vendredi 14 novembre 2008

près du vieux môle






















"Il est des rêves comme des désirs, qui nous trottent dans la tête, et nous dérident, au creux de la vague, ils dérivent, au gré des vents qui nous chavirent, notre corps devient bateau ivre, et les écueils nous projettent, sur morne plaine, landes de bruyères, triste, nous sommes dans la partance, mais errance nous ramène sur cette grève, où les mouettes aux talents charognards peinent, rieuses, elles sont , de nos déboires maritimes, mais nous savons en deçà de l’animal que…Tel l’ambre nordique des cachalots, L’inclusion se fait et les mouvements du reflux intègrent nos mésaventures…." -dorice-












"mes rêves luttent contre des lumières ainsi qu'un flot furieux l'aurore teinte mon nez de clown s'étale la mer de vagues et s'immobilise pendant ses larmes là un marin imaginaire gobe une mouette parfaite et s'envole..." -marc-

escale d'automne











"Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage. Et la mer est amère et l’amour est amer, l’on s’abîme en l’amour aussi bien qu’en la mer, car la mer et l’amour ne sont point sans orage. Celui qui craint les eaux, qu’il demeure au rivage. Celui qui craint les maux qu’on souffre pour aimer, qu’il ne se laisse pas à l’amour enflammer, et tous deux seront sans hasard de naufrage. La mère de l’amour eut la mer pour berceau, le feu sort de l’amour, sa mère sort de l’eau, mais l’eau contre ce feu ne peut fournir des armes. Si l’eau pouvait éteindre un baiser amoureux, ton amour qui me brûle est si fort douloureux, que j’eusse éteint son feu de la mer de mes larmes." pierre de marbeuf-