lundi 15 avril 2013

C'est dire...



 impression indigène :


Le monde dore
sous ses couvertures .
et
même
les balbutiements du jour
ont du mal à l'en sortir.

C'est dire...



".../...Le marché faisait la loi, ça au moins, c'était clair. Les valeurs boursières avaient remplacé les valeurs humaines. La question n'était pas vraiment d'en connaître les conséquences présentes, elles semblaient évidentes : Le partage entre riches et pauvres. C'était l'argent qui gagnait de l'argent, pas le travail, et cet argent devait bien venir de quelque part. Tout ce blabla sur l'actionnariat populaire et les fonds d'épargne collectifs n'était qu'un pâle alibi pour que puisse se perpétrer le vrai système : pour gagner de l'argent avec de l'argent, il fallait des gros sous. Ce que n'avait pas Monsieur Tout-Le-Monde. On ne prête qu'aux riches, c'est connu. Bien sûr, des gens ordinaires pouvaient gagner quelques dizaines de mille à la Bourse, mais cela ne servait qu'à conforter aux yeux du plus grand nombre l'image du Marché : une simple question de marketing. Jouer ben Bourse n'était qu'une sorte de Loto. Avec de la chance, on gagnait un peu d'argent. Sans que cela pose aucun problème. Le marketing avait réussi. Sans rien coûter.
Non, la question était plutôt la signification de cette situation sur le long terme. Dans quelle mesure cette obsession inouïe et généralisée sur l'argent changeait-elle l'humanité.

Paul avait son idée sur la question. un changement tout à fait fondamental était en cours. il y avait été si souvent confronté dans son travail. Toutes les formes de démocratie et d'humanité se basaient sur la capacité à pouvoir se mettre à la place de son interlocuteur. rien d'autre. Pouvoir se reconnaître soi-même en l'autre, avec tout son vécu. Alors seulement avait lieu la rencontre entre deux êtres humains. Et il avait constaté ces dernières années que cette aptitude simple et fondamentale était en train de perdre du terrain. Une sorte d'écran s'était dressé entre les individus, et on commençait à regarder l'autre comme un objet. Un objet d'investissemnt. Ma conversation avec cette personne peut-elle produire du profit?
Plus rien au monde n'échappait à l'économie. Et sans zone franche, le champ était libre pour traiter l'homme n'importe comment. Les personnes sans scrupule étaient de plus en plus nombreuses, Paul avait son idée sur la question.
Mais en même temps, sur beaucoup de questions, il avait son idée.
.../..."
Extrait de "Europa Blues"- de Arne Dahl-traduction: Rémi Cassaigne-Editions Du Seuil





dimanche 14 avril 2013

allez-y voir vous même




 Le Saint Adage
se prend parfois les pieds dans la ficelle.

Rien n'est plus sur 
que son hasard
au bord d'un quai.

Telle vérité avait la voix rouillée d'une sirène
en retraite sur l'avant-port,
bénévole aux archives maritimes.

Profitant de son temps libre pour relire Les Chants de Maldoror
du premier au sixième et inversement.
Elle tenait à rester
fidèle au rocher qui l'avait vu naître.

Et quand par hasard, un Viking en avarie
lui demandait sa route
en lui indiquant les pavés humides qui filaient vers l'Océan,
elle répétait
d'une voix douce:

"Allez-y voir vous-même si vous ne voulez pas me croire"
                          "Allez-y voir vous-même si vous ne voulez pas me croire"
                                                                                      "Allez-y voir vous-même si vous ne voulez pas me croire"...









"Je t'explique
dans les salles
 de bain
la chaleur sort
et le froid entre
c'est pourquoi
 il vaut mieux
fermer les portes
dans les corps
humains parfois
c'est l'inverse
c'est pourquoi
 il vaut mieux
ouvrir les portes"
  Thomas Vinau

                     découvert  sur ETC-ISTE




samedi 13 avril 2013

l'estuaire en philo



En rase campagne
mais
a vent la tonte
Humidité maximum.

Conjoncture des bords de Loire.
entre Paimboeuf et La Martinière


Bucolique fut le mot trouvé.



" A part quelques cyniques, personne ne nie que l’amour peut être une bonne raison de s’engager dans un rapport sexuel. Mais ce n’est ni la seule, ni nécessairement la meilleure. Pourquoi la sacraliser comme certains le font ? Pourquoi lui donner un tel privilège moral ?
Est-il vraiment plus vil de se servir de ses capacités sexuelles pour se faire payer un week-end à Capri ?

Le sexe n’est pas seulement une partie de plaisir. C’est une activité qui a un certain coût psychologique, physique, et même économique.
C’est parce que ces coûts du sexe sont bien connus qu’on peut parfaitement comprendre ceux qui préfèrent regarder un match de foot à la télé ou se faire les ongles des doigts de pied. "






" une action libre n’est pas une action folle, arbitraire, sans raisons, mais une action causée ou déterminée par nos propres raisons, c’est-à-dire une action volontaire. En réalité, « libre » ne serait pas le contraire de « causé » ou de « déterminé », mais seulement de « non volontaire », « contraint », «imposé par la menace ou la force ». C’est en ce sens volontariste que liberté et déterminisme seraient compatibles.
Mais ceux qu’on appelle « incompatibilistes » sont plus exigeants. Pour eux, être libre, ce n’est pas seulement agir pour ses propres raisons, mais avoir, également, le pouvoir de choisir ses raisons ou d’être à leur origine. Or nous ne l’avons pas d’après eux. Et c’est pourquoi la liberté et le déterminisme sont incompatibles. "







"Si nous apprenions, par exemple, que nos intuitions morales en faveur des droits des animaux n’ont pas d’autre cause que le sentiment d’amour inavoué pour le personnage de Bambi, faudrait-il en tenir compte dans le débat moral ? "





"Le tort ou le préjudice est une sorte de dommage dont on doit pouvoir dire qu’il est injuste sous un aspect important quelconque. En épousant quelqu’un, par exemple, on prive tous les autres prétendants de cette possibilité, et on leur cause certainement un dommage de ce fait. Mais peut-on, pour autant, parler de « préjudice » ?"





"l’argument « Et si tout le monde en faisait autant ? » nous demande d’imaginer des conséquences pratiques. On peut dire que c’est une sorte d’expérience de pensée, une  "généralisation imaginaire "
A première vue, c’est surtout une machine à produire des platitudes, c’est-à-dire des propositions vraies dont l’intérêt n’est pas évident :
« Si tout le monde allait au même moment à la piscine du quartier, il n’y aurait plus de place pour nager ».
Ou, tout aussi plat :
« Si tout le monde sortait dans la rue au même moment, on ne pourrait plus avancer."






"Si, à l’origine de nos jugements dits « moraux », il y a toujours des émotions négatives comme la haine ou le ressentiment, des intérêts purement égoïstes, ou des mécanismes psychologiques qui n’ont rien à voir avec l’éthique, comme une préférence pour les proches, est-ce que cela ne les discrédite pas entièrement en tant que jugements authentiquement moraux ? Comment pourrait-on leur faire confiance pour nous dire ce qui est bien ou juste ? "
Extraits de textes de-Ruwen Ogien-

LE BLOG de Ruwen Ogien




                                                              00000°°°°°°°°°°°°°°++++++


...Un peu plus haut sur le fleuve



 Festival du polar
de
Mauves sur Loire




AU PROGRAMME



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Le Suédois
mais pas sans peine
par Philippe:


"Simplicité et honnêteté sont les piliers de la vie politique suédoise, où seul le premier ministre dispose d'un logement officiel (payant) et d'une voiture de fonction. Tout écart, même minime, est sévèrement sanctionné.

À Stockholm, les ministres déjeunent à la cantine, tout comme les hauts fonctionnaires et leurs secrétaires. Pas d'alcool, pas de fromage ni de dessert, Seulement des carafes d'eau… et du lait froid. «Et si un ministre oubliait de débarrasser son plateau, commente un fonctionnaire, vous n'imaginez pas les gros titres le lendemain dans la presse!»
En Suède, «les ministres mènent une vie normale, renchérit Lena Hjelm-Wallén, ancien chef (sociale-démocrate) de la diplomatie suédoise. Bien sûr, au ministère des Affaires étrangères, il y a un cuisinier et des salons pour recevoir nos hôtes. Mais, au quotidien, pourquoi ne pas déjeuner à la cantine?» Les ministres, martèle un fonctionnaire, «sont là pour servir, et non se faire servir». L'idée, poursuit-il, c'est que «chaque membre du gouvernement a un salaire, que tout le monde connaît, et rien de plus».

Pas de voiture avec chauffeur

Modestie, rigueur et honnêteté: voilà les premières qualités exigées des ministres suédois. Aucun logement de fonction ne leur est proposé. Seul le chef du gouvernement a droit à un appartement - 175 m2, pour lesquels il paie un modeste loyer - dans une belle maison blanche sur les quais. Pas de voitures avec chauffeur non plus, sauf pour le chef du gouvernement et celui de la diplomatie: en déplacement, les ministres se débrouillent, prennent le train, la police pouvant assurer leur transport en cas de besoin. «Un jet privé? Une suite dans un palace? Chez nous, c'est inconcevable: c'est si loin de notre culture!, indique Hans Sundström, avocat et conseiller juridique de plusieurs agences gouvernementales. Ici, il n'est pas rare de croiser un ministre à la gare, ou dans un grand magasin. C'est d'ailleurs alors qu'elle faisait ses courses, sans garde du corps dans un grand magasin, que notre chef de la diplomatie Anna Lindh fut assassinée en 2003.»

«Un scandale sexuel, cela pourrait passer. Mais pas un scandale impliquant de l'argent public, même s'il ne s'agissait que de quelques couronnes…»

Quant aux bureaux, ils sont fonctionnels, avec des meubles de type Ikea. Frais de réception, de déplacement, communications téléphoniques: tout est minutieusement réglementé et vérifié. Les données personnelles, comme les factures les plus modestes sont accessibles à tous. «Si vous voulez savoir combien tel ministre a payé sa maison ou à combien se monte sa taxe d'habitation, vous n'avez qu'à cliquer! , indique Hans Sundström. La transparence est l'une de nos valeurs premières.» Leurs coups de fil privés, les ministres les donnent avec leur portable personnel. Ils voyagent en classe économique, sauf sur les vols long-courriers.
«Un scandale sexuel, cela pourrait passer, résume Hans Sundström. Mais pas un scandale impliquant de l'argent public, même s'il ne s'agissait que de quelques couronnes…»

«Scandale Toblerone»

À Noël dernier, l'une des agences gouvernementales a organisé une soirée, semble-t-il un peu trop arrosée. «Nous avons droit, en principe, à une fête par an pour le personnel, précise le conseiller juridique. Avec maximum deux verres de vin par personne! Là, cette limite a été dépassée, et cela a créé un énorme scandale: les responsables ont été licenciés, le gouvernement a été accusé de ne pas bien contrôler ses agences, et même le premier ministre, Fredrik Reinfeldt, a dû s'expliquer là-dessus!»
Fin 1995, pour quelques barres chocolatées réglées avec sa carte de crédit de fonction, Mona Sahlin, numéro deux du gouvernement d'Ingvar Carlsson, avait dû démissionner. Même si la jeune femme s'était empressée de rembourser, ce «scandale Toblerone» l'aura marquée à vie… «Elle n'a rien volé, n'a commis aucun crime, mais elle a mis dix ans avant d'oser revenir en politique, conclut l'avocat. Et encore, elle a été battue.»






expo du musée de la graineterie














conjugaison du verbe:


SEME TA ZAD

vendredi 12 avril 2013

Macondo



"Un jour
porté par le navire voguant vers Panama
je raconterai peut-être comment je n'ai jamais doublé un
cap, parce que mon bateau- si jamais j'en ai un
ne passera même pas le port de Rioacha.



Honneur donc à mon père,
qui mit vingt-six mois à traverser la jungle en quête
 de la mer
pour noyer un fantôme.




Au risque d'attraper à la main des sirènes volantes
sur les eaux de la Ciénaga
et pour ne pas revenir les mains vides,
il remit le pied sur terre et fonda Macondo.
C'est là que je suis né avant tout le monde.

(C'est dommage.
Tant d'âme dans la peau
pour finir attaché à un châtaignier).

Somnambule de l'océan
faiseur de solitude à petite surface
face à vous je m'abîme."

-"La machine de la mémoire" Ramiro Oviedo Valdivieso-







mercredi 10 avril 2013

jouons au bois












 





BUFFET  FROID 44



le kit du mercredi






".../...Le plus gênant était de ne pas avoir d'explication rationnelle;
il avait consacré sa vie au cerveau humain. avant ses recherches, ce domaine était encore quasiment vierge. Dès son arrivée en Suède, après avoir appris la langue et s'être inséré dans la société, il 'était lancé dans la recherche médicale, frappé de constater combien étaient absurdement faibles nos connaissances sur notre propre cerveau. En gros, il avait à lui seul donné le coup d'envoi à la recherche neurologique en Suède.
Professeur à l'institut Karolinska dès les années 1950, à tout juste la quarantaine, il avait invariablement été pressenti pour le prix Nobel.
Qui ne lui avait jamais été décerné.
Il s'était en revanche forgé une conviction chaque jour plus solide que l'homme n'était que matière."l'âme" était une conception ancienne construite de toutes pièces pour combler un vide dans le savoir humain; La connaissance du cerveau. A mesure que progressaient les recherches sur les fonctions cérébrales disparaissait le besoin d'âme, à l'instar des dieux et des mythes qui reculaient toujours dès que la science gagnait du terrain. Il s'était marié, avait eu des enfants et connu tous les miracles de la vie quotidienne sans démordre de sa foi dans le matérialisme. L'homme était entièrement déterminé par des influx nerveux dans le cerveau. Voilà tout.
.../..."
extrait de:"Europa Blues" de Arne Dahl- traduction:Rémi Cassaigne-Editions Seuil







De mon ile, achetée à rêverie,
Ré-estimant la surface à l'échelle insolite.
La dimension de l'homme  se prenait des couleurs beaucoup plus spirituelles.
L'homme
se déterminant aussi  par l'originalité.
de son expérience en solitude des multitudes.




mardi 9 avril 2013

escale


Acte de Foix.
Arcs en ciel
mot compte double
Vu de d'une fenêtre de chez Chantal,
par Chantal
herself;
Au matin

                                                  |||||||||||||||||||||||\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\################






                                                      

source: Toile


"Il est des voyages qui font courir le monde,
conquérir des territoires, découvrir des richesses.
Il est des voyages qui font s'embarquer sur de grands vaisseaux blancs,
écouter le souffle des locomotives qui traversent les continents.
Il est des voyages que l'on fait immobile.
Qui font éclore des images toutes fraîches et surgir par miracle
des mondes nouveaux.
Des voyages qui nous poussent, la tête dans les étoiles, et nous font avec allégresse sauter la barrière des horizons;
Des voyages qui contiennent tous les autres voyages.
La poésie est de ceux-là.
Pour peu qu'on lui soit attentif, elle donne des ailes à notre imagination et libère
 nos rêveries."


"les voyages en poésie"-Folio junior-





"L'équipage était sans navire
le ciel avait largué le vent
il n'était plus temps de partir.../...




.../...Partir et l'aventure entre les yeux
et la mer que l'on voit un peu
le passager au bout de son désir
la houle au bout du bras
les mots qui s'en vont pas à pas.../...



.../...Partir et le bruit sourd des capitales
le gouffre que l'on tient au creux de l'estomac
les cris d'alléluia que l'on livre au grand mât
et les accordéons qui pleurent
le sentiment perdu au croisement des vagues.../..




L'équipage était sans navire
les cris peuplaient la poitrine
le capitaine hurlait à la dérive
la mer ne lui répondait pas.../...

Le promeneur avait franchi la rive."

extraits de "Escale" de Jean Bouhier-










 illustration:s source toile

lundi 8 avril 2013

minium, allons boire...



En être réduit à photographier les fesses des murs,
Quel symbole!
mais,
Etait-ce vraiment la solution?
se demandait
Robert,
que l'on navet pas vu depuis perpète ,
maquis
pour les besoins de l'Histoire...


 Dehors, on en prenait pour perpète aussi.

(n.d.c. perpète étant placé là pour donner une impression de continuité).

                                                                         /////////////////////~~~~~~~~~~~~~~~}}}}}}}}}}
               
                                       

"Le lundi au soleil c'est une chose que l'on n'auyra  jamais"

pas si sur.

Communication Gouvernementale:




Après De Gaulle à Baden-Baden, Jean-Marc Ayrault en Bavière.

L'EXEMPLE.

LE STYLE.




                                            §§§§§§§§§§§§00000000000+++++



source: LEO WIJNHOVEN-





source: Toile

dimanche 7 avril 2013

fragment




"En voyage on ne vise  qu'à travers une étoile
Qu'à travers un visage qu'elle boit qu'elle inonde
L'un de nous s'en allait pour écouter un coquillage
Un autre ne vivait que pour surprendre les cantatrices
D'aucuns se dissipaient remuant le feuillage
 De leur famille à grand renforts de pensées nobles
De sérieux d'abnégation de cran et de sollicitude
Mes compagnons rajeunissaientr se déliaient au fil des heures
Ils comptaient sur l'été pour retrouver le calme
Et le secret perdu de la fabrication
Minutieuse et patiente des cruches où s'essayent
Les très jeunes rafales
L'automne saignera la fumée de ses cuirs
Lisait-on dans les gares
Nous aurons des hivers comme des roses en feu
Hors cela n'escomptez rien de plus du printemps
Que la multiplication des souricières
Le renouvellement des pores de l'angoisse

La vérité ma pousse à dire qu'à la suite
De ces voyages nos ongles étaient noirs
Nos phrases lapidaires. Nos regards d'escrimeurs
Epouvantaient la douane les maires et pêcheurs
Tel habitait des chambres sans eau et sans tapis
Ne tardant pas à être trop osseux sans vareuse
Face à des animaux croisés et se coulant
Dénaturés portant les marques confondantes
D'herbes indélébiles, sans doute vénéneuses

D'où venez-vous ai-je perçu dans la voix brune de l'hôtelier
Des Barbades, des Antilles ou des Iles-sous-le-Vent?
Vous le saurez, lui répondis-je:
Vous verrez sur mon visage un peu d'amour quand il a plu
Et de fatigue au matin.

Les eaux tombèrent dormirent et passèrent
Entre moi et ce long voyage
J'ai fait le saut de l'ange d'un Everest de luminaires
Dans les Sargasses.
A l'isthme j'ai pris sa force; aux harpes, ma repiration;
Aux feuilles, la soudaineté à apparaître."

En Voyage... (fragment) de Marc Pietri-