jeudi 19 juin 2008

le titre n'a rien à voir avec le texte






















"Caporal normal, l'heure est grave. Les mots tombent comme des bombes dans les guides d'achat et les modes d'emploi. Votre mission consistera à:






(1) vous infiltrer à travers les lignes de texte ennemies-(2) pénétrer dans l'hôpital de campagne du dictionnaire-(3) reconnaître chacun des milliers de mots allongés dans les lits à étages installés à chaque page-(4) examiner devant chaque matelas ce que l'ennemi appelle dans sa propagande "la définition" Il s'agit de la description des symptômes de la maladie sémantique, chaque mot à des symptômes différents, toutes les forces armées de la langue française sont affectées par cette maladie-(5) endormir les civils qui vous lisent-écoutent actuellement avec la grosse seringue poétique qui est dans votre paquetage-(6) oto-rhino-laryngologiser, voire gynécologiser et même obstétriquer tout ce qui sera à portée de tir de votre capacité d'y comprendre quelque chose, pas de quartier caporal! cette mission est vitale pour l'avenir de la patrie linguistique et en revenant de mission, montez moi le courrier. Rompez!".../....






".../...(1)Faut décongeler les mots gripés qui ont la fièvre (2) Faut bourrer de sirop les mots trop timides et qui toussent (3) Faut éponger à la couche-culotte les mots trop discrets et qui s'oublient (4) Faut asperger de désherbant les mots trop confus et qui s'emmêlent (5) Faut encastrer dans une cadillac décapotable les mots trop bonnards et qui décoiffent (6) Faut balancer une tondeuse aspirante sur les mots bien peignés à la mode.../..."le titre n'a rien à voir avec le texte-(extraits)-normal-blah-blah-blah-slam poésie-editions florent masso et spoke éditions-2007-

mercredi 18 juin 2008

mets de l'huile...


olivier m'a envoyé une info à faire froid dans le dos et ailleurs aussi concernant de l'huile de moteur que l'on aurait retrouvée dans de l'huile de tournesol; Alors évidemment quand on reçoit ce genre de courriel, la première chose à faire avant de publier, c'est d'essayer d'en savoir un peu plus, car n'oublions jamais que si bien des saloperies sont faites sur notre planète, capitalisme aidant, tout ce qui circule sur la toile est loin d'être la vérité, alors la première démarche d'internaute à peu près responsable, avant de diffuser à tout son carnet d'adresses toutes les infos les plus délirantes les unes que les autres que l'on reçoit régulièrement, c'est d'aller voir du côté de sites sérieux et spécialisés dans les rumeurs ("hoax" in engliche) comme par exemple celui ci: hoaxbuster! et bien figurez-vous (quel homme responsable ahuuuuuu!!!) c'est ce que j'ai fait et il semblerait que la chose soit sérieuse d'autant que le canard enchainé qui est du genre à ne pas balancer des infos bidons (d'huile) en a parlé le 14 mai dernier, voici quelques extraits de l'article repris sur indymédia :

"Achetées en Ukraine, 40000 tonnes d’huile de tournesol coupée au lubrifiant pour moteur ont été distribuées en Europe. Et les produits concernés n’ont pas du tous disparu des rayons français."
Depuis le 5 mai, de mayonnaise, des plats cuisinés, de la vinaigrette industrielle, des conserves à l’huile, etc… préparées avec de l’huile de moteur sont en vente dans les grandes surfaces. Et ce avec la bénédiction des pouvoirs publics et de la Commission européenne. Bien sur, le consommateur n’a pas été informé…
Officiellement, tout commence le 21 avril dernier, quand le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et accessoirement propriétaire de Lesieur, prévient la Répression des Fraudes que son usine de Sète, où est raffinée de l’huile de tournesol brute, il y a un sérieux pépin. Une grosse rasade d’huile achetée en Ukraine est farcie à l’”huile de moteur“, huile minérale dérivée d’hydrocarbure. Et pas qu’un peu : d’après nos informations, sur 2800 tonnes d’huile apparemment irréprochable, livrées en France, 19 tonnes auraient mieux fait d’aller graisser des rouages et des pistons que des gosiers. Deux jours plus tard, la France informe officiellement ses voisins européens : cette cargaison fait partie d’un énorme lot de 40000 tonnes, qui a atterri non seulement en France, mais aussi aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. Et c’est tout le lot qui a été trafiqué ! De quoi, pour les escrocs, se faire du beurre : sachant que la tonne d’huile de tournesol brute est vendue 1800 euros et que d’après les confidences d’un fonctionnaire de la Commission européenne, ce sont en tout pas moins de 280 tonnes d’huile de moteur qui ont été introduites en douce dans les containers, les margoulins d’Ukraine ont empoché un bénéfice de 504000 dollars (moins ce qu’ils ont déboursé pour l’huile bidon, certes, mais celle ci coûte des clopinettes).
A partir du 26 avril, la Commission européenne et la répression des fraudes rendent publique l’alerte. Officiellement, l’huile de tournesol frelatée mise en bouteilles et les plats préparés à partir de cette mixture ont tous été retirés des rayons et “n’ont pas atteint le consommateur“. Fort bien, mais, au fait combien de lots ont été retirés en tout ? Questionnée par “Le Canard”, la DGGCRF, autrement dit, la Répression des fraudes, explique que “compte tenu du nombre d’entreprises concernées, il est impossible d’en connaître le nombre exact“. Chez Carrefour Promodès, enseigne qui possède la moité des grandes surfaces alimentaires en France, on admet du bout des lèvres avoir retiré pas moins de… 200 produits concernés !
Bref, tout baigne. Sauf qu’il reste un léger problème : Saipol, la maison mère de Lesieur (laquelle marque a fait répondre au Canard par son agence de com’ qu’elle n’était “en rien concernée“), a reçu sa cargaison d’huile frelatée fin février. Et n’y a vu que du feu. Jusqu’à ce qu’un mois plus tard un industriel du nord de l’Europe, destinataire du même lot, l’informe après analyse que quelque chose clochait dans l’huile de tournesol ukrainienne . Et ce n’est qu’un mois plus tard que Lesieur a enfin sonné l’alerte auprès de la Répression de fraudes. La question qui se pose est cruciale : combien de produits assaisonnés à l’huile frelatée ont été conditionnés et commercialisés entre-temps ? Saipol reconnait avoir raffiné l’huile en question pour la vendre ensuite à “une trentaine de clients de l’industrie agro-alimentaire“ (1), dont il refuse de citer les noms. Mystère et salade verte. […]

(1). Parmi lesquels on trouve Saupiquet, Unilever (propriétaire de Knorr, Magnum, Fruit d’Or, Miko, Planta Fin, Amora…) mais également Carrefour Promodès et Auchan. Ainsi, on peut trouver cette huile de moteur dans des bâtonnets de Surimi, du céleri rémoulade, de la soupe de poisson en conserve, du poisson pané, des paupiettes de veau, du thon et des sardines à l’huile, mais aussi dans la pâte à tartiner chocolatée, le blé pour petit déj’, les gauffrettes à la confiture, les barres céréalières et sucrées pour les enfants, les cookies et bien sur la mayonnaise, le tarama, la sauce béarnaise et enfin de la sauce vinaigrette.

bon appétit bien sur!