mardi 13 mai 2008

fleurs de mai



































































"Un beau matin j’ai entrouvert la porte de mon jardin secret….Quelques fils d’araignée brodaient une rosace meurtrière sur la goutte de rosée, c’était l’été…la courbe parfaite de l’arc en ciel encadrait la ramure sombre des grands chênes immobiles. J’arpentais ce bonheur à pas lents, attentive à la sève d’or des plaines et leur moisson, à la pâleur des étangs calmes, un peu jaloux de n’être qu’un lit d’amour pour la rose de Monet, aux chemins de clairières et leur douce somnolence à l’abri des forêts et leur vaste ramure. J’avais même ajouté des champs et leur parfum de blé, quelques empreintes de fleurs blanches..des roses sans doute…Quelques pieds d’Alouette pour parfaire le décor, évidemment quelques chuchotements d’oiseaux..pour animer le tableau…Mais j’avais oublié l’essentiel, ce frisson intérieur qui élargit le temps, un bruit de galop..mais surtout ce craquement lumineux du vent sur les îles claires, la rouille d’une falaise, la promesse des pierres sur l’ombre millénaire d’une montagne d’azur, bref ce vent chaud qui joue à saute mouton sur la maille du jour, et les derniers rayons pailletés de poussière sur l’infini continuité des choses, la caresse d’un nuage..il me manquait encore quelques couleurs sur l’écume en fleur, le froissement du ruisseau, le parfum d’un tilleul, même l’horizon retenait son souffle…Puis le silence soudain..alors j’ai refermé la porte." -alix-






















au ras des paquerettes


"Sans ce penchant pour une personne l''être aimé sans les ailes que ça vous donne d'être aimé. On reste au ras des pâquerettes au ras des pâquerettes. Sans cette attirance qui plane sur le monde dont on est toxicomane tout le monde. On reste au ras des pâquerettes au ras des pâquerettes. L'envie de voler si légitime passe par des moments intimes. Sans les mots de jalousie les bagarres mouchoirs lancés des trains partis dans les gares. On reste au ras des pâquerettes au ras des pâquerettes. Si l'amour est une montgolfière la vie un voyage pas long à faire. Montons au-dessus des villes, des campagnes sous l'effet de nos baisers de propane. Cœurs légers, cœurs légers dans les nacelles. Les amoureux volent dans le ciel laissant en bas les cœurs lourds de ceux qui n'ont pas d'amour. La vie sans l'amour et ses délices qu'en est-il ? C'est comme un avion sans hélice inutile. On reste au ras des pâquerettes au ras des pâquerettes. Sans les mots d'amour chéris adorables laissés sur les messageries des portables. Sans les ballons dans nos berceaux qui s'envolaient; Sans les seins de Sophie MarceauQu'est-ce qu'on fait ?On reste, on reste, on reste..." alain souchon-laurent voulzy