mardi 23 juin 2009

dis ce que bon te semble


"Dis ce que bon te semble.
Fais ton choix de lettres.
Assemble-les que naissent les mots, énigmatiques et clairs, et la parole commencera.
Pose la rhétorique sur la métaphore, la métaphore sur l'imagination, l'imagination sur ses voeux lointains, le lointain sur le lointain...
La cadence naîtra dans la mêlée des images singulières venues de la rencontre du réel et de l'imaginaire rétif.

Viens-tu d'écrire un poème?
Non!
Trop ou peu de sel dans le vocabulaire, un accident a peut-être perturbé l'équilibre de l'équation des ombres.
Un aigle est peut-être mort au sommet des montagnes. La terre du symbole s'est peut-être allégée dans la métaphore et les vents l'ont violée.
Elle est peut-être devenue lourde au plumage de l'imagination.
Ton coeur n'a peut-être pas bien réfléchi.
Ta pensée n'a peut-être pas ressenti ce qui t'ébranle.
La poésie est l'épouse du lendemain et la fille du passé.
Elle campe en un lieu mystérieux entre l'écrit et le dit.
Viens-tu d'écrire le poème?
Non!
Qu'as-tu donc écrit?
J'ai rédigé un cours et j'ai abandonné la poésie depuis que j'ai connu l'alchimie du poème...
Je me suis retiré!" -mahmoud darwich- "ne t'excuse pas- actes sud-

chronique de la connerie ordinaire



-un jardin des plantes
-un inoffensif palmier
- arrive un courageux noctambule qui franchit prestement les grilles
-Et!
- vous allez voir ce que vous allez voir!
-"j'suis un rebelle"
- et pour la peine
-tiens, je vais me scier un arbre!
-quel courage, non?

-"et quelle misère" répondit l'écho...

Le fanal "saison vagabonde"



Et oui, c'est comme ça, tout va si vite...on aborde presque la période des vacances que déjà on s'intéresse à la rentrée. Le fanal- scène nationale de saint-nazaire dévoile en avant première sa future saison 2009-2010: programmation détaillée et informations diverses sur le site du fanal

A ne pas oublier non plus la fête du cinéma sur le principe d'une place achetée et les suivantes à trois euros. Pour ceux qui essaient d'éviter le supermarket-multiplexe rappellons qu'une dernière salle résiste encore à l'impérialisme pop-cornien et depuis la disparition récente des korrigans... c'est celle du fanal qui programme du samedi 27 juin au vendredi 3 juillet, 7 films: millenium, l'étrange histoire de benjamin button, rumba, didine, la petite fille de la terre noire, la fille du rer et espion(s).

un ptit bonheur

envoyé par patch barret:

Un p'tit bonheur.....
A... l'Education Nationale !

Monsieur Le Président,

Merci de lire ce message,
Un p'tit bonheur sur une page,
Une douceur..pour l'Education Nationale.

Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu'il tisse les voiles...
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes...
De l'humanité.

Je suis Professeur des Ecoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt- six élèves à l'école...
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples...

Dans cette école une chance,
Un p'tit morceau de bonheur,
Qui s'écrit avec ces trois lettres:
Employée de la Vie Scolaire.. .

Pour l'Education Nationale,
Un p'tit bonheur, c'est pas banal
Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu...bancale !

Notre bonheur, c'est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d'la Grande Dame...
Elle est..une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c'est du bonheur ...assuré !

Dès le matin, elle s'active,
C'est sur le net qu'elle s'incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l'inspectrice,
Et celles de l'Académie...

Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués...

Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon...à quoi bon dessiner?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier...
Retentit le téléphone, qu'elle décroche sans tarder,
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie..

Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire...

Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l'ont appelé
Quel travail de fourmi,
J'y passerai.....des nuits ?

Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflits à régler,
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...

Et puis...c'est reparti !

Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S'ouvrir l'esprit, être curieux.

Ne pas oublier l'insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague!... On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c'est vital !

Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l'ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,
....Sans elle, jamais...
Ce ne serait si bien géré.

Bientôt la fin de la journée,
Plus l'aide personnalisée,
Restent les cahiers à corriger,
Faire le point pour évoluer,
Et demain..tout continuer.....

Le soir, coup de fil...
C'est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme...

Ecoute, me dit-elle...c'est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j'ai reçu...un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
Votre contrat est terminé...

Ils me demandent ce que j'ai fait,
Pour trouver un futur emploi..
Sa voix se fêle.. »J'ai..un emploi! »
Ils me demandent ce que j'ai fait,
pour me former, pour m'insérer,
Sa voix se gèle.... puis accélère: « Je...suis formée,
depuis trois ans, j'me sens utile, insérée et c'est varié,
Pas bien payé, mais..j'veux rester ! »
Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...

Ils me demandent mes compétences
C'que j'ai acquis, que vais-je répondre?
Il y a l'espace ..d'UNE LIGNE
UNE LIGNE.... mais tu te rends compte !

J'ai honte, honte...il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J'ai honte, honte..pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants,
Qui a tant encore à leur apprendre..

Et Géraldine ???
On n' lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité
Ils lui précisent... Oh!..comme ils disent
D'étudier ses droits...pour..le R.M.I.
Elle a raison...c'est à pleurer..

Alors qu'on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et.... « Merci »
De s' respecter, d'être poli
Comme vous dîtes, Monsieur Sarkozy...

Que vais-je dire, à la p'tite fille,
Qui l'aut're jour, près de moi ,s'est assise,
Et ,toute fièrement, m'a dit:
Tu sais, Maîtresse,moi, quand j'serai grande,
J'irai au collège, comme mon grand frère,
J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
Et je ferai...comme Géraldine! »

Je sursaute.. Mon coeur se serre..C'est à pleurer.

C.Picavet
Professeur des écoles
à l'école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)

En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence, Elodie,
à tous les Philippe, Sébastien, et bien d'autres qui ont valorisé mon
travail, et participé à la guérison d'la Grande Dame...
qui est encore bien malade...

Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots,
Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelque Euros...


Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation,
Jetterait son salarié, pour prendre un autre, recommencer ?
Quel jardinier, quel paysan, brûlerait sa récolte mûre, après avoir
semé, soigné?

Je n'ai pas fumé la moquette
Je veux seulement que l'on arrête,
De prendre les gens pour des pions,
Qu'on arrête de tourner en rond !

Torpillé le « Chagrin d'école »
En mille miettes de BONHEUR !

En l'honneur de tous ces p'tits bonheurs..
INONDONS LE NET

les amis, les décideurs,
les chômeurs, les travailleurs,
directeurs, les inspecteurs,
employés et professeurs,
députés, ministres,
r'm'istes ou artistes,
chanteurs, compositeurs, rapeurs, slameurs,
radios, journaux, télés,

et à tous ceux qui sont...parents...d'un enfant..

enfin à chaque être humain de ce pays
qui j'espère un jour dans sa vie,
a bénéficié d'un peu de bonheur,
de cette Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
dans le giron de la Grande Dame.

P.S: Ironie..... A la rentrée, c'est presque sûr
Notre petite école rurale
Sera dotée d'une Valeur Matérielle Ajoutée,
Des fonds ont été débloqués,
Huit ordinateurs et un tableau interactif
Une « classe numérique »
Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai formée !

Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur Humaine Ajoutée !

lundi 22 juin 2009

versailles rive droite




merci à philippe et serge pour l'envoi des dessins

la santé ça se paie



j'ai reçu ceci:

L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL
> DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu se supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

NE LAISSEZ PAS FAIRE
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT
L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,
SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE
AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»

Cliquer sur le lien pour signer la pétition : http://petition-mdhp.fr/index.html

pendant l'épidémie les affaires continuent


une info envoyée par marius:

GRIPPE PORCINE OU VIRUS A H1N1 ... le saviez-vous : GRIPPE PORCINE OU VIRUS A H1N1 en une dizaine de jours a contaminé 1085 personnes et fait 27 morts une grippe saisionniére contamine entre 57000 et 96000 personnes par an et fait entre 4800 et 9600 morts par an le sida par an tue 2 000 000 de personnes et 33 000 000 personnes sont contaminées la turberculose tue 1 500 000 personnes par an et 9 270 000 personnes sont contaminées par an la rougeole tue 900 000 personnes par an le paludisme tue entre 1 500 000 et 2 700 000 personnes par an et contamine 300 000 000 à 500 000 000 personnes par an sans oublier le virus de l'Ebola dont le taux de mortalité atteint parfois 90% merci à tous les gouvernements du principe de précaution ainsi qu'à tous les médias pour l'épisode psychotique qu'ils nous ont offerts, au moins pendant ce temps certain ne pensaient plus à la crise. et n'oublions pas de remercier toutes les personnes qui se sont ruées vers les vaccins, masques, ... ça a permis de sauver le bilan financier de certains laboratoires (français en autre -ndc-), voir de permettre à certaines personnes d'en tirer des profits.

rafale en été








Eh! les jeunes, faut pas se tromper, il ne s'agit pas ici de causer d'une dassaulterie invendable à 100 millions d'euros l'unité , "fleuron" des machines de mort made in france, que le "grand" vizir essaye d'écouler dans les dictatures du moyen orient et moyennant de fermer les yeux sur des comportements moyenâgeux voir caverneux ou iques c'est selon... Ben non, tiens! Notre affaire est nettement plus pacifique et sans dommages collatéraux si ce n'est de passer de bons moments et en excellente compagnie (théâtrale).
"Rafale en été" c'est quatre jours (du 26 au 29 juin) de théâtre, musique et...soupe populaire-sans oublier des ateliers pour les enfants et les ados.
Cela se passe à mesquer -au complexe de la vigne-et, pour cette édition 2009 on pourra y applaudir côté théâtre la compagnie ucorne dans "gros rené écolier" , le théâtre du miroir dans "une laborieuse entreprise", le théâtre du public dans "un monde presque parfait" et enfin la compagnie louise rafale dans "on the road toujours" -compagnie qui a créé cette manifestation en 1996- pour la partie musicale nous aurons: les pigeons qui roucoulent (chansons à texte) , next room (jazz) , joke'hurts (pop rock) et koleweise (musique afro).
plus d'infos et réservations au 02-40-42-64-25.
Ah! j'allais oublier, si le voyage artistique vous tente il vous en coûtera 6 euros par adulte et 4 euros par enfant. (merci à catherine pour les infos)

"on vit une époque formidable" -sic-

J'ai bien conscience qu'il y'en a ptêt qui vont pas aimer la suite, mais comme petit a: "on ne peut pas plaire à tout le monde " et petit a en prime: c'est pas le but non plus de ce blogounet et que petit b: on est toujours "le beauf "de quelqu'un... cqfd je publie donc ce texte envoyé par fulup il est pas forcément à prendre au premier degré mais je trouve qu'il y a quand même des vérités là dedans- si vous avez des commentaires, allez, faut surtout pas hésiter ...

"On vit une époque formidable !

Scène 1 : Kevin montre son zizi à Nicole. Le maître lui dit en lui montrant son cutter que s'il recommence, il va lui couper le zizi.
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Année 1969 : Toute la classe rigole et Kevin, rouge de honte, se jure de ne jamais recommencer, en tremblant que ses parents ne viennent à apprendre ce qu'il a fait.
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Année 2009 : Les parents de Kevin portent plainte en accusant le maître d'avoir traumatisé leur petit chéri. Le maître est renvoyé de l'Education Nationale, sa femme le quitte en obtenant du juge pour enfants qu'il ne puisse voir les siens que quelques heures par mois et il finira SDF. Quelques années plus tard, Kevin est arrêté pour attentat à la pudeur sur la voie publique et on le soupçonne d'être l'auteur de plusieurs viols non élucidés.
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Scène 2 : Discipline scolaire.
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Année 1969 : Tu fais une bêtise en classe. Le prof t'en colle deux. En arrivant chez toi, ton père t'en recolle deux autres.
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Année 2009 : Tu fais une bêtise. Le prof te demande pardon. Ton père t'achète une moto et va casser la gueule au prof.
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Scène 3 : Franck et Marc se disputent et se flanquent quelques coups de poing après la classe.
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Année 1969 : Les autres les encouragent, Marc gagne. Ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie.
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Année 2009 : L'école ferme. TF1 dénonce la violence en milieu scolaire, France Soir en fait sa première page et écrit 5 colonnes sur l'affaire.
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Scène 4 : Eric casse le pare brise d'une voiture du quartier. Son père sort le ceinturon et lui fait comprendre la vie.
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Année 1969 : Eric fera plus attention la prochaine fois. lI grandit normalement, fait des études, va à la fac et devient un excellent homme d'affaires.
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Année 2009 : La police arrête le père d'Eric pour maltraitance sur un mineur. Eric rejoint une bande de délinquants. Le psy arrive à convaincre sa soeur que son père abusait d'elle et le fait mettre en prison.
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Scène 5 : Jean tombe en pleine course à pied, se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter.
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Année 1969 : En deux minutes, Jean va beaucoup mieux et continue la course.
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Année 2009 : Jocelyne est accusée de perversion sur mineur et se retrouve au chômage, elle écopera de 3 ans de prison avec sursis. Jean va de thérapie en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent des dommages et intérêts à l'école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès. La prof, au chômage et endettée, se suicide en se jetant du haut d'un immeuble. Plus tard, Jean succombera à une overdose au fond d'un squat.
>
>
Scène 6 : Arrive le 28 octobre.
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Année 1969 : Il ne se passe rien.
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Année 2009 : C'est le jour du changement d'horaire : les gens souffrent d'insomnie et de dépression.
>
> Scène 7 : Tu dois faire un voyage en avion.
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Année 1969 : Tu voyages dans un avion d'Air France, on te donne à manger et t'invite à boire ce que tu veux, le tout servi par de belles hôtesses de l'air, et ton siège est tellement large qu'on peut s'asseoir à deux.
>
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Année 2009 : Tu entres dans l'avion en continuant d'attacher le ceinturon qu'à la douane ils t'ont fait retirer pour passer le contrôle. Tu t'assois sur ton siège, et si tu respires un peu trop fort tu mets un coup de coude à ton voisin. Si tu as soif le steward t'apporte la carte... et tu n'as soudain plus soif.
>
> Scène 8 : La fin des vacances.
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Année 1969 : Après avoir passé 15 jours en famille en Bretagne dans la caravane tractée par une 403 Peugeot, les vacances se terminent. Le lendemain, tu repars au boulot, frais et dispo.
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> -
Année 2009 : Après 2 semaines aux Seychelles obtenues à peu de frais grâce aux bons vacances du Comité d'Entreprise, tu rentres fatigué et excédé par 4 heures d'attente à l'aéroport suivies de 12 heures de vol. Au boulot, il te faut 1 semaine pour te remettre du décalage horaire."

dimanche 21 juin 2009

Charles Trenet ~Je Chante!

"Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante sur mon chemin
Je chante, je vais de ferme en château
Je chante pour du pain je chante pour de l'eau
Je couche
Sur l'herbe tendre des bois
Les mouches
Ne me piquent pas
Je suis heureux, j'ai tout et j'ai rien
Je chante sur mon chemin
Je suis heureux et libre enfin.

Les nymphes
Divinités de la nuit,
Les nymphes
Couchent dans mon lit.
La lune se faufile à pas de loup
Dans le bois, pour danser, pour danser avec nous.
Je sonne
Chez la comtesse à midi :
Personne,
Elle est partie,
Elle n'a laissé qu'un peu d'riz pour moi
Me dit un laquais chinois

Je chante
Mais la faim qui m'affaiblit
Tourmente
Mon appétit.
Je tombe soudain au creux d'un sentier,
Je défaille en chantant et je meurs à moitié
"Gendarmes,
Qui passez sur le chemin
Gendarmes,
Je tends la main.
Pitié, j'ai faim, je voudrais manger,
Je suis léger... léger..."

Au poste,
D'autres moustaches m'ont dit,
Au poste,
"Ah ! mon ami,
C'est vous le chanteur vagabond ?
On va vous enfermer... oui, votre compte est bon."
Ficelle,
Tu m'as sauvé de la vie,
Ficelle,
Sois donc bénie
Car, grâce à toi j'ai rendu l'esprit,
Je me suis pendu cette nuit... et depuis...

Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante
Sur les chemins,
Je hante les fermes et les châteaux,
Un fantôme qui chante, on trouve ça rigolo
Je couche,
Parmi les fleurs des talus,
Les mouches
Ne me piquent plus
Je suis heureux, ça va, j'ai plus faim,
Heureux, et libre enfin !"