mardi 12 février 2008

déblature au bord de l'eau


ici-toyennes, ici-toyens, zélectriques-zélecteurs, "chers amis, chers camarades, chers clients" (françois béranger) veuillez présentement, accepter mes franches z'et cordiales salutations d'un mardi où même le soleil est permis! et hop! que j'ouvrais-je la fenêtre pour "let the sunshine" et apprécier tant qu'il est encore possible le léger gazouillis de quelques volatiles squatteurs- dame vla ti pas que le progrès en cravate "le phallus du père" ( la grande tante de freud?) et veston rayé (c'est plus chic) nous annonce pour dans pas si longtemps (dès qu'on aura trouvé comment faire payer le contribuable) la construction d'un zuperbe aéroport de campagne a qui je suppute, l'on donnera le label A.O.G.E. (appellation d'origine grenelle environnement) et qui forcément fera vibrer de plaisir et d'orgueil nos zélés zélus! -ah ouais mais indécrotable égoiste, et jurassic égologiste, encore une fois t'as rien compris, c'est pourtant simple, comme pour le développement programmé de l'estuaire, l'important c'est qu'au niveau de l'emploi, heu! comment dire: "ça gaze" et puis, avec un bon système immunitaire..."

Glissée entre deux prospectus pour la barquette de bourguignon et les 50% de pouvoir d'achat de l'épicier du landerneau, de retour du boulot, j'ai trouvé au ptit matin le journal de campagne du candidat de SN alternance; Au premier rabord, et comme c'est étrange! remarquons la grande discrétion concernant l'orientation politique de la liste de monsieur Garnier, à peine un ptit -ump- pour signaler l'encartage de la seconde de liste- cela aurait-il un rapport avec les récents sondages sur l'opinion des français concernant l'énervé neuilléen? mais non, mais non, disait le poli tologue maison et pas tenté , il s'agit tout simplement d'élection locale , certes mais heu! imaginons que le gourou directeur général et MOA JE en personne, soit au mieux dans les chiffrages des instituts, n'aurions nous pas eu droit à un chêne vigoureux z'et flamboyant? Autre chose, en dernière page , étonnant, surprenant et...amusant même le ton employé dans un cadre bleu, quelques extraits: "des jeunes et des vieux", "des chômeurs et des actifs au boulôt" (faute de chêne on a du boulot et avec l'accent circonflexe en plus -ah la valeur travail...) "des prolétaires et des bourgeois" ("bourgeois" "prolétaires" dame! comme vous y allez, c'est pas trop 68 ça?) "des croyants et des indifférents" (ah bon l'opposé de croyant c'est indifférent?)

et puis en quatrième position sur la liste, on tient à nous préciser et en gras s'il vous plait que mme vandeuren est belge, "pani problem" et les autres ils sont quoi? on sait pas, briérons?, bretons? nazairiens? bourgeois? actifs? vieux? indifférents?...

dimanche 10 février 2008

vision nocturne
















"chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière" -victor hugo- j'ai trouvé cette phrase sur un blog où j'aime bien aller me perdre, c'est celui de YOYO, et j'y découvre toujours de douces friandises, des mots à savourer, à sucer lentement, à passer d'une joue à l'autre, pour bien en sentir tous les parfums; Des mots sauvages aussi parfois, un peu âpres à la mise en bouche, mais qui peu à peu, une fois apprivoisés, vont se révéler dans leur sens profond. Et puis la nuit, ça m'interpelle comme on dit dans les formations de travailleurs sociaux, la nuit c'est mon truc à moi, sans les plumes mais quand même. C'est ma compagne fidèle de veille, celle qui me fait un brin de causette quand j'ouvre la fenêtre pour sentir où elle en est, si ça se passe bien pour elle, sans trop d'angoisse, de zones d'ombre, si les étoiles l'accompagnent... à moins que de retour de piste avec je ne sais qui, elle ne patauge, minable, dans un brouillard bien épais et là pour la conversation, misère, on repassera. "Si longue et si noire que soit la nuit, il vient toujours une heure où enfin le jour se lève"- sangaré ouman- et alors, comme le jeune lion de Lancelot ou le vieux vampire des carpates, il faudra vite aux lueurs de l'est que je rejoigne mon terrier et ferme les rideaux, mon spectacle introspectif que nous appellerons pour l'heure "le monologue de la prostate"étant out jusqu'à la prochaine audition, un de ces jours heu! pardon une nuit certaine où tous les rêves à l'envers seront gris! croyez-vous?










L'Aube. " Les persiennes filtrent la lumière du jour. Douceur. Un léger picotement dans la nuque, la chaleur paisible de l'éveil, parfum de nuit posé sur des rêveries persistantes. Puis vient l'odeur du café. Le frisson des pas sur le carrelage glacé. Un mot, peut-être, aussitôt oublié. Le plissement des yeux fuyant l'éclat d'aurore. Un homme debout dans le miroir qui ne me rappelle rien. Une ombre. Bouffée des chaleurs nocturnes qui reparaissent lentement. L'éveil progressif des sens à la perception des millions de spectacles du jour. La fleur d'iris ouverte absorbe le soleil. Clarté. Un oiseau, mais qui ne chante pas. Peut-être qu'il ne vole pas. Le ciel est trop imprécis. Doute. Puis revient le miroir. Ou est-ce un retour au miroir ? Une forme, un reflet flou. La lumière toujours présente, mais elle n'éclaire pas. Il fait très sombre, pourtant l'oeil voit. Lui ! L'homme dans le miroir qui ne rappelle rien. Sauf peut-être qu'il est. Il ne rappelle rien... Il ne rappelle rien sauf peut-être... peut-être est-il. Il est. J'y suis ! Réveil. Hurlement strident dans la nuit toujours pleine. Brasier de la lampe au chevet. Rudesse. Un léger picotement dans la nuque..." -récit d'un rêve- par m.d. arakiri et publié dans poésie de nuit










"On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision de prendre une route parallèle, comme une furtive évasion. On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie de se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie. Il existe paraît-il, un instant dans l'écriture qui oublie la page blanche et efface les ratures. Un véritable état second, une espèce de transe qui apparaît mystérieusement et s'envole en silence. Que l'on rape ou que l'on slame, on recherche ce moment. Il allume une flamme qui nous éclaire brièvement. Cette flamme est la preuve, laisse moi t'en faire une démo qu'il est possible de combattre le mal par les mots. C'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps Les moment rares et irréels que la quiétude inonde. Rouda, n'oublie jamais notre parole du bout du monde On ressent comme une coupure dans la vie, comme un rêve On oublie les coups durs de la vie, comme une trêve C'est un phénomène puissant, je ne te parle pas d'inspiration mais d'un souffle plus profond comme une seconde respiration. On voit et on entend l'encre devenir vivante On goûte et on sent la saveur d'une rime errante On touche du doigt l'instant qui nous enveloppe de sa puissance. C'est sans cesse la renaissance de l'essence même de nos cinq sens. C'est le moment où on passe de l'autre côté des paysages On sympathise avec le vent et on tutoie les nuages Il fait jour en pleine nuit et il fait nuit en plein jour. Profite de cet instant, il ne durera pas toujours c'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps. Le moment où le voile se lève et la magie s'élance Là où j'ai croisé Souleymane au bout du sixième silence Si on a pas atteint le Nirvana, on doit en être au seuil Pourtant je suis simplement assis là devant ma feuille Peut-être que cet instant n'existe que dans mon espri tet que je suis complètement mythomane lorsque j'écris mais laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête J'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette Et pour m'enlever ce désir je te demanderais de repasser car tant que je pourrais écrire je continuerai de penser que c'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps Les moments que l'on redécouvre, que l'on connaît plus ou moins Tu l'as déjà touché Jacky, j'en suis témoin On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision de prendre une route parallèle, comme une furtive évasion On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie de se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie." -toucher l'instant-grand corps malade-