lundi 2 juin 2008

non mais, t'as vu le temps?
















"Non mais, t'as vu le temps? " une petite phrase entendue ce dimanche et qui semble faire son chemin sous les premières gouttes du mois de juin. Et ça, figurez-vous que même si voilà au moins un sujet ou nos élus qui brillent autant que leur gourmette n'y sont pour rien, et bien c'est quand même sacrément mauvais pour leur image dans l'opinion publique! C'est comme ça, quand il fait beau, surtout à l'approche des vacances, les soucis du quotidien ont tendance à s'estomper pour laisser la place au futur estivant à la trogne aussi ahurie que son bermuda. Les problèmes, il sera bien assez tôt pour s'en occuper à la rentrée, et même l'essence qui si ça continue va devenir aussi chère que le foie gras d'importation n'arriverait même pas à nous priver des joies de la baignade dans la grande flaque fétide, mais toujours bleue! Seulement, de la flotte, un ciel morose et là c'est... la goutte d'eau qui pourrait bien faire déborder la colère jusqu'ici contenue à coups d'annonces moralistes et bidons. Alors entre-nous, vive la pluie et la révolution, vive l'orage et la tempête sociale car on ne le dira jamais assez, sous le soleil, les camarades s'alanguissent, se préoccupent de l'indice de leur crème anti-cancer et du rosé ingurgité dans une gargotte de la 113 avec ses effets secondaires dévastateurs, une fois allongé sous le cagnard provençal. Tandis que une bonne averse pour vous pourrir les congés de moins en moins payés et là, ça grogne sous les duvets! Et comme il faut -toujours- un responsable devinez vers qui ou quoi vont se tourner les estivan(g)ts ? allez hop! un, deux, trois, "il pleut, il mouille, c'est la faute à la grenouille"





tiens, en parlant de manif, selon nos informateurs sur place, la gay pride nantaise fut samedi un grand succès et arrête ton char rené, en plus, sous le soleil. Vous y étiez et vous voulez retrouver l'ambiance ou vous n'y étiez pas parce que trop coincé, placardisé ou hétéro ascendant bidochon dans tous les cas, si vous voulez vous rincer l'oeil et même les deux (yeux! ouf...) je vous conseille d'aller faire un tour par ici , et franchement pour qui a une fois dans sa vie assisté à ce genre de grande fête musicale et sacrément colorée on ne peut que se dire que les responsables des centrales syndicales devraient aller y faire un stage, outre le fait que cela pourrait éventuellement leur ouvrir des horizons insoupçonnés, ils pourraient en tout cas prendre des cours de manif et donner un peu de peps à ce qui ressemble en général à des processions pour militants en phase dépressive. allez de la couleur, de l'humour- "la révolution sera joyeuse où ne sera pas"- (fume c'est du trostsky) les photos d'illustration sont de fabrice keck et proviennent du site marche des fiertés

samedi 31 mai 2008

la faute à qui? où, c'est quoi l'idée?







C'est quoi l'idée? Ben tu sais, c'est finalement un peu toujours la même- on vit dans un monde libre où la seule contrainte c'est d'avoir de l'argent pour vivre. En quelque sorte, c'est dans la poche, et l'Etat avec son grand E, il dit ce qu'on lui demande d'expliquer, et à ce sujet on ne peut que féliciter les politiques patentés pour trouver en permanence les mots pour faire croire que les décisions sont justes et à prendre sans délai! Où vont tes rêves garçon? Ainsi, on t'aurait fait croire que l'argent collecté au nom de la nation n'avait d'autre but que de faciliter la vie des citoyens en pronant l'égalité, le respect et la solidarité entre les âges, les sexes et les différences. Des gus pas vraiment idiots, ont même imaginé des systèmes de santé pour tous et la prise en charge des soins quelle que soit sa situation économique. D'autres ont pensé que chaque mois de ta vie de travail tu allais mettre de l'argent de côté pour pouvoir plus tard en profiter lorsque tu ne produirais plus de profit. Y'en a même qui se sont dit qu'il fallait offrir à chaque gamin un tronc commun d'éducation, l'accès aux sciences élémentaires et l'apprentissage à la pensée individuelle. Il y en a aussi qui ont suggéré que les services indispensables à l'hygiène, la santé, le bien être... la vie, devaient être garantis , protégés, et exempt de toute démarche mercantile! exemple: l'eau, le gaz, l'électricité, les liaisons téléphoniques, les transports publics...alors c'est quoi l'idée, et bien que tout est marchandise: la culture, l'école, la mort, la maladie, les études, le plaisir, l'éducation, la pensée, la sécurité, l'Homme... Et si nous n'y prenons pas garde nous serons bientôt en tête ou queue de gondole. Méfions nous des faux ami qui sans faire de bruit mais avec une logique implacable, avancent leurs intérêts et les pantins qui transpirent pour eux et aussi bien sur un peu de galette n'ont que peu de rapport avec le génie humain quand il s'imagine et s'invente au service de tous.