jeudi 7 juillet 2011
mercredi 6 juillet 2011
écoute petit homme
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"Ils t'appellent "petit homme", "homme moyen", "homme commun"; ils annoncent qu'une ère nouvelle s'est levée, "l'ère de l'homme moyen".
Cela, ce n'est pas toi qui le dis, petit homme!
Ce sont eux qui le disent, les vice-présidents des grandes nations, les leaders ouvriers ayant fait carrière, les fils repentis des bourgeois, les hommes d'Etat et les philosophes. Ils te donnent ton avenir mais ne se soucient pas de ton passé.
Tu est l'héritier d'un passé horrible. Ton héritage est un diamant incandescent entre tes mains. C'est moi qui te le dis!
Un médecin, un cordonnier, un technicien, un éducateur doit connaître ses faiblesses s'il veut travailler et gagner sa vie. Depuis quelques années, tu as commencé à assumer le gouvernement de la terre. L'avenir dépend donc de tes pensées et de tes actes. Mais tes professeurs et tes maîtres ne te disent pas ce que tu penses et ce que tu es réellement; personne n'ose formuler sur toi la seule critique qui te rendrait capable de prendre en main ta propre destinée. Tu n'es "libre" que dans un sens bien déterminé: libre de toute préparation à la maîtrise de ta propre vie, libre de toute auto-critique.
Jamais je n'ai entendu dans ta bouche cett eplainte: "Vous prétendez faire de moi mon propre maître et le maître du monde, mais vous ne me dites pas comment on peut se maîtriser, vous ne me révêlez pas mes erreurs dans ma façon de faire, de penser et d'agir!"
Tu t'en remets au puisant pour qu'il exerce son autorité sur le "petit homme". Mais tu ne dis rien. Tu confies aux puissants ou aux impuissants animés des pires intentions le pouvoir de parler en ton nom. Et trop tard tu t'aperçois qu'une fois de plus on t'a trompé.
Je te comprends. D'innombrables fois je t'ai vu nu, physiquement et psychiquement, sans masque, sans carte de membre d'un parti politique sans ta "popularité". Nu comme un nouveau-né, comme un feld-maréchal en caleçon. Tu tes lamenté devant moi, tu as pleuré, tu m'as parlé de tes aspirations, de ton amour et de ton chagrin. Je te connais et te comprends. Je vais te dire comment tu es, petit homme, car je crois sérieusement en ton grand avenir. Il est à toi, sans doute! Ainsi, ce qu'il faut en premier lieu, c'est te regarder toi-même. Regarde-toi comme tu es réellement. Ecoute ce que te disent tes führers et tes représentants;
"Tu es un petit homme moyen!" Réfléchis bien au double sens de ces deux mots, "petit" et "moyen"...
Ne te sauve pas. Aie le courage de te regarder toi-même!
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"De quel droit voulez-vous me donner une leçon?"
Je vois poindre cette question dans ton regard craintif. Je la vois sur ta bouche arrogante, petit homme! tu as peur de te regarder, tu as peur de la critique, petit homme, tout comme tu as peur de la puissance qu'on te promet. tu n'as aucune envie d'apprendre comment utiliser cette puissance. Tu n'oses pas imaginer que tu pourrais un jour ressentir autrement ton Moi; que tu puisses être libre et non plus comme un chien battu, franc et non plus tacticien; que tu puisses aimer au grand jour et non plus clandestinement, à la faveur de la nuit. Tu te méprises toi-même, petit homme. Tu dis: "Qui suis-je pour avoir une opinion personnelle, pour décider de ma vie, pour déclarer que le monde m'appartient?" Tu as raison: Qui es-tu pour être le maître de ta vie? Je vais te dire qui tu es:
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Tu te distingues par un seul trait des hommes réellement grands: Le grand homme a été comme toi un petit homme, mais il a développé une qualité importante: il a appris à voir où se situait la faiblesse de sa pensée et de ses actions. Dans l'accomplissement d'une grande tâche il a appris à se rendre compte de la menace que sa petitesse et sa mesquinerie faisaient peser sur lui. Le grand homme sait quand et en quoi il est un petit homme. Le petit homme ignore qu'il est petit et il a peur d'en prendre conscience.
il dissimule sa petitesse et son étroitesse d'esprit derrière des rêves de force et de grandeur, derrière la force et la grandeur d'autres hommes. il est fier des grands chefs de guerre, mais il n'est pas fier de lui. il admire la pensée qu'il n'a pas conçue, au lieu d'admirer celle qu'il a conçue. Il croit d'autant plus aux choses qu'il ne les comprend pas, et il ne croit pas à la justesse des idées dont il saisit facilement le sens.
Je vais commencer par le petit homme en moi
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Pendant vingt-cinq ans, je me suis fait le défenseur, par ma parole et par mes livres, de ton droit au bonheur en ce monde ; Je t'ai reproché ton incapacité à t'emparer de ce qui t'appartient, à mettre la main sur ce que tu as conquis de haute lutte sur les barricades à Paris ou à Vienne, par l'émancipation des Etats-Unis, par la révolution russe. Or, Paris a abouti à Pétain et à Laval, Vienne à Hitler, la Russie à Staline, et l'indépendance américaine pourrait fort bien se terminer par le régime d'un K.K.K. Tu as mieux su conquérir la liberté que la garder pour toi et pour les autres. Cela je le savais depuis longtemps. Mais je ne comprenais pas pourquoi, à peine sorti du marasme, tu t'es enfoncé dans un autre, pire que le premier. Mais peu à peu en tâtonnant, j'ai découvert ce qui faisait de toi un esclave: TU ES TON PROPRE ARGOUSIN.
Tu es le seul et unique responsable de ton esclavage. Toi et personne d'autre!
Voilà qui te surprend? tes libérateurs te racontent que les responsables sont Guillaume, Nicolas, le Pape Grégoire, Morgan, Krupp ou Ford. Quant à tes "libérateurs", ils s'appellent Mussolini, Napoléon, Hitler, Staline.
Moi, je te dis: ton seul libérateur, c'est toi!
Là, je m'arrête...Je prétends être un combattant de la pureté et de la vérité. Et voilà que j'hésite à l'instant même où je m'apprête à te dire la vérité sur toi, parce que j'ai peur de toi et de ton attitude face à la vérité. Te dire la vérité met ma vie en danger. La vérité apporte aussi le salut, mais elle est la proie de toutes les bandes. Si ce n'était pas le cas, tu n'en serais pas là et tu serais un autre homme!
Mon esprit me dit; dis la vérité quoi qu'il t'en coûte. Le petit homme en moi-même me dit: c'est stupide d'encourir le courroux du petit homme, de se mettre à sa merci. Le petit homme ne tient pas à apprendre la vérité sur lui-même. il ne tient pas à assumer la grande responsabilité qui est la sienne. Il tient à rester un petit homme ou a devenir un petit grand homme. il voudrait s'enrichir, atteindre au rang de leader politique, être nommé Président des Anciens Combattants ou secrétaire général de l'union pour le relèvement de la moralité publique. il ne tient pas à être responsable de ce qu'il fait, du ravitaillement, de la construction de logements, des transports, de l'éducation, de la recherche, de l'administration etc.
../..."
extraits de: Ecoute Petit Homme- Wilhelm Reich-
mardi 5 juillet 2011
lundi 4 juillet 2011
comme un légo
"Ainsi est le coeur de l'homme: une pensée vient, une pensée va; comme les herbes et les bouts de bois, les pensées qui vont avant et celles qui vont arrière ne se gênent pas mutuellement."
-Bouddha-
"C'est le cerveau qui est le plus irrigué par l'alcool du sang-moi je fais du yoga, mon sang je l'envoie où je veux."
-l'intégrale des brèves de comptoir-J.M.Gourio-
"Quand après avoir fait le tour, je me fus assuré que l'ïle était parfaitement déserté, je ne tombai pas à genoux, sur les arènes de la grève en versant des larmes amères. Je me mis aussitôt à ne pas labourer, semer, creuser des troncs d'arbres, tarabusquer un perroquet jusqu'à ce qu'il fût capable de prononcer correctement le mot "Espoir". Je jetais ma longue-vue à la mer, et je ne mis de clôture autour de mon domaine. La marée ayant ramené avec elle de nombreuses épaves de navire, forts utiles à un naufragé, j'allai, pour ne plus les voir, m'installer de l'autre côté de l'île. Puis, ayant trouvé une caverne profonde, inaccessible, sourde, aveugle, muette et tapissée de sable sec, je me mis à dormir comme j'ai envie de dormir depuis toujours. sans que la vie ait bien voulue me le permettre: en épaisseur.
Quelques minutes plus tard, les sauveteurs étaient là, et, ravis, me frappèrent sur l'épaule pour me réveiller."
-Jean Ferry-
"C'est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d'argent
La lunette d'un microscope
Et tous ce petits êtres qui courent
Car chacun vaque à son destin
Petits ou grands
Comme durant les siècles égyptiens
Péniblement
Porter mille fois son point sur le i
Dans la chaleur et dans le vent
Dans le soleil ou dans la nuit
Voyez-vous ces êtres vivants?
Voyez-vous ces êtres vivants?
Voyez-vous ces êtres vivants?
Quelqu'un a inventé ce jeu
Terrible, cruel, captivant
Les maisons, les lacs, les continents
Comme un Lego avec du vent
La faiblesse des tout-puissants
Comme un Lego avec du sang
La force décuplée des perdants
Comme un Lego avec des dents
Comme un Lego avec des mains
Comme un Lego …
Voyez-vous tous ces humains ?
Danser ensemble à se donner la main
S'embrasser dans le noir à cheveux blonds
A ne pas voir demain comme ils seront
Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d'un même miroir
Vêtues d'acier, vêtues de noir
Comme un Lego mais sans mémoire
Comme un Lego mais sans mémoire
Comme un Lego …
Aux facettes d'un même ….
Vêtues d'acier, vêtues de noir
Comme un Lego mais sans mémoire
Comme un Lego …
Pourquoi ne me réponds-tu jamais?
De ta retraite sous ton arbre
Depuis ce manguier de plus de dix mille pages
A te balancer seul dans une cage
A voir le monde de si haut
Comme un insecte mais sur le dos
Comme un insecte mais sur le dos
Comme un insecte …
C'est un grand terrain de nulle part
A La lunette d'un microscope
On regarde, on regarde, on regarde dedans
On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises
Comme durant les siècles de la longue nuit
Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence …."
-Gérard Manset-
dimanche 3 juillet 2011
le style
"J'étais dans le cabinet des métaphores, la loupe à l'oeil, à regarder dans le mécanisme compliqué du style."
"Le style c'est cette partie du beau qui s'analyse, dans le repos, quand le spectacle flanche. C'est un arrêt dans la culture, pour mieux goûter."
"Le style meurt d'une intention frauduleuse. le style, c'est une prison dans un champ libre. C'est le baillon du superflu."
extraits de: "Le style"-(fragment) -Léo Ferré-
merci à V. et C. pour leur participation.
on s'aim'ra
"On s'aim'ra cet été
quand la mer est partie
quand le sable est tout prêt
pour qu'on s'y crucifie
quand l'oeil jaune du ciel
nous regarde et qu'c'est bon
et qu'il coule du miel
de ses larmes de plomb
On s'aim'ra
pour une vague bleue
qui fait tout ce qu'on veut
qui marche sur le dos
On s'aim'ra
pour le sel et le pré
de la plage râpée
où dorment les corbeaux"extraits de: "L'art d'aimer"- Léo Ferré-
samedi 2 juillet 2011
le pitch d'où je vous cause
-samedi -5h58-
Comme dans un thriller haletant où toutes les minutes comptent en banque
je baille aux corneilles
qui me guettent
par rangée de trois
sur l'antenne de télévision du pavillon d'en face.
-8h08-
ou plutôt
09,
pour ne pas déranger un palindrome réchauffé de la veille.
Je me hisse, avec une certaine légèreté avouons-le,
sur mon vélocipède mécanique
et la première à gauche
première à droite et encore à gauche
je trace virtuellement dans les airs de ma roue avant
et à l'arrière aussi peut-être
mais pour des raisons de sécurité
j'éviterais d'en parler -plus avant-
je trace disais-je
un sillon symbolique entre l'espace qui m'est imparti pour tisser la toile de mes nuits
à celui d'un week-end de repos les gars repos
commençant à l'heure dite
ou presque.
Voilà en "pitch" (citron) où j'en suis
à l'instant d'où je vous cause.
La journée s'annonce d'elle même
et c'est plutôt bon signe.
Vous trouvez pas?les Chibanis
A l'heure ou les otages reviennent et même semble t-il ceux séquestrés dans des conditions inhumaines dans la jungle de Manhattan; il est d'autres personnes beaucoup moins médiatiques sans doute, ni soutenues par les grandes orgues des salons où l'on cause que notre très humaine administration aux ordres, harcèle le plus -légalement possible, cela va de soi- Nous sommes bien en démocratie tout de même...
Ces "vieux migrants" comme on les appelle sont depuis quelques temps contrôlés et même plus harcelés par les services de la CAF, CPAM ou encore MSA et sous couvert de lutte contre la fraude sociale,alors que tout le monde sait (ou presque) que celle ci (selon le Conseil d'Etat) dans sa grande majorité est le fait des employeurs...
Par des tours de passe passe dont l'administration quand elle veut a le secret... on arrive ainsi à supprimer la quasi totalité des droits sociaux en matière de protection maladie, vieillesse, aides au logement...de vieux immigrés retraités vivant dans des foyers.
A ce propos la HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l"égalité) avait déjà en 2009 dénoncé des contrôles discriminatoires et souvent entachés d'irrégularités.
Dans un certain nombre de villes, des rassemblements ont eu lieu devant des caisses d'assurance vieillesse ou les locaux d'organisations de prestation sociale pour dénoncer ses mesures indignes d'une république éclairée.
A quelques mois d'élection présidentielle ou, une fois de plus on risque de plonger dans le vulgaire et le sordide, histoire- en autre- d'essayer de grapiller quelques voix dans le camp d'un pas de l'oie qui aurait changé son casque à pointe contre la panoplie du jouer de pipeau, soyons très vigilants car pour satisfaire la France qui bêle les atteintes à la dignité humaines se font multiples et tout azimut...
vendredi 1 juillet 2011
l'été en bien belle compagnie- premier volume-
"Les tambours brûlent" -troisième édition- à Plouescat les 2 et 3 juillet
et pour continuer dans le Boum Boum mon coeur qui fait
Yop
Là
Boum :
"LES PERCUSSIONS DU MONDE"
les 8 et 9 juillet à Nostang
VENDREDI : Reggae - 20h / 2h
- Israel Vibration
- Bushman
- Mark Wonder
- Queen Omega
- A. Rahman Revelation
- Boulibaï Session feat. Echo Minott
SAMEDI : World - 19h / 2h30
- Alpha Blondy
- Geoffrey Oryema
- dOMb
- Kandia Kora
- Soadan
- Repercussion
- Yengel Yengel
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"L'anarchie est la haute expression de l'ordre" disait Proudhon, et s'il avait bu une chope au Café de la Pente, il en aurait eu la confirmation. Ce bar associatif vit depuis 7 ans sur une base autogestionnaire, donne concerts et soirées à thème, ateliers et stages (cuisine, meubles en carton...), héberge les assos Ingalan (pour un commerce équitable), et Souliers (pour le cinéma amateur), a 3 salariés... qui dit mieux ? Et je vous passe le festival Rock n'jeunes (musicos de plus de 20 ans s'abstenir), à travers chants (rencontre de chorales et radio crochet), les actions de soutien ! Faut dire qu'ils se bougent les 250 adhérents du Pot Commun (asso qui gère le lieu). Ils tiennent le bar, imaginent et organisent les manifestations. Des gens tous différents et donc uniques en leur genre. Chacun a la parole, est responsable et s'investit dans le cadre des commissions, assemblées, tables rondes qui ponctuent la vie du Café de la Pente. Le réseau Caracoles, qui rassemble plus d'une dizaine d'associations des environs, est né de cet esprit collectif et inventif. Ah j'oubliais ! il y a aussi l'épicerie solidaire (GASE) et un marché de producteurs locaux chaque vendredi à 19h. Et puis les résidences d'artistes, les expos, le théâtre, le jardin... La vie quoi."
(Anne Chérain)
source: "Le cri de l'ormeau"-les jeudis de l'été au Café de la Pente à Rochefort-en-terre-(jusqu'au premier septembre)
Plus d'infos : www.lepotcommun.com
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" Séné s'accorde"
le 2 juillet
un festival pour la promotion des groupes locaux et amateurs du Pays de Séné
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