mardi 21 mai 2013

droits de l'Homme qu'ils disent...





COMMUNIQUÉ
Forum Mondial des Droits de l'Homme
Rassemblement mercredi  22 mai à partir de 17H30
devant la cité des congrès de Nantes
On ne peut être du côté des droits de l’Homme, être la ville qui organise un forum des droits de l’Homme, se classer parmi les démocrates décideurs de réformes pour mettre le pays en adéquation avec ces droits signés par l’État Français à l’ONU comme en Europe et les bafouer quotidiennement avec le plus grand cynisme 
Trop, c’est trop :
— Le non respect de la Bretagne historique, amputée de la Loire-Atlantique sous le régime de Pétain, est contraire au respect des Droits de l'Homme et à la démocratie.
La récupération de ce Forum par la région des Pays de la Loire est une véritable provocation et contraire aux principes défendus dans le cadre de ce Forum !
— La dépense dispendieuse et permanente d’une campagne de publicité mensongère matraquant la population  pour que les Pays de la Loire existent est inacceptable et scandaleuse à une époque où la mutation de société que nous vivons, nous plonge dans une récession loin d’être finie, le chômage et la misère sociale.
Galv Karaez, Collectif breton pour la Démocratie et les Droits d l’Homme appelle à être nombreux à ce rassemblement :
pour rappeler aux participants de ce Forum que cette protestation s’élève contre la récupération par la région des Pays de la Loire du Forum Mondial des Droits de l'Homme qu’elle ne respecte pas et bafoue depuis des décennies comme l’État français en toute impunité internationale.

La présidente du Collectif :         Angèle Jacq



lundi 20 mai 2013

du vent, dans mes voiles

Naissance chez
Serge aux petits patins


Allez lou
y
ah!



La musique,
c'est du Vent.
Et, parfois,
jusque
dans les cordes.

La musique, 
on la connait.

Tu parles!

On croa la connaitre.

Elle a l'intention de....
 prétention de ...

Elle nous transperce 
de part
en part

Et!
Oh!
 Il y en aura pour tout le monde,
suivant ses goûts
 et
 ses couleurs






au gramophone: (qu'un son impur abreuve nos sillons) Brigitte





Lundi de la pente
côte
suivant du côté où l'on se place
bien entendu...


dimanche 19 mai 2013

elle tourne



Elle tourne et se nomme la terre.
 Elle tourne et se fout d'nos misères.
 Elle tourne une java chimérique. 
Elle tourne et c'est drôle cette musique. 
Tu peux tourner moi j'm'en balance, c'est l'hirondelle qui fait l'printemps en Amérique ou bien en France. L'amour ça peut s'faire en tournant. Le Bon Dieu s'marre dans son coin c'est ce qu'on nomme le destin, pourtant les fleurs sont si jolies qu'on en ferait des folies tant que peut tourner la vie. 
Elle tourne et se nomme la terre.
 Elle tourne avec ses millionnaires. 
Elle tourne et ses yeux sont les nôtres. 
Elle tourne et ses larmes sont les vôtres.
 Tu peux tourner moi j'm'en balance les amants se font au printemps d'un brin d'lilas d'une romance, le bonheur ça peut s'faire en tournant.
 Y'a quelquefois l'désespoir qu'on rencontre dans un square pourtant les filles sont si jolies que les gars font des folies tant que peut tourner la vie.
 Elle tourne et se nomme la terre. 
Elle tourne et se fout des frontières. 
Elle tourne et le soleil se fout d'elle. 
Elle tourne pauvre toupie sans ficelle. Tu peux tourner moi j'm'en balance, tu ramèneras toujours l'printemps. 
Tu peux tourner car j'ai ma chance vas-y la terre moi j'ai tout le temps. 
Y a quelquefois des hasards qu'ont l'air de nous avoir pourtant tu fais bien des manières et même tu exagères. Essaie donc la marche arrière"
 -Léo Ferré- "Elle tourne la terre"-







"... De toutes façons, il est désormais évident que le progrès n’est assuré par aucune loi fondamentale de l’histoire. Partout désormais règne le sentiment, soit diffus, soit aigu, de l’incertain. Il faut abandonner l’idée simpliste que le progrès technique/économique est la locomotive entraînant derrière elle les progrès sociaux, politiques, mentaux et moraux ".
 -Edgar Morin-


"La poésie n'est pas un métier.
                                                 C'est un passe-temps.
 Un poème,
 c'est une eau qui s'écoule
 comme cette rivière.
Yuko plongea son regard dans l'eau silencieuse et fuyante.
                      Puis,
il 
se
tourna vers son père et lui dit :
-"C'est ce que je veux faire. Je veux apprendre à regarder passer le temps."

-Maxence Fermine- 










 
Avé! le temps.

On se tait,  
                    on se  quitte
on est quitte
                      et cherche, cherche,  son double
On nez quitte ;

Cherche. cherche encore.

Qui cherche Groove
 On dit: J'erre,

Lentement digère.

 On flatte aussi
 et l'on envisage-

Rien de tel 
sur la ligne
que
" L'esprit d'équipe"

Voyez- vous-

Cherche, cherche, au corps.


samedi 18 mai 2013

appel du copain 44




Appel du Copain 44 (collectif des organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d'aeroport) à mobilisation le 21 mai 2013 à Saint Nazaire
            Mardi 21 mai, notre copain Christian est cité à comparaitre devant le tribunal de grande instance de Saint Nazaire, pour refus d'obtempérer et refus de prélèvement d'ADN.
            Les faits reprochés se seraient déroulés le samedi de la manifestation « Sème ta Zad » alors que la circulation était libre et non contrôlée toute la journée. Il n'y a pas eu d'interpellation sur le fait alors que Christian évoluait lentement en tracteur parmi les nombreux piétons. Ce n'est que deux jours après qu'il était convoqué à se présenter en gendarmerie, arrêté le lendemain dans sa ferme avec l'appui d'un gros dispositif policier (plusieurs fourgons de gardes mobiles et maitres chiens), placé en garde à vue pendant 24heures puis sous contrôle judiciaire jusqu'au procès.
            Un autre copain qui, à la demande du collectif COPAIN 44, avait placé un tracteur devant la gendarmerie,  lors de la manifestation de soutien pendant la garde à vue, est aujourd'hui cité à comparaitre devant le tribunal de Nantes le 7 aout à 14h00.
            Nous dénonçons la totale disproportion des moyens et des procédures mis en oeuvre qui ne peuvent que démontrer une volonté délibérée du pouvoir en place et de la préfecture de criminaliser notre action et de frapper les militants les plus engagés
            18 paysans du collectifs COPAIN 44 sont toujours en procédure , traduits en justice par AGO Vinci dans le cadre de l'occupation de la ferme de Bellevue, et sont cités à comparaitre en appel devant le tribunal de Rennes le 10 septembre prochain.
            Depuis octobre dernier, la violence de l'action policière et les contrôles incessants ont entrainé plus de 200 interpellations recensées, 46 procès dont 1/3 en comparution immédiate.
            Les dizaines de milliers de citoyens français qui s'opposent au projet de transfert de l'aéroport proposent avant tout un autre projet de développement pour le territoire et notre société. Le passage en force du pouvoir en place les amène à s'engager sur le terrain. Doit-on les mettre tous en garde à vue?
                      Le COPAIN 44 vous appelle tous, paysans et citoyens, à un grand rassemblement
devant le tribunal de grande instance de Saint Nazaire
le mardi 21 mai 2013 à 12h00 (avec votre pique nique)

Pour soutenir et manifester notre solidarité à notre copain Christian
Pour refuser la judiciarisation de notre action politique
Pour dénoncer la volonté affichée de frapper les militants fortement engagés contre le projet
Pour réclamer la relaxe de Christian et de tous les militants opposants aujourd'hui poursuivis, et l'amnistie des militants condamnés

vendredi 17 mai 2013

le monde expliqué en 100 personnes

Serge nous propose un article de Courrier international:



INFOGRAPHIE Le monde expliqué en 100 personnes

Une visualisation des principaux indicateurs de développement et données démographiques.



L'auteur : Jack Hagley est infographiste à Londres.

C’est un e-mail envoyé à la chaîne qui circulait il y a des années qui m’a inspiré cette infographie. Il est affiché chez ma mère depuis ce temps-là, et j’ai toujours eu envie d’en faire quelque chose.

Certes, beaucoup de choses importantes ne sont pas réductibles à des statistiques, mais pour peu que l’on en fasse une utilisation raisonnable les chiffres ont des histoires à nous raconter sur le monde dans lequel nous vivons.

Etre infographiste, c’est être sensible à ces histoires, et essayer de les raconter visuellement le mieux possible. Peut-être certains de ceux qui verront mon infographie y trouveront-ils à leur tour l’inspiration
.”

 le site de Jack Hagley : jackhagley.com/


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LE VOYAGE À NANTES - DU 28 JUIN AU 1ER SEPTEMBRE 2013
Un parcours urbain, artistique et poétique, d'une quarantaine d'étapes. Parmi les artistes, œuvres et expositions présentés : Felice Varini, Isaac Cordal, Collectif HeHe, Raumlaborberlin, Olivier Darné, Lilian Bourgeat, Mathias Delplanque, Claude Ponti, Observatorium, Kader Attia, Bertrand Lamarche, le chef d'œuvre restauré Le Vielleur de Georges de La Tour, Jean-Pierre Raynaud, Fichtre, Jocelyn Cottencin, Philippe Bretelle, Sans tambour ni trompette (le lieu unique), Les messages de l'art (musée des Beaux-Arts de Nantes)...source  LE VOYAGE A NANTES







 

mardi 14 mai 2013

tu vois le tableau



Drôle d'impression
sur le dos
des façons
de se véhiculer
                                                                 
                                                                  }}}}}}}}}}}}}


Philippe à la projection:

 Pays de Loire en classe de mer

Pays de Loire Pays bidons ! from Yves PRIOU on Vimeo.


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"Voilà encore quelque chose que j'ignore, un partage que je ne sais pas faire: j'ai passé l'âge de rêver d'un père-héros (n'importe quel héros d'ailleurs, un grand poète, un grand résistant, ou l'un des personnages de ces films qu'il nous emmenait voir le dimanche après-midi à l'Odéon: James Bond, Indiana Jones, Luke Skywalker),. Cet âge-là, je crois d'ailleurs que je ne l'ai jamais eu. Et il m'a fallu de longues années avant d'essayer d'imaginer ce que pourrait être d'avoir un père "normal". En fait, je n'ai pratiqué l'exercice qu'une ou deux fois, au prix d'un grand effort, et pour un résultat désastreux: une espèce de vignette publicitaire, insistante, cependant, et d'une grande netteté, un homme mûr, grisonnant et hâlé, assis dans son jardin un soir d'été avec, à portée de main mais hors cadre, une femme, un chien et des outils de jardinage. Cet homme ne ressemble pas à mon père. Il est grand, mince, sportif, le regard ferme et clair. Je ne crois pas l'avoir jamais rencontré. Ce cliché, il me semble que je l'ai composé à partie d'images auditives, de ce mélange d'assurance et d'enfantillage qu'ont dans la voix les filles-qui-ont-un-père (ou, pire encore, qui écrivent sur leur père),. Mais le plus difficile, et le plus intéressant, c'était d'essayer d'en capter l'effet: autour de cette image, le monde était raffermi, recomposé, sillonné de routes droites et claires, et j'avais la sensation précise, quoique fugace, que sur ces routes je pouvais avancer, droite, moi aussi et ferme, et campée, sans inquiétude ni curiosité, ignorante des marges et des dérives, radieuse et bornée.
J'ai eu un père. Ce père n'était ni un héros, quoique sa vie entière il ait combattu l'ombre en lui, ni un homme ordinaire. Mais il m'a légué un monde héroïque, un monde infini et labile, opaque et foisonnant, plein de chausse-trapes et de coulisses, de bas-côtés  et de lignes de fuite, de monstres, aussi, et de spectres plus ou moins arrangeants, et avec ce monde le désir de l'arpenter et de le dire."
Extrait de: "Personne" de Gwenaëlle Aubry-Editions Mercure de France



sciuridé du matin



Laurent nous envoie une photo prise  à travers sa fenêtre morbihannaise.
Sciuridé du matin, ben.... poésie en chemin, tiens!
:-)

lundi 13 mai 2013

un pochon peut-être?



Du 16 au 26 mai
EN MUSIQUE -DANSE-THEATRE-ARTS PLASTIQUES-LITTERATURE-CINEMA-POESIE-PHOTOS-SPORT-NATURE-CONFERENCES-PATRIMOINE-JEUX-EXPOS-DECOUVERTES-GASTRONOMIE

LE SITE

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Du 18 au 20 mai- SAINT-MALO-

"Le monde est un roman"

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Du 22 au 25 mai THEATRE DE CORNOUAILLE-QUIMPER


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ART ROCK 30em EDITION






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-LE PRINTEMPS DES SONNEURS - BREST -





                                      

dimanche 12 mai 2013

à la première personne du singulier


"Quelle grandeur rend l'homme vénérable?
quelle grosseur? quel poil? quelle couleur?
Qui fait des yeux le plus emmielleur?
Qui fait plus tôt une plaie incurable?

Quel chant est plus à l'homme convenable?
Qui plus pénètre en chantant sa douleur?
Qui un doux luth fait encore meilleur?
Quel naturel est le plus amiable?

Je ne voudrais le dire assurément,
Ayant Amour forcé mon jugement  ;
Mais je sais bien, et de tant je m'assure,

Que tout le beau que l'on pourrait choisir,
Et que tout l'art qui aide la Nature,
Ne me sauraient accroître mon désir."
extrait de: "Sonnets" -Louise Labé-


 


"Je me voulais événement. Je m'imaginais partition. J'étais gauche. La tête de mort qui, contre mon gré, remplaçait la pomme que je portais fréquemment à la bouche, n'était aperçue que de moi. Je me mettais à l'écart pour mordre correctement la chose. Comme on ne déambule pas, comme on ne peut prétendre à l'amour avec un tel fruit aux dents, je me décidais, quand j'avais faim, à lui donner le nom de pomme. Je ne fus plus inquiété. Ce n'est que plus tard  que l'objet de mon embarras m'apparut sous les traits ruisselants et tout aussi ambigus de poème."
-René Char- "Chants de la Balandrane-



Le chemin de ronde

"L'écrivain s'oublie pour agir dans son double. Agir en l'Autre et non plus en Je.
Pour ne plus être la victime de ce qui arrive, il suffit de penser que tout ce qui arrive et arrivera fait partie de soi, déjà. Ainsi plus d'aliénation, mais un jeu où l'on doit apprendre aussi à faire le mort. Il faut se devancer soi-même pour être libre. Je m'imagine...

Ce qu'autrefois le destin savait  d'avance de nous, c'est à présent l'inconscient qui le sait.

L'analyse- disait-il- exige comme instruments l'hypothèse et la supposition. On passe de la composition à la synthèse par l'hypothèse, et de la synthèse à la composition par la supposition.

Commençant à écrire, je sais ce que je désire: je voudrais interroger la façon dont j'énonce un mot, n'importe lequel, mettons "porte". J'observe que le mot n'est que mot, et qu'il me faut faire un effort pour qu'apparaisse une image: celle d'un seuil, celle d'un poids qu'on porte...Je me dis: les mots donc ne sont plus que des signes. Et je doute. Mais essayant de saisir le surgissement du mot, je vois seulement une espèce de nuit...Je la regarde, elle résiste. Je veux la balayer-balayer son insignifiance. Déjà, il ne s'agit plus de cela. Je sens un travail dans ma tête. Une tension derrière mes yeux. Et puis je me vois écrivant ce que je viens d'écrire ; et puis entre les yeux, la nuque et la poitrine, il se produit une précipitation confuse, une sorte de mêlée où mon attention se perd, tout en luttant...Porte, me dis-je, et je devine que le mot pourrait connoter désormais tout ce que je viens de décrire, et que cela m'empêche de pousser plus loin...Alors, j'essaie de suspendre ce jeu entre le mot et moi. J'essaie d'être immobile, de ne penser à rien, et tout à coup il se produit un effondrement, une cassure- l'effondrement de tout ce qui bouchait la vue, de telle sorte que le fond des yeux donne directement sur un vide lumineux, devant lequel j'éprouve une espèce de joie. Et cependant que je m'efforce de dire cela sans cesser de le regarder, un mot surgit au sommet du crâne- un mot soufflé, un mot qui s'impose; le mot LIBRE. Et voilà que mon front est troué, jusqu'au milieu, et que ce trou et mes yeux mutuellement se déséquilibrent. Je me redresse. Ma colonne vertébrale devient si présente que le reste s'efface. J'attends. J'écoute. Et le blanc dans lequel j'entre ne m'apparaît comme tel que plus tard, quand je m'aperçois que mes yeux se sont mis à r^der sur la table et qu'ils lisent mon nom sur une enveloppe.
Disant "porte" ce qui m'inquiète, c'est moins de trouver qu'un mot que d'être incapable de reconstituer le processus mental au long duquel se forme ce mot-là- ou un autre. On sait comment les images se forment sur la rétine, mais on ne sait rien de la rétine mentale sur laquelle apparaissent les mots. Rien du mécanisme.
On sait fabriquer des lentilles, mais pas un "penseur".
Alors même que j'affirme, il faut que je sache que je ne suis capable d'assumer mon affirmation que par intermittence."
-Bernard Noël-extrait de: "treize cases du  je"-

Ces trois textes proviennent de l'Anthologie de la poésie française à la première personne du singulier-Alain Jouffroy-Editions du Rocher