mardi 4 mars 2008

le béarn par la côte







A peine le temps de garer la limousine, de poser les valises et zou - coucou saint nazaire le retour. Dites! fait pas bien chaud par chez nous...Oh! oh! croyez pas que je revienne de quelque isle de l'océan indien, ben non côté exotisme c'était du genre plus soft même si passé le pont de la gare, le dépaysement est forcément de rigueur- J'étions aux pieds des pyrénées, dans la banlieue paloise pour une concentration familiale. La capitale béarnaise et ses environs, tout cela est fort propret, joliment coquet; comme dirait l'autre on sent qu'il ya de la tune dans le bourg et puis ça ferait surement plaisir à philmouss qui les adore, on y croise du 4/4 en pagaille, des gros tout noirs aux vitres teintées , on dirait des corbillards tout terrain, mais ptêt que si le "bayrou pète" ( misère, c'est pas l'air des pyrénées qui a fait élever le niveau-voix off-) on aura bientôt à la place de beaux tracteurs oranges, va savoir! Mais parlons en du béarn et il se trouve que notre cité de l'estuaire possède son avenue de béarn! ben ça alors comment ça se fait? et pour trouver la réponse, comme d'ailleurs pour connaitre l'histoire en général des noms de rue de saint nazaire, il existe un bouquin fort bien documenté que l'on doit à l'université inter âges "l'abécédaire des rues de saint-nazaire" qu'il s'appelle et il a été publié grâce au concours de l'écomusée. et voilà ce qu'il dit sur le sujet: "Cette rue porte le nom des Princes de Béarn, propriétaires de nombreux terrains aux alentours du jardin des plantes. Sous le Second Empire, une forte croissance de la ville entraîna une importante spéculation sur les terrains (comme quoi le phénomène n'est pas nouveau...) Dans ce quartier, des actes de propriété mentionnent que les terrains ont été acquis par la Société Civile des Terrains de Béarn formée par un regroupement des familles des Princes de Béarn. Pour l'aménagement du front de mer et la création du jardin des plantes, la ville échangea des terrains avec la propriété des Princes de Béarn." par contre on aurait bien aimé savoir qu'est- ce qu'ils faisaient dans le coin les princes de la montagne à ne pas confondre bien sur avec les princes de bretagne. mais ça le bouquin il le dit pas, dommage! ptêt que sur henry IV.com ?






Une info concernant les municipales nazairiennes : à ne pas louper, c'est une premère et c'est ce soir ou jamais -les six candidats en course participeront à une réunion débat à partir de 20h30 à la maison de quartier de l'immaculée- c'est gratuit et ouvert à tous! alors qu'on se le dise!






tout autre chose, la ville de pornic organise sa 5em édition du festival de la chanson de café, cela se déroulera les 21-22 et 23 mars prochains et bien sur dans les cafés de la ville. On nous promet de l'émotion du talent et de l'humour. pour plus d'infos: le 02-40-82-31-11 et également sur http://www.pornic.fr/

jeudi 28 février 2008

l'esprit d'éthique -suite, et fin-





































potins du matin: vu dans le -ouest france- du jour ce titre, deux points z'ouvrons les guillemets: "inscrits par erreur au comité de soutien- des nazairiens se sont retrouvés par erreur dans le comité de soutien à la liste de Joèl Batteux" l'article en entier sur maville.com


















après la plaquette de campagne de monsieur Batteux distribuée en début de semaine par médiapost, voici celle de monsieur Izorce dans nos boites aux lettres aux bons soins cette fois d'adrexo.


















des mots, des phrases, du vent des idées, pour réfléchir, pour se poser, pour prendre de la distance aussi et voguer tranquillement, sereinement, sans colère ni pointe de bile jusqu'au prochain bureau de vote où les panneaux électoraux ont déjà fait leur apparition et les affiches des candidats commencent à fleurir gentiment.









"L'agrément de la raison ne suffit pas pour adopter une éthique. Il faut aussi l'adhésion du coeur."-zaki mubärak-









" le doute est le commencement de la sagesse" -aristote-









"L'orgueil est le fait d'avoir, par amour, une opinion plus avantageuse que de raison sur soi-même." -baruch spinoza-









"Il n'y a d'éthique que lorsqu'il y a liberté." -jacques ruffié-









"Lorsque nos intentions sont égoïstes, le fait que nos actes puissent paraître bons ne garantit pas qu'ils soient positifs ou éthiques." -dalaï lama









" La moralité n'est bien souvent qu'une affaire d'éclairage et tu es le gardien de ton propre phare."-marcel jouhandeau-









"Les hommes, et il ne faut pas s'en étonner, paraissent concevoir le bien et le bonheur d'après la vie qu'ils mènent." -aristote-









"Malhonnête : éthiquement désorienté." -anonyme-









"L'éthique, on cherche toujours à s'en débarrasser." -anonyme-


















et maintenant une histoire, du vrai, du vécu messieurs dames- cela se passe dans une petite ville du languedoc, proche de montpellier, il ya heu! voyons voyons argh! tant que ça? une quinzaine d'années. Avec quelques ami(e)s et copains du monde syndico-politico-associatif ou sans étiquette, nous avions monté une liste pour les élections municipales. La mairie était tenue depuis de nombreuses années par un élu socialiste (il aurait pu avoir une autre casquette, on parle ici du fond plus que de la forme) qui au fil des ans et l'usure logique du pouvoir en était arrivé à ne plus écouter que lui même où quelques flatteurs fortement intéressés. Certes à son arrivée à la tête de la commune, il en avait des idées ô combien généreuses monsieur le maire, et d'ailleurs dans son premier mandat et plus légèrement dans le deuxième, il s'associa sans problèmes avec toutes les bonnes volontés pour essayer de faire une ville ouverte, dynamique et tolérante. Et puis voilà les années passèrent, les idéaux également, les conseillers municipaux du début dégoutés, écoeurés... démissionnèrent les uns après les autres, remplacés par de nouveaux arrivants plus frais ( au début) et qui à leur tour démissionnairent etc etc...Monsieur le maire lorsque l'on parlait avec lui, ne comprenait vraiment pas que des gens ne l'apprécient pas après tout ce qu'il avait fait pour eux- "Regarde" disait-il le jour du vote où je me trouvais comme assesseur à côté de lui "lui, j'suis sur qu'il ne va pas voter pour moi alors que si il a pu avoir un terrain pour construire sa maison c'est grâce à moi- et l'autre là, son association si elle a du fric c'est grâce à qui?" et lorsque je luis demandais si cela ne s'appellait pas du clientélisme, que d'utiliser l'argent public pour consolider son pouvoir il répondit :"ah tout de suite les grands mots" Le soir arriva, et les résultats du scrutin avec. Monsieur le maire sortant était battu et....malheureux, il s'enferma chez lui, et on ne le vit plus pendant plusieurs jours- il ne comprenait toujours pas pourquoi les gens étaient si ingrats avec lui...- C'est sans doute terriblement difficile pour un égo de retourner dans "l'anonymat" et pourtant ne serait-ce pas cela la vraie sagesse? D'ailleurs pour aider nos élus à y voir un peu plus clair, souhaitons qu'un jour un législateur désintéressé s'il en est, fixe de véritables règles qui empècheront de se représenter au delà d'un certain nombre de mandats, mais aussi le cumul des mandats et bien sur organise un véritable contrôle citoyen et indépendant de la gestion des finances publiques. En attendant, c'est notre devoir à tous de demander des comptes à ceux en qui un jour nous avons pu faire confiance- Comme nous, ce ne sont que des êtres humains, avec tout ce que cela comporte de magnifique mais aussi de faiblesse. Vive les contre-pouvoirs- ah au fait notre liste fut également battue ce soir là, mais ça c'est une autre histoire...








Le comité de rédaction de "st naz couleurs d'aencre" s'étant réuni en séance plénière, avec kouign aman, cidre brut et café lambig, il a été décidé pour des raisons, personnelles, morales, digestives et tuti quanti de ne plus faire sur ce blog jusqu'au lendemain du premier tour de scrutin (ah bon parce qu'il y aura deux tours? -voix off-) de commentaires sur les élections municipales de saint nazaire- fait pour qui de droit et de gauche aussi, à saint nazaire de bretagne, un certain 28 février d'une année bi-sexe-tille!

"Une fois que tu t'es enlevé toutes ces pensées dérisoires qui te hantent,
Une fois que t'as refait la route en sens contraire des aiguilles de la montre,
Quand tu as refait le monde, je veux dire à la dimension de ton monde,
T'as plus besoin de prophète, qui te montre qui tu es tu es toi même,
Quand t'as laissé reposer, ton esprit avec ton corps et qu'ils se moulent,
Dans cette nature éclatée et qui te fout du pollen dans les branches,
Quand le buis est responsable de l'éclatement des sens et qu'il te faut,
Du silence, du silence,
Tu peux venir avec moi, nous escaladerons ensemble cette montagne
Fais gaffe aux pierres du chemin, prends un bâton pour la route ça grimpe bien,
Et si tu es très fatigué nous nous arrêterons un peu, regarderons
En bas les mouches qui vivent, ou qui font semblant de vivre,
Et tu auras de ces joies, sauvages et incontrôlables lorsque tu verras,
Les petites granges d'ardoise sur un plateau minuscule où l'herbe est rase,
Et pour peu que les copains n'aient pas encore sorti les biques tu chercheras
Celle que tu aimes bien et qui bouffe tes cheveux à chaque fois,
Le soleil arrivera bien après l'aube piquante et réchauffera
Les petites perles blanches posées sur les herbes tendres et ton visage
Alors sans dire un mot tu t'allongeras jusqu'au moment où cette fille,
Que tu étais venu voir, s'allongera près de toi aussi,
Tu pourras rester le temps, le temps que tu voudras et même plus,
Justement en ce moment, coïncidence petit copain on fera rien
Et tu nous raconteras tranquillement où tu en es et nous aurons,
Des sourires de vainqueurs, mais sans gloire et sans orgueil...
Une fois ..." -morice bénin-

-Bréhatitudes-Un jour marcher vers le couchant
En quête de rien
Eviter les creux sédentaires, cheminer au large
Toujours le plus au large du monde
Pour en extraire le plein centre
Prendre toujours le plus en marge
Faire le chemin à rebours des humanités
Négliger les champs fertiles et les rares maisons
N'emplir son regard que d'épurés
Et sillonner la lande intacte
Griffer le sol de son pas mûr
Le temps d'un instant suspendu
Risquer même l'immobilité
Pour une plus intense errance
Pour mieux capter l'âme des choses
Un jour marcher vers le couchant
Un jour se coucher dans le creux
D'un sentier de sable
Juste le temps de caresser une courbure
Avant de reprendre sa trace à travers l'herbe drue
Froisser les parfums de bruyère
Puis se jeter au rendez-vous avec soi-même
Découvrir la lumière telle une offrande
Là sur les lèvres du rivage
Tout contre les flancs de la mer
Cueillir la paix de l'éphémère
Le temps d'un instant suspendu
Risquer même l'immobilité
Pour une plus intense errance
Pour mieux capter l'âme des choses
Un jour marcher vers le couchant." -morice bénin-