vendredi 11 juillet 2008

jours de cirque
















"La lumière des arbres s'éteignit au beau milieu du spectacle. On pouvait craindre que les chèvres géantes n'en profitassent pour arracher et brouter, histoire de rire un brin, les oreilles et les barbes, et les lingeries odorantes des femmes; Mais le dompteur avait des yeux de braise et le charme ne fut pas rompu. Mieux! les acrobates continuèrent, comme si de rien n'était, de tourner autour de la barre, de faire la planche entre les agrès, de se suspendre en grappe au portique, sans négliger de faire, après chaque exercice, leur habituel et fat salut, que personne ne pouvait voir. Ceux qui espéraient un accident en furent pour leurs frais, et la lumière revenue soudain dans un grand AH! qui laissa la foule béante, nous montra, en parfait équilibre sur le trapèze, un grand avion de chair dont trois gigolos musclés étaient les ailes, et l'hélice une jeune femme un peu forte, au maillot troué, aux aisselles velues." -le cirque- jean rousselot-










"Des lions décharnés tournent en rond sous le regard cynique de clowns égrillards. Au long des lunes tournent les jours tournent les jours encore et toujours. Un peu de sable gris crisse sous les dents des lions tristes aux regards ardents. Au long des lunes tournent les jours tournent encore et toujours les lunes et les lunes. Une fillette maigre assise sur le sable écarte sa culotte sous le reagrd égrillard d'un clown leste. Et tourne la lune et tournent les lions sur la terre et sur le sable et tourne la nuit. Des mouettes criardes pleurent la nuit atroces. Et tourne la lune sous la lune et sous le sable. Et la mer se traine à mes pieds où elle vient mou-Rire-" le cirque et la mer-(les marais) publié par wimet dans poésie sauvage










"Je vois encore les voltiges devant mes yeux Devant mon âme A côté de mon coeur Les silences, puis la musique Ça bouge dans l’espace Des instants magiques On vole sur scène On se frotte à peine Le vertige du papillon Des moments impressionnants Et c’est partit sur le trapèze Ou sur ces tuyaux qu’on caresse Qu’on escalade Ou simplement c’est là qu’on se balade Et la musique retentit L’envol des papillons Comme un feu d’artifice Tout bouge sur la piste Et ne s’arrête pas Tous les espaces sont occupés On s’en donne à coeur joie On glisse par dessus la balustrade Les cabrioles on la douceur de la marmelade Et on apparaît comme par magie D’une trappe Puis tout roule et se déroule Le tambour hurle On se touche à peine Ce sont des corps, ou des poèmes? La magie rayonne Elle transmet ses donne sEt après un long voyage Tout s’étale Les lumières s’éteignent Et le coeur s’embrase Une pure poésie Que j’ai vue et que je vis MERCI."-un cirque ou un poème pas comme les autres- josé mangano-










"Dans ce cirque idéal plein d’oiseaux rigolos l’artiste jongle avec des mots puis il vole leur chapeau aux mots comme : tête aux mots comme : bêche pour coller des accents circonflexes aux yeux des enfants étonnés." -le cirque à cinq centimes-michaël lecomte-






"Sur la terre, je me tiens sur un seul doigt , sur le monde tête en bas, j'ai renversé ma coupe de champagne dans la mer, du détroit de bering à l'islande toutes les otaries sont bourrées."-le cirque-marie machu-poésie-les contes de schanaty-










"Ooooh ! Quel bazar, quelle zizanie, c'est l'cirque ici aujourd'hui ! Il est écrit : ce soir, unique représentation. Mais alors, le facteur n'apportera plus sa livraison ! A moins qu'il ne passe encore demain ... Mais il ne pourra pas si c'est la fin ! Si c'est une boîte éphémère, sa durée de vie est précaire. Et pourtant... cela fait déjà longtemps que le cirque est présent ...ALORS ? Aaah oui ! Le spectacle est ultime ! Pour chaque jour qui défile ! Défilé de clowns et de trapézistes Que cette famille, bricoleurs artistes nous joue publiquement au plus grand plaisir des enfants. Apprécions la pitrerie de ces Achilles véritables acteurs venus dans notre ville, mais tristes ou hilarants, n'oublions pas leur talent. Simplement, jeunes ou vieux, laissons-nous emporter par leur jeu,"-roxanne-










Et comme un cirque peut en cacher un autre, voici une vidéo du cirque bidon, sur son spectacle "ça tourne" Rappellons que le cirque bidon a commencé sa longue carrière dans les années 70 ici même en bretagne sud -certains se souviendront sans doutes de soirées mémorables à la MJEP du temps de gilles durupt, c'était bien sur avant que la culture nazairienne ne s'aseptise ou comment dire se "fanalise" - et puis... le cirque bidon lui aussi, s'en est allé , sillonner l'europe du pas tranquille de ses chevaux. C'est sans doutes le dernier cirque français travaillant "en palque" c'est à dire sans toile de chapiteau-voilà ce qu'ils racontent d'eux mêmes: "Au carrefour de la vie rurale et urbaine, sur fond de dérives de la modernité, nous y retrouvons l'émulation de la vie populaire avec ses côtés absurdes. Mettre en valeur ces thèmes à travers les arts du cirque, rejoint les idées que l'on retrouve dans le film "Jour de fête" de Jacques Tati : L'arrivée des manèges et de la fête. Le cirque Bidon se déplaçant de ville en village en roulottes tirées par des chevaux rappelle cette dimension mythique de la fête foraine. Dans l'univers du Cirque Bidon, on retrouve le regard tendre et ironique de Tati. Ce spectacle poétique et burlesque fait quelques clins d'oeils au cinéaste. Ici, le Cirque Bidon s'est installé chez mémé biquette, personnage réfractaire à l'arrivée des saltimbanques et toujours bougonne. Se prenant d'affection pour la jeune trapéziste, elle se laissera emporter par la magie du spectacle. Des numéros inattendus se dévoilent aux spectateurs au rythme de la musique tzigane. Entre théâtre et arts de la piste, ces précurseurs du nouveau cirque vous feront vivre des moments inoubliables. "

jeudi 10 juillet 2008

madame la dépitée de saint-nazaire


lu dans l'excellent: estuaire mag : "Notre députée est-elle naïve? Dans un interview à Ouest-France paru le 8 Juillet, Notre députée de Saint-Nazaire Madame Bouillé, dénonce avec justesse "Le bradage de nos services publics. Tout ça pour faire des économies." Avalerait-elle l'explications de Sarkozy et comparses? "f aire des économies."? Sous ces mots répétés se cache une toute autre stratégie. Celle mise au point par les doctrinaires dits néo-libéraux, qui consiste pour soit disant relancer l'économie, à offrir à des investisseurs privés en recherche de profits, de nouveaux terrains de jeux d'argent: les entreprises et services publics qui leur échappaient, énergie, éducation, santé, défense sécurité, communication, placement professionnel etc...Une stratégie économique.Il y avait du blé à se faire dans la télé. Ainsi naquit et profita TF1. Il y a du blé à se faire dans la distribution et les services assurés jusqu'ici par la poste. Affaire d'imagination! Il y a du blé à se faire dans la santé. C'est même fou avec les peurs qu'on entretient. Ce sera l'affaire des assurances, de mêche avec les industriels pharmaceutiques et les marchands de soins. Il y a du blé à se faire dans des écoles privées, des cours sur tout et de n'importe quelle manière pour les bébés des élites!!! Aux minables on re-fabrique une école de minables qui apprenne à obéir, à subir, et à penser comme la télé ou la pub.Il y a du blé à se faire dans la sécurité et la défense. A l'exemple de ce qui se passe chez Bush, ,l'armée doit être réduite à un corps essentiellement de pros (pas des amateurs comme l'a dit Sarkozy à Carcassonne) des jeux électroniques et informatqiues, exercés aux écrans. (L'exploitation télévisuelle de l'intervention contre les araisoneurs du Ponant a été un moment important comme un propotype des interventions militaires futures.)Les interventions musclées sur le terrain seront sous-traités (comme dèjà en irak) à des entreprises de mercenaires et pour qu'ils aient du travail, on offrira nos services au commandement américain (par otan interposé ou non) qui se charge de désigner sans cesse les fauteurs de troubles et les terroristes à combattre...Il y a du blé à se faire dans les programmations pour la sécurité, les équipements de contrôle et de surveillance.. Les militaires qui s'étaient engagés sur un idéal sont en train de comprendre qu'ils n'ont plus leur place. Des mercenaires salariés les remplaceront dans des guerres sans sentiments ni règles, sauf celles du profit toujours plus.Que partout où il, y a du profit possible, Sarkozy a décidé de liquider tranquillement les effecrifs pour préparer sournoisement, c'est sa différence avec Bush, la mutation économique.Faire diriger la nation sur le modèle des entreprises et par les hommes d'entreprises et pour leur profit. Dès le soir et le lendemain de l'élection professionnelle, cette conception était affichée et lisible!Pour cela, il faut neutraliser les syndicats, les droits et les espoirs des travailleurs. C'est bien parti. Déstructurer la justice tant qu'on y est. Il faut même encourager les pauvres avec la complicité naïve de Martin Hirsh et des religions à accepter d'être pauvres.Les députés de droite, et les sénateurs sont les complices de cette braderie honteuse et les fossoyeurs de la démocratie, des traitres au service des hommes d'affaires qui se jouentd'eux, tellement bouchés d'ailleurs que pour la plupart ils ne s'en rendent pas compte.Et Madame Bouillé du Parti socialiste dans tout ça? Elle croit naïvement aux explications du gouvernement au lieu d'appeler à la révolte? "-scaf de fond-
et oui cela s'appelle l'ami -accord multilatéral sur l'investissement-cela est planifié et mis en place peu à peu et par dessus les états dits souverains, par les néo-libéraux (de droite comme de gôche, si cela veut encore dire quelque chose...) et ce depuis 1995... Mais dites moi les privatisations des services publics n'ont-elles pas commencées quand la gôche était au pouvoir en france? et quand celle ci dirigeait l'europe avons-nous vu une différence de point de vue sur la question? le dessin provient z'aussi de l'excellent estuaire mag