.../..."Les hommes, les groupes d'hommes s'affrontent. Pour la possession d'une terre, pour l'affirmation d'une opinion, pour la gloire, pour leur Dieu, ils se défient. L'essentiel de l'histoire de l'humanité, telle que nous l'apprenons à l'école, est constitué de ces oppositions. Chez les animaux, le plus souvent, le défi n'entraîne pas le conflit; l'un emporte et l'autre capitule sans combat, ou après un simulacre de combat qui s'achève sans trop de dommages pour les adversaires. Les hommes, eux, croient nécessaire d'aller au terme de leurs menaces, il y mettent même leur "point d'honneur". Chaque nation exalte sa capacité a toujours l'emporter. Etrangement on n'entend guère parler que de victoires, les monuments les plus prestigieux servent à en inscrire la liste. Les gares de chemin de fer elles-mêmes servent à perpétuer leur souvenir, gare d'Austerlitz à Paris, Waterloo Station à Londres. Ce petit jeu infantile et mensonger a pu durer jusqu'au milieu de ce siècle (dernier-n.d.c.). Le prix à payer était devenu difficilement supportable pour les deux adversaires, par exemple à Verdun ou a Stalingrad, mais la logique de la force restait acceptée par tous. "Nous gagnerons parce que nous sommes les plus forts", proclamaient les affiches recouvrant les murs de Paris au début de 1940.
Cette logique n'est plus conforme à la réalité de notre monde. Elle ne l'est plus, tout d'abord, en raison du fait que la possession de l'arme nucléaire supprime la notion de "plus fort". Si l'un des adversaires peut tuer l'autre quatre fois (par les radiations, par le feu, par la faim, par le froid de l'hiver nucléaire) et l'autre trois fois seulement, aucun des deux n'est le plus fort. Dès que chacun a dépassé le seuil de puissance lui permettant de détruire totalement l'autre, il n'y a plus de hiérarchie entre leurs forces.
Elle ne l'est plus, surtout en raison de l'effet boomerang des explosions nucléaires. Les populations qui habitent les villes visées sont éliminées instantanément, mais les autres, épargnées lors de l'échange initial, sont, en quelques jours ou en quelques semaines, atteintes par les retombées ou par l'hiver nucléaire. Les possesseurs de cette arme sont ainsi dans la position d'un adepte de l'autodéfense qui s'est muni d'un fusil pour écarter les voleurs, et qui constate que ce fusil envoie simultanément une balle sur la cible, et une balle sur le tireur. Impossible de détruire l'autre sans se détruire soi-même. Ce sont tous les raisonnements à propos de la dissuasion mutuelle qui se trouvent annulés. Pour faire peur à l'autre, il faut le persuader non pas que l'on est plus fort que lui mais que l'on est capable de le haïr à un point tel que, pour le tuer, on est prêt à se suicider. On a longtemps parlé "d'équilibre de la terreur", il faut constater qu'aujourd'hui ce qui est en équilibre est l'ensemble des capacités de chacun à faire croire aux autres qu'il est assez fou pour déclencher le suicide général; Mais est-ce vraiment un équilibre? .../..." -extrait de: "cinq milliards d'hommes dans un vaisseau"- Albert Jacquard
Signez l'Appel contre la mort annoncée de la juridiction des mineurs
"Dans l’indifférence générale, le gouvernement s’apprête à faire voter en procédure accélérée la disparition de la spécialisation de la justice des mineurs par la création d’un tribunal correctionnel pour mineurs et par la mise à l’écart du juge des enfants du suivi des mineurs auteurs d’infractions.Malgré les protestations unanimes des professionnels qui avaient abouti en 2008 à l’abandon du projet de code pénal des mineurs, malgré la censure le 10 mars 2011 par le Conseil Constitutionnel de la quasi totalité des dispositions de la LOPPSI 2 (Loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure) concernant le droit pénal des mineurs, au mépris des principes constitutionnels et des engagements internationaux ratifiés par la France, tels que la Convention internationale des droits de l’enfant et les Règles minimales de Beijing, le gouvernement s’obstine à vouloir aligner le régime pénal des mineurs sur celui des majeurs. L’objectif avoué de la réforme est de renforcer la répression de la délinquance des mineurs en entretenant l’illusion que la crainte d’une sanction plus forte suffirait, de façon magique, à dissuader des adolescents déstructurés d’un passage à l’acte. Au contraire ces nouvelles dispositions vont affaiblir les moyens d’action éprouvés et efficaces de notre justice des mineurs. Le reproche de lenteur régulièrement fait à la justice des mineurs découle de la confusion entretenue entre la nécessité de la réponse rapide à donner à un adolescent en dérive et celle d’un jugement à bref délai. La véritable urgence est celle de la mise en œuvre de solutions éducatives afin de prévenir la répétition d’actes délinquants. L’intervention d’un juge des enfants prenant en compte les situations individuelles, (« mon juge », disent les jeunes) et la réévaluation régulière des mesures éducatives en cours sont autrement plus pertinentes que l’empilement de peines sur un casier judiciaire dans des audiences surchargées tenues par un juge des enfants de permanence, sur la base de renseignements rassemblés à la hâte par un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse. La justice des mineurs doit rester une justice de la continuité, menée par des professionnels-repères (juge des enfants, éducateur, avocat…) pour le mineur et prenant en compte son évolution et non une réponse ponctuelle au passage à l’acte. Les tribunaux pour enfants doivent disposer des moyens et des structures pour pouvoir apporter une réponse rapide et individualisée. Ainsi, les services éducatifs (Protection Judiciaire de la Jeunesse, associations habilitées) doivent pouvoir proposer des prises en charge éducatives de nature différente (placement, milieu ouvert, insertion…). A l’opposé de cette démarche, le projet fait quasiment disparaître le tribunal pour enfants où siègent au côté du juge des enfants deux assesseurs recrutés pour leur intérêt pour les questions de l’enfance ; les voici congédiés au profit du tribunal correctionnel, augmenté dans certaines affaires d ‘assesseurs citoyens tirés au sort et où le juge des enfants servira d’alibi. Etrange manière de faire participer la société au jugement de ses enfants, que de démanteler ainsi une justice de qualité où l’on s’efforce de donner la parole à tous, mineur, famille, victime, éducateur, procureur et défense et d’allier pédagogie et sanction. Toujours plus rapide, toujours plus répressif : à l’instar des comparutions immédiates pour les majeurs, le procureur pourra renvoyer les mineurs en jugement dans le cadre de dispositions pratiquement identiques à celles qui viennent d’être censurées par le Conseil Constitutionnel, les conditions de peines encourues et d’âge étant tellement extensives qu’elles s’appliqueront à tous. L’accélération effrénée des délais de traitement de procédure, l’injonction faite de trouver un « remède miracle » met les professionnels « au pied du mur » et conduit les mineurs « entre les murs » sans perspective de développement des lieux de placement alternatifs. Pourtant la multiplication des incidents ces dernières semaines dans les établissements pénitentiaires pour mineurs et l’augmentation de l’incarcération des mineurs démontrent l’impasse à laquelle conduit un traitement purement répressif de la délinquance juvénile et la priorité budgétaire absolue donnée depuis 2002 aux centres éducatifs fermés et aux établissements pénitentiaires pour mineurs. On nous ressasse que « les jeunes d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier » sans oser expliciter s’il s’agit de la taille physique qui accélère la maturité ou des origines sociales de certains jeunes. Mais les partisans de cette « majorité pénale » des jeunes de 16 ans ne proposent pas pour autant de leur attribuer les droits civils correspondants : droit de vote, permis de conduire. Le projet en voie d’être adopté démontre surtout que « les adultes d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier » et n’ont plus le courage de construire un projet pour la jeunesse la plus fragile alors qu’il n’existe aucune politique de la jeunesse globale, cohérente et positive. Refusons le jugement de nos enfants par le tribunal des adultes." source: Collectif Liberté, Egalité, Justice.-CLEJ-
35 degrés à l'ombre qu'elle disait la pancarte en christ au liquide,
Gast!
Un temps à mettre ses mamies à l'ombre
et profiter du jardin en regardant passer
les ombres,
les tourterelles
ou
qui sait
ptêt
même
la vie en rose...
Dimanche ressemble à son nom qui l'indique
avec tout ce qu'il faut pour jouer sur la plage
et pousser les murs avé les pieds
et répéter à qui mieux mieux
j'étais
et
puis
enfin
maintenant:
j'ai l'Eté
Un jour comme ça, à se faire des noeuds
même pas grave.
Et puis,
comme dit le psy tout rouge sous son parasol:
On est tellement à court de lien
spas?
y'avait aussi
tu sais bien,
toujours ouvert en courant d'air
le grand café pour rire
et menu du jour:
un vélo bricolé
des planches équilibristes...
et puis des poésies au mur traduites de... l'espagnol (breton?)
"autoconstruccciôn" sur la plaquette
en résumé
pour comme d'ab
pani comprendre
mais quand-même
faire mine de se croire l'avant garde de l'intelligence
recyclée.
Voyez plutôt: (et mickey aussi)
"Entre investigation intime et témoignage socio-politique../...quelques facettes de ce riche opus tentaculaire, qui rejoue sous de multiples formes le même désir-celui d'appréhender l'identité comme une construction indéfinie, toute en métamorphose et instabilité."
(et ta soeur, elle prend aussi des champignons? voix off)
"All around me are familiar faces
Worn out places, worn out faces
Bright and early for their daily races
Going nowhere, going nowhere
Their tears are filling up their glasses
No expression, no expression
Hide my head I want to drown my sorrow
No to morrow, no to morrow
And I find it kinda funny
I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had
I find it hard to tell you
I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very mad world mad world
Children waiting for the day they feel good
Happy Birthday, Happy Birthday
Made to feel the way that every child should
Sit and listen, sit and listen
Went to school and I was very nervous
No one knew me, no one knew me
Hello teacher tell me what's my lesson
Look right through me, look right through me
And I find it kinda funny
I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had
I find it hard to tell you
I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very mad world... world
Enlarging your world
Mad world" -Gary Jules-
Depuis dix ans maintenant, les onze journalistes, rédacteurs et photographes du collectif ARGOSse sont donné pour mission de sensibiliser l'opinion publique aux questions environnementales. En cette année 2011 -année internationale des forêts- selon l'O.N.U.-le conseil général du Morbihan a demandé à Argos de réaliser une série de photos sur -je cite: "le poumon vert du département" et cela donne lieu à une exposition "Contes et réalités des forêts du Morbihan" exposée dans le cadre du festival photo Peuples et Nature de La Gacilly- (à voir jusqu'au 30 septembre)