vendredi 1 février 2008

salade de mots














































"Existe-t-il au monde une connaissance dont la certitude soit telle qu’aucun homme raisonnable ne puisse la mettre en doute? Cette question qui, à première vue, pourrait paraître simple, est en réalité l’une des plus difficiles. Lorsque nous nous serons rendu compte des obstacles qui s’opposent à une réponse spontanée et optimiste, nous serons sur la bonne voie en ce qui concerne l’étude de la philosophie; en effet, la philosophie est simplement une tentative pour répondre à des questions de ce genre, non pas à la légère ou dogmatiquement, comme on le fait pour les choses de la vie ordinaire, et même pour les questions scientifiques, mais en exerçant notre sens critique, après avoir examiné tous les éléments qui rendent de telles questions troublantes et après nous être rendu compte de toute l’incertitude, de toute la confusion que dissimulent nos idées courantes. "(bertrand russel)









"La marée je l'ai dans le coeur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite soeur
De mon enfant et de mon cygne
Un bateau ça dépend comment
On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années-lumière et j'en laisse
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baisers
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts du sable de la terre
Rappelle-toi le chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps-là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l'écume
Cette bave des chevaux ras
Au ras des rocs qui se consument..."
-léo ferré-(la mémoire et la mer)









-c'est ptêt ça, une idée du bonheur;
R
egarder le monde où ses passagers, et sentir léger au départ de votre bouche, remonter sur vos joues, jusqu'à la rive des yeux, une bouffée de tendresse... pour la vie, un irrésistible sourire à l'humanité, un instant, juste un instant..









"Etendez-vous sur le sol, la nuit, loin des lumières, fermez les yeux. Après quelques minutes, ouvrez-les sur la voûte étoilée...Vous aurez le vertige, vous vous sentirez dans l'espace;
Capturer cet instant harmonieux, s'inscrire dans le courant du temps, percevoir le battement de l'existence qui passe, la vie est une succession d'instants. (hubert reeves)









Nous sommes six milliards de bipèdes à tenir miraculeusement debout sur de fragiles petits pieds, en équilibre sur une boule de magma en fusion. Un véritable numéro de cirque ! (professeur choron)









"Pourquoi personne n’imprime dans les journaux
Que la vie est bonne! Je te salue, Marie:
Que c’est bon de pisser sur des accords de piano
Que c’est divin de baiser dans les roseaux affolés par le vent"
Bertolt Brecht-De la séduction des anges-









franco cassano-la pensée méridienne -
"On se connaît peu soi-même si l’on n’a jamais senti une excitation sur la peau en entrant dans la mer, puis le lent accord avec l’eau, si l’on ne sait pas ce que c’est qu’accepter de lui appartenir, et se laisser aller, en flottant. Notre corps découvre un monde quand il accepte de se confier sans peur au mouvement du ressac, quand nous contemplons le ciel étendu sur la mer et plongeons nos oreilles dans son ventre sonore, en acceptant de nous donner à elle avec une confiance filiale. Dans cet exercice, dans cette familiarité avec la grammaire de l’eau réside une sagesse ancienne, qui suggère la possibilité d’un temps autre. Sans l’infini de la mer, nous coulons à pic, entraînés dans le tourbillon de notre anthropomorphisme."





".../...Et la honte d’être un homme, il arrive aussi que nous l’éprouvions dans des circonstances simplement dérisoires : devant une trop grande vulgarité de penser, devant une émission de variétés, devant le discours d’un ministre, devant les propos de « bon-vivants ». C’est un des motifs les plus puissants de la philosophie, ce qui en fait forcément une philosophie politique. Dans le capitalisme, il n’y a qu’une chose qui soit universelle, c’est le marché. Il n’y a pas d’Etat universel, justement parce qu’il y a un marché universel dont les Etats sont des foyers, des Bourses. Or il n’est pas universalisant, homogénéisant, c’est une fantastique fabrication de richesse et de misère. Les droits de l’homme ne nous feront pas bénir les « joies » du capitalisme libéral auquel ils participent activement. Il n’y a pas d’Etat démocratique qui ne soit compromis jusqu’au cœur dans cette fabrication de la misère humaine."(g.deleuze)





"Pas vieillir, pas mourir"
- Henri Tachan-
"Je veux avoir le temps d'apprivoiser les mouches,
Je veux l'Eternité pour apprendre ta bouche,
Je veux voir les saisons minute par minute,
Brindille par brindille tout le bois de ma hutte.
Je veux, chaque seconde, connaître une habitude,
Comme un chien familier, comme la solitude,
Je veux me coucher là et n'être pas rentable,
Je veux vivre la vie d'une pierre, d'une table,
Sans suspense, sans destin, sans crainte, sans dénouement,
Je veux avoir le temps de perdre tout mon temps…
Je ne veux pas vieillir, je ne veux pas mourir, je n'veux pas
Je veux que tu sois belle et que tu brûles ailleurs,
Comme un bête en feu, sans que j'aie ni douleur,
Ni jalousie, ni haine, ni fierté pour rien;
Je ne veux plus, familles, votre orgueil sicilien,
Je veux avoir le temps de simplifier nos corps;
Cette fille qui passe, il me la faut encore,
Cet étranger te plaît, et c'est épidermique;
Je veux avoir le temps de comprendre cette musique,
Je veux avoir le temps de ne plus avoir mal,
Je veux avoir le temps d'être enfin animal…
Je ne veux pas vieillir, je ne veux pas mourir, je n'veux pas
Je veux des barricades qui servent à quelque chose,
Que près des immortelles, elle vivent, les roses,
Je veux que les enfants ne soient plus des victimes,
Qu'on raye des dictionnaires "bombarde", "tue", "assassine",
Je veux que la Raison n'ait plus droit de cité,
Qu'"intelligent", "malin" deviennent inusités,
Je veux avoir le temps de faire vingt ans de taule,
Cent ans de poésie, mille ans sur ton épaules,
Je veux avoir le temps d'être ni vieux ni sage,
Je veux avoir le temps d'être Idiot du Village…
Je ne veux pas vieillir, je ne veux pas mourir, je n'veux pas"

jeudi 31 janvier 2008

écrit d'un jeudi gris











jeudi et un peu gris le ciel qui se roule entre les vagues et pour la peine, la douce clarté de la lampe qui trône comme un phare au dessus du clavier, afin de ne pas trop se mélanger les lettres dans les idées-quoique!- Les mots sont libres d'aller où et quand ils veulent et de ne pas se prendre vraiment au sérieux pour laisser leur cravate aux amoureux du noeud coulant, aux bloqués du respirant, et aussi la musique naturellement en fond sonore depuis les premiers instants de l'histoire, le rythme, qui a toujours accompagné les Hommes de la maison de leur mère jusqu'au dernier battement d'un coeur à prendre. Et si toutes les musiques du monde pouvaient se donner la me-note? qui sait, ptêt qu'elles couvriraient les rots marins, les colères et les peurs, les pouvoirs délirants, les soifs perpétuelles de reconnaissance, l'implant de carrière bientôt livré en paquet cadeau dans tous les cerveaux avides, les moi je sais, les toi tu te tais et les nous z'autres pour amuser la gallerie. Le boulevard de mer a son crachin, mais pas forcément celui des mauvais jours, d'ailleurs lui il s'en fout, il n'a pas d'avis sur les humeurs du temps, il fait juste son caméléon quand bon lui semble et ainsi le rare passant en y regardant d'un peu plus près pourra se dire que c'est toujours pareil et pourtant jamais la même impression du cliché , la lumière, les odeurs, le détail qui tue... et le piéton de reprendre son périple en vers solitaire, en d'autres émotions qui n'appartiennent qu'à lui sous le goutte à goutte et le regard humide, conquérant d'un grand type à cheval qui mouline l'espace comme une girouette qui voit bien où le vent veut en venir.
municipales 2008-suite- charles, modemiste (ça se dit ça? ) me signale que ses messages laissés sur le blog du maire sortant ont subi eux-eux aussi la censure de, comment ils disent déjà? ah oui:" l'esprit d'équipe" c'est tellement plus beau et ...pratique, un monde qui pense en rond n'est ce pas? -"L'embrigadement est un signe des temps. De notre temps les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes." léo ferré -extrait de il n'y a plus rien- heu! là comme d'ab. je me disperse, donc pour en revenir à notre lecteur il nous donne également un lien pour aller écouter nos candidats nazairiens sur le site de ouest france (dans le cadre de son vidéo tour municipal)- allez tous ensemble: "merci charles" pssssssssst- vous remarquerez que les questions sont plutôt gentilles, mais bon ne faisons pas la fine bouche! ah et à quand un débat public avec tous les candidats? mais qui a dit : quand il y aura une salle de spectacle pour accueillir tout le monde? vous trouvez ça drôle sans doutes...