mercredi 4 février 2009

souvenirs du 29 ! demandez...






reçu ce jour...


"Le 29 janvier 2009.

Ce jour décidé jour de grève nationale est aussi le jour où notre famille a pris conscience que la violence policière peut concerner chacun d'entre nous.

Ce jour là j'ai rendez vous à dix heures trente avec mon cher et tendre place Leclerc à Angers pour manifester. Je l'attends avec nos trois enfants. Il ne nous a jamais rejoints.

Nos appels sur son téléphone portable restent vains. Je m'inquiète, mon homme est quelqu'un de fiable sur qui je peux toujours compter et il a très envie de manifester. A 12h45 j'apprends par un coup de téléphone de ma mère que B. est placé en garde à vue. Le motif « refus d'obtempérer, rébellion et incitation à l'émeute ».

Je n'ai pas le droit d'en savoir plus, je n'ai pas le droit de le voir ni de lui parler. Je ne connais pas non plus les circonstances de son arrestation. Je suis atterrée. Pour moi, la garde vue renvoie à une situation criminelle tout au moins à une mise en danger d'autrui.

Je cherche ce qu'il a pu faire. J'imagine alors qu'il a refusé de montrer ses papiers, comme il l'a fait une fois, en soutien aux sans papiers. Ce geste m'étonne car il savait que nous l'attendions mais je me raccroche à cela.

A 17h00. B. est libéré, sonné par le six heures passées dans une cellule, il se rend avec deux heures de retard sur son lieu de travail. C'est donc à 22h00 que j'apprends la vérité vraie. Et elle fait froid dans le dos.

Les faits

A dix heures 40 B. cherche toujours une place pour garer sa 405. Les manifestants sont très nombreux et empiètent sur la chaussée. Est-ce ce nombre qui effraie les gendarmes ? B. dans une file de voitures commence à s'engager rue du Mail. Il est arrêté par un policier qui tapant sur sa vitre lui demande à quelle vitesse il roule. « Je suis en première, donc à 20 km/h » répond le futur criminel. « C'est trop, vous ne devez pas dépasser 10 Km/ heure. » B. répond alors qu'il ne lui semble pas aller trop vite, qu'il cherche une place pour se garer et rejoindre à la manifestation sa femme et ses enfants. Le policier demande à voir les papiers du véhicule. B. présente la carte verte et explique qu'il a oublié la carte grise chez lui. Le policier annonce alors un contrôle approfondi du véhicule et lui désigne une place à l'opposé de l'endroit où il se tient. C'est en braquant les roues et en repassant la première que tout dérape. Notre voiture, une antiquité imprévisible, émet un hoquet qui projette le véhicule en avant. Personne n'est blessé ni même touché. Il s'agit juste d'une évidente erreur de manœuvre ( ce que reconnaîtra ultérieurement le policier le plus proche )

Ce hoquet provoque alors des faits incroyables. Un policier se rue sur la voiture, ouvre violemment la portière et entreprend avec six autres comparses d'extraire manu militari B. de la voiture. Celui-ci paniqué s'accroche à son volant. Il est sorti de la voiture, jeté à terre, maintenu sur le bitume un genou dans les côtes, pendant qu'un autre policier lui tire le bras vers l'arrière et le menotte. B. essaie d'appeler à l'aide en disant « Ne les laissez pas faire cela ». Un policier pour le faire taire, lui enfonce deux doigts dans la bouche. Une jeune fille ose intervenir. Elle est immédiatement appelée à circuler. B. est placé dans un fourgon. Quand il demande s'il était besoin de se mettre à sept pour le faire sortir de la voiture, s'il était besoin de le jeter à terre, on lui répond qu'il est grand et fort ( cela fait-il de lui un animal ? ) Quand il demande à ce qu'on lui desserre les menottes qui le blessent, on lui dit qu'il n'a qu'à le demander gentiment. B. refuse de supplier, il se fait traiter d'imbécile et garde ses menottes qui lui cisaillent le poignet et entrave sa circulation. Après un alcootest et test de présence de cannabis ( négatifs évidemment ) il est emmené au poste et mis en garde à vue.

Il passe six heures dans une cellule. Il est fouillé, on lui prend ses effets personnels, on relève ses empreintes, on le photographie. Il voit un médecin et un avocat. Ceux-ci l'écoutent et lui disent qu'il est victime de ce qu'ils appellent dans leur jargon « susceptibilités policières ». Apparemment, c'est de plus en plus fréquent. A 15h45, il est auditionné par un officier de police judiciaire qui en réfère ensuite au procureur qui lui-même décide de la remise en liberté de B. et d'une convocation judiciaire pour le 13 avril. Vraisemblablement pour un rappel à la loi.

Nous sommes très choqués par ce qui vient de se passer. B. peut toujours à peine bouger les doigts de la main droite. Il a mal aux côtes. Il fera constater ses douleurs par un médecin tout à l'heure. Mais surtout il estime qu'il a été victime d'un abus de pouvoir. Il compte porter plainte pour cela et aussi pour préjudice moral.

Comme beaucoup d'entre vous on tire souvent le diable par la queue en fin de mois, alors si vous connaissez un avocat, altruiste aux honoraires peu élevés, faites-le nous connaître…on va avoir besoin d'un coup de main !

Surtout, n'hésitez pas à faire passer ce texte à vos connaissances. Il faut que l'on sache que de telles situations se multiplient aujourd'hui. Pour vous en convaincre, lisez sur Wikipédia le dernier paragraphe de l'article sur la garde à vue. C'est édifiant.

J'aurais adoré épouser Robin des Bois, Jesse James, Che Guevara. Peut-être d'ailleurs que B. un peu de tous ces personnages en lui… mais en attendant, ce jour-là il était surtout un simple citoyen conducteur d'une vieille voiture, ayant oublié sa carte grise.

Vous admettrez en lisant ces faits qu'on se demande d'où vient le chef d'accusation que je rappelle pour conclure ce billet « Refus d'obtempérer, rébellion, incitation à l'émeute ».

Bien à vous E."
merci à pascale-remy et sneck

leur suffisance


Parfois l'image est inutile tellement de leur voix onctueuse et calibrée ils transpirent de suffisance, à tel point que ça dégouline à travers les mailles du haut parleur pour finir en flaque graisseuse et nauséabonde sur le carrelage de la cuisine. Ils se ressemblent tous, prévisibles, et si peu naturels qu'on les croirait inscrits comme : élèves nuls d'un cours privé pour futur crève l'écran. Et dans leur cas, le prof aurait dit " Franchement, je vous conseille de changer de métier. Tenez! Essayez plutôt la politique, là on en cherche toujours des mauvais acteurs, et vous avez un certain talent.

Tout à l'heure, en plein travaux pratiques, on a pu remarquer sur canal plus dans l'émission "le grand journal" le ministre chargé du plan de relance- ça vient de sortir, enfin juste pour l'intitulé parce que son porte manteau on le connait bien , pensez donc ,depuis assas et le mouvement d'extrème droite -occident- il en a fait du chemin lesieur (et oui c'est une huile maintenant) devedjan en passant de la barre de fer au barreau, puis à la droite frileuse des ptits commerçants. Et maintenant le voilà chargé de faire avaler le brouet génial de son moulin à vent de gourou- et ça tombe bien il a déjà la gueule enfarinée de l'emploi- Comme à la télé rien n'est fait au hasard, on peut donc supputer que c'était exprès que l'on ai installé à côté de lui, un couple dont le monsieur avait passé une année entre les mains d'une bande de scouts pas rigolos en colombie. Et là forcément pour faire de l'audimat, on a eu droit à la séquence émotion du monsieur la voix brisée qui racontait son calvaire et expliquant ensuite qu' avec sa femme et bien ils avaient tout perdu et qu'ils vivaient en mobil home. et c'est là que la vulgarité a pris tout son sens quand le monsieur loyal du flan de relance a dit qu'il s'occuperait personnellement de l'affaire et il a même -allez pendant qu'on y est- c'est bon ça coco pour l'audimat et la carrière- posé sa mimine manucurée sur l'épaule de l'ancien otage qui bien sur lui a dit merci, qu'est ce que vous vouliez qu'il fasse d'autre? Naturellement au palmarès du mauvais goût pas sur qu'il aurait la palme, ça se bouscule tellement au portillon genre la sainte poitou des paralytiques - frater -mitée- frater- mitée...Mais bon s'il fallait donner tous les noms des tenants de la démagogie, du prèt à tout pour se chatouiller avec la caméra, il y aurait surement de quoi remplir un joli tome de l'encyclopédie universalis. Ils sont puants et fiers de l'être puisque c'est leur conception de la politique et ainsi en dénaturant le sens noble de la chose, ils en détournent à tout jamais des générations qui se disent : tous pourris- Voyez, c'est un peu comme ces gamins de sixième a qui l'on va faire croire que la musique c'est souffler dans un pipeau, et le théatre se résume à molière...Mais revenons à nos politicards- prêts à tout pour conserver leur poste- c'est que ça rapporte cette affraire là. Ils nous la jouent- grands hommes- pas du tout intéressés, se sacrifiant au service de la nation et de ses brebis et blabla... Ben tiens! on va les croire et d'ailleurs si ils font pas ça pour la tune, z'ont qu'à -par solidarité- demander à être payés au smic- comme cela ils auront une idée un peu plus précise de la réalité d'une majorité de citoyens de leur pays-Mais non pensez donc, ça a des frais ces gens là, vous vous rendez pas compte! tiens demandez plutôt aux journalistes ce qu'ils en pensent, eux, ils vous expliqueront, ils connaissent bien le sujet vu que la plupart c'est leur potes- alors ils vont pas cracher dans la soupe et j'aime autant vous dire que côté suffisance z'ont approfondi le sujet- Ben dame! c'est un métier!