dimanche 12 décembre 2010

an dro

 photo: An dro the world" festival interceltique- le télégramme

Au bout de mon ptit doigt il y avait bien  le sien.
ils s'étaient rencontrés  un peu par  hasard
et
plu au  langage de signes cabalo-celtiques
en
décrivant  des moulinets pour répondre  comme il se -doigt- 
à bombarde et cornemuse qui s'interpellaient là haut  sur les planches.
Un deux trois-un deux trois 
Regarde,
ici on peut se lever du pied gauche et ce serait même recommandé,
Un deux trois, un deux trois 
Des centaines d'auriculaires 
qui
prenaient leur pied
en rondes de parquet.
"An dro" qu'il avait dit le sonneur d'une voix forte et claire
et tout le monde s'était aussitôt mis en place
et ceux qui ne savaient pas bien s'étaient trouvé des mains de secours.
Il suffisait de suivre, de se laisser  conduire
et si tu te plantes ...de pied
pas grave , ça viendra.
Jeunes et vieux
Filles et gars
Un deux trois, un deux trois.
On ne s'est pas déjà croisé quelque part?
me sourit son ptit doigt,
 à un fest-noz peut-être?
Un deux trois, un deux trois...




plaisir d'offrir



découvert chez: les nouveaux Cinéphiles

NONO l'Etat



En compagnie de quelques "armatures armoricaines"
"Nono" philosophe estuairien , poète et contemplateur de nos origines  est -forcément- et pour toutes les occasions tout à fait d'à propos et de saison. Aujourd'hui il m'envoie cet aphorisme dont il a le secret et qu'il a intitulé:

"Bouc hémisphère"

"rien n'est moins sur que l'incertain
rien n'est moins certain que ce qui n'est pas sur"


Mais que rajouter à cela? Aussi,  pour honorer mon camarade de classe, j'ai décidé  de décorer ce post ouvert le dimanche d'une image surtout pas pieuse et  légèrement décalée, au  moins au douzième degré  et  forcément  troisième étage celui où il nourrit magnifiquement  sur son balcon, l'hiver venu,  les grands plumitifs nazairiens.



soliloque toi même





Faut dire qu'à cette heure là,
y'a pas grand monde sur le quai, ni petit  aussi d'ailleurs
Même les chats ont autre chose à fouetter que leur queue sur le bitume;.
-ça t'étonne? pfffff!!!  Un dimanche.et d'hiver
-rien à varier-
Non mais... c'était juste pour causer et quand y'a personne à qui faire la conversation, ben...
on se parle à soi-même personnellement...
Tu vois?
-Oui...trop bien même...soupir!.
En quelque sorte on s'invente de la compagnie. On cause aux murs qui nous renvoient la balle.
-Ah tiens,  t'es du genre sportif toi ? C'est marrant on s'en serait pas douté.
No sport! Monsieur comme disait un ancien cigarettier british, et en plus j'en suis fier..
enfin disons que je serais même plutôt allergique aux stades en général,
car ces machins là... on sait comment ça commence mais rarement comment ça finit.
Des fois ça dérape dur sur le gazon et dans les tribunes ...je te dis pas...
Et puis les haricoocorico ou kirikiki, toutes banderoles  vociférantes "on est les plus con, on est les plus con on est, on est les..." ups! m'inquiètent ces gens là...
A mais...tu me causes plus? t'es fâché? 
heu... à moins que...
t'es parti à l'entrainement?
Bon ben j'vais m'en aller bouiner ailleurs en attendant la quille.
Tous mes ptiots sont à la bergerie et ça couette à qui mieux mieux.
Tiens au fait, si jamais t'as pas encore acheté ton calendrier pour la nouvelle qui s"annonce, 
dans le genre déshabillé mais pas bateau:
 la délégation des Hauts de Seine de l'Association des Paralysés de France  vend un calendrier ou douze personnes en situation de handicap moteur posent dans le plus simple appareil (et des fois même avec; enfin je me comprends)
Leur idée: c''est de prouver à tous que des personnes aux corps mutilés ou déformés restent des individus à part entière (et même s'il en manque parfois  un morceau).
Le calendrier est vendu 10 euros au format A4 et en format chevalet: 7 euros, l'argent va naturellement à l'APF
pour plus d'infos et commande voir sur le site de l'APF  (délégation) ou  au 01-41-91-74-00


samedi 11 décembre 2010

pas qu'tu t'en ailles

       
Michel JONASZ : J'veux pas qu’tu t’en ailles - MYTARATATA.COM
TARATATA N°45 (Tour. 15/03/94 - Dif. 10/04/94)
    

"Y a quelque chose qui cloche d'accord
Mais faut voir quoi
Sans s'énerver
Quelque chose est devenu moche et s'est cassé
Va savoir quand ?
Moi qui sais pas bien faire le thé
Qu'est-ce que je vais faire ?
C'est un détail
Mais
J'veux pas qu'tu t'en ailles
Pourquoi ?
Parce-que j'ai attendu beaucoup


Et que je t'ai cherchée partout
A en boire toute l'eau des rivières pour voir le fond
Et pour en soulever les pierres
A couper les arbres des bois pour voir plus loin
Entre New York et Versailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
Je voulais des vagues et des S
Avec une à moi ma déesse
Et je roulais tout en zigzag et n'importe où
Avec mes confettis mes blagues
Jetés aux pieds des gens dans les soirées mondaines
Avec leurs têtes à funérailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles

On voulait faire des galipettes et plouf dans l'eau des Antilles
Beau sombrero pour moi, pour toi mantille
Manger des papayes à Papeete, un cake aux Galapagos
Les goyaves de Guayaquil à toutes les sauces
Plonger
Dans les mers de corail
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles

Quand j'irai miauler mes refrains
En pensant : "Tout ça c'est pour rien"
Ma voix qui s'en va dans les fils et dans les airs
Sûr qu'elle va retomber par terre
Et que mes couplets de misère seront pour toi
Des graffitis sur du vitrail
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles

J'vais casser les murs, casser la porte
Et brûler tout ici j'te l'jure
Arracher les valises que t'emportes
Avec mes lettres où j'pleurais dur
Fais gaffe, fais gaffe à toi, j'vais t'faire mal
T'as peur, tu pleures, ça m'est égal
T'as qu'à pas m'laisser, me laisse pas
Faut pas t'en aller, t'en va pas
Qu'est-ce que j'vais faire ? J'deviendrai quoi ?
Un épouvantail
Un grain de pop-corn éclaté
Avec une entaille
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles."
-Michel Jonasz-



orwell 2 le retour



Nous en parlions il y a peu de cette chose au nom étrange: loppsi2- par rapport aux habitats légers, mobiles ou éphémères qui risquaient très prochainement d'être interdits, mais figurez-vous que cela n'était qu'un "détail" de cette fameuse future loi -fourre-tout- .
Plus d'infos par ici et il y a urgence à sonner le tocsin, le rappel enfin ce que vous voulez, mais en tout cas de le faire savoir et de s'attendre à des lendemains...à moins que....
Merci à Anne pour les infos

et une pétition une

refaire sa nuit en humanité


"il n'y avait que le silence derrière chaque mot volé.
 La route expirait dans les pierres entre les murs écroulés.

Et pourtant le dernier poète tendait l'oreille vers la mer
et cherchait encore à saisir l'insaisissable oiseau de la parole. .../..."

-extrait de: "Refaire la nuit" - Jean Rousselot-


"La grande humanité voyage sur le pont des navires
Dans les trains en troisième classe
Sur les routes à pied
La grande humanité.

La grande humanité va au travail à huit ans
Elle se marie à vingt
Meurt à quarante
La grande humanité.

Le pain suffit à tous sauf à la grande humanité
Le riz aussi
Le sucre aussi
Le tissu aussi
Le livre aussi
Cela suffit à tous sauf à la grande humanité.

Il n'y a pas d'ombre sur la terre de la grande humanité
Pas de lanterne dans ses rues
Pas de vitres à ses fenêtres
Mais elle a son espoir la grande humanité
On ne peut pas vivre sans espoir."

-"La grande humanité"-Nâzim Hikmet- extrait de: "Il neige dans la nuit"