vodka jusqu'à ce qu'il en meure.
Fait: J'assiste à la même scène, mon père s'abreuvant de vodka, en continu, toute la semaine. Mon rôle est celui du fils, bien que je me sente souvent dans comme une troupe de paysans déchaînés.
Fait: 1878, Benjamin Disraeli déclare
Vous ne voulez pas m'écouter, mais un jour vous comprendrez.../..."

-extrait de: "encore une nuit de merde dans cette ville pourrie" un roman de nick flynn-gallimard-

"mon père sdf" une critique du livre par baptiste liger
-le site de nick flynn (en anglais)