mercredi 22 avril 2009

une certaine idée du sport




Un message du collectif: 44=BREIZH




"Quelques membres du collectif 44=BREIZH étaient présents le samedi 18avril pour la deuxième édition des « 10 km de la région Pays de la Loire » à Nantes. Il ont parcouru les 250 derniers mètres de la course affublés de masques à l'effigie de Jacques Auxiette et habillés dans le style colonial. Ceci afin de dénoncer les récents propos de Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire, qualifiant la réunification de la Bretagne d'« annexion des temps modernes », alors que c'est bien la partition de la Bretagne qui crée une situation empreinte de colonialisme envers le peuple breton. Les « clones » de Jaques Auxiette ont été accueillis avec les sourires et des applaudissements ironiques de la part des spectateurs...C'était aussi l'occasion de dénoncer la volonté des « Pays de la Loire »de faire coïncider le périmètre des organisations sportives avec celui de la région illégitime, ce qui crée de nombreuses discriminations en empêchant notamment les habitants de Loire-Atlantique de rencontrer leurs compatriotes lors des compétitions de niveau régional.Le secret espoir des promoteurs de la pseudo-identité ligérienne, c'est que le sport contribue à leur politique globale de création identitaire,au même titre que le modelage des consciences dans les lycées. M. Auxiette affirme lui-même qu'il a la « ferme conviction » que le sport « anime les territoires », et, ajoute-t-il « nous l'associons à tous les champs de la politique régionale et nous lui donnons toute sa place au sein de nos réflexions sur l'avenir et la construction d'une région » (1). 44=BREIZH demande a chacun de rester vigilant tant l'instrumentalisation de la pratique sportive est une constante des régimes répressifs et peu respectueux des droits de l'homme."


(1)brochure « Pays de la Loire : une ambition sportive »




Pour continuer de manière humoristique sur le sujet "sportif," à quelques mois du tour de france, olivier nous envoie une vidéo retraçant les glorieux exploits de quelques héros du pédalier...




mardi 21 avril 2009

comme à l'habitude
















Comme à l'habitude, ouvrir la fenêtre de la salle de bain au lever, avant le coucher aussi , prendre la température et se dire sans même s'en rendre compte, comment va mon monde? L'espace réservé par des hasards de vie, les quelques mêtres carrés ou des hectares à perte de vue, l'océan qui s'écume et la montagne infidèle, un arbre s'étiole mais un arbre quand même, la maison d'en face qui s'illumine à heures fixes... Ne rien savoir de plus mais retrouver ses marques comme sur une terre pacifiée. Chacun à son endroit, un univers marqué de repères tellement personnels, qui font l'histoire d'une vie ou d'un passage - des couleurs et des sons aussi, l'église qui s'égrène avec peut-être un léger retard d'après ta montre qui tombe pile, le camion des éboueurs deux fois par semaine, le néon vert de la pharmacie qui s'affiche en température et les vaches qui filent à la traite délivrance...Mais j'allais oublier, autant de saisons, le vent qui tourne entre lisier et café qui brûle chez le torréfacteur du bout de la rue, le marin annonciateur de pluie, le bébé de la dame rousse du huitième qui pleure chaque soir...Nous sommes faits de ce que nous appréhendons, remuons, trouvons, découvrons au fur et à mesure de l'aventure qui fixe notre quotidien d'humain à deux pattes et le cerveau entre et quand chacun regagne la boite décorée par ses soins, ses envies, ses moyens et qu'il entrouve l'espace d'un instant la fenêtre qui s'habitue à force , c'est peut-être pour vérifier si chaque chose est à sa place dans le décors de ses certitudes.