samedi 11 octobre 2008

vas y papi jacques, envoie la sauce


Pour ceux qui ont eu la chance, que dis-je, le privilège d'assister à un concert de maitre jacques, je n'apprendrais rien en disant que c'est toujours un grand moment, mais ça on le sait déjà en prenant ses aises dans la salle de concert, que ça va être bien! Seulement à chaque fois, le monsieur "fou chantant" -deuxième du nom - il arrive encore et toujours à nous surprendre, parce qu'il transforme son spectacle en tour de magie et la salle, en table de bistrot où l'on se retrouve avec un pote qu'on a pas vu depuis longtemps et qui va nous raconter, à nous personnnellement, ses souvenirs et nous embarquer dans des histoires qui vous collent des images, des odeurs des saveurs... sur la rétine et partout ou y'a de la place. Jacques higelin, c'est un concentré d'humanité, un type qu'on aime parce qu'on ne peut pas faire autrement, tellement il nous entoure de sa chaleur, de son envie profonde et sincère d'être à côté de toi, de te tenir la main mais aussi de bousculer tes certitudes. Bon! je suppose qu'il en a rien à cirer, mais faut le proposer comme futur prix nobel de la paix ce gars là.
mardi 14 octobre à 20h30 au carré d'argent -pontchâteau-

le samedi d'avant


Avant! le samedi, la journée commençait sur un paradoxe, le plaisir d'en finir ou presque avec la semaine et la peur d'une matinée qui allait forcément ressembler à une tragédie puisqu'il y aurait les résultats du contrôle de maths livrés par monsieur possard, terreur en chef ,dans sa blouse grise parfumée au tabac- du bergerac- je m'en souviens très bien parce qu'il envoyait les élèves à tour de rôle lui en acheter au buraliste de l'avenue léon blum. Ah! ce cher monsieur possard, comme il aimait bien humilier les élèves, ptêt qu'il avait connu une enfance difficile, des brimades, des gars de sa classe qui le bousculaient, un père violent...je ne suis souvent demandé qu'est ce qui avait bien pu pousser ce ptit bonhomme hurleur à autant de méchanceté sur des momes de 6em, bien sur je n'ai jamais eu de réponse, j'étais pas assez intime, ni courageux pour lui poser la question, quoique question intimité quand il me fracassait le nez sur le tableau cela faisait une jolie tache rouge sur le vert et on pouvait dire qu'alors nous étions physiquement proches mais....Mais le samedi après-midi il fallait vite oublier, ne pas gâcher les précieuses heures de liberté, à déambuler avec mon copain marc dans l'avenue de la rep. jusqu'au monoprix et retour sur le trottoir d'en face, avec une halte aux nouvelles galeries et ses escalators-rayon disques, deuxième étage- D'autres fois, avec quelques années de plus, nous irions nous goinfrer de gâteaux chez blanchot, en sortant du ptit tri-curieux mélange de crème au beurre sur une flaque de bière....tout comme celui de deux chevelus au poil graisseux, au milieu de mamies permanentées, buveuses de thé. Le samedi d'avant, sur les 17h heures, il fallait obligatoirement rentrer, c'était le jour pour le grand nettoyage et se vautrer avec délice dans la baignoire bleue obao.Tu te laves? oui maman! on remettait un peu d'eau chaude histoire de faire durer le plaisir, et avant que ce ne soit complètement froid céder la place à la suivante, ma soeur pour ainsi dire. D'autre samedi encore, et la foire aux oignons qui serpentait fin septembre dans le centre ville, entre le boulevard gambetta et la place marceau où des dizaines et des dizaines de camelots installaient leur auvent multicolore. C'était noir de monde, marché aux bestiaux place du 8 mai, rue de la paix:"je vous met un torchon deux torchons trois torchons et en prime...", fête foraine place marceau, pomme d'amour, barbe à papa, pets de none, frites...et train fantome, auto tamponneuse, chenille pour ...digérer! Des samedi à n'en plus finir et qui passaient trop vite, des samedi d'enfance où la nuit venue mon père fermait boutique, j'entends encore grincer le volet roulant; et puis, avant de monter dans les appartements il fallait remplir le seau à charbon et nourrir la chaudière qui ronflait et qui me regardait de ses yeux rouges. A chacun sa madeleine n'est ce pas....