mercredi 19 mai 2010

MARGE OU REVE

LIEU UNIQUE




LE BLOG OFFICIEL


Vendredi 21 mai

à partir de 18h30 / Au bar / ENTRÉE LIBRE
Vernissage de l’exposition Collection dans la marge
+ Combat de catch de dessinateurs à moustache (20h30/ 23h) + Vice Dj Crew, Dj Carrément, Luz (dj / Charlie Hebdo), Château Marmont (Dj)


JEUDI 20 MAI


  LE BEURRE :" Le joli mois de mai est le meilleur moment de l’année pour apprécier le beurre. C’est ce que nous expliquera, entre autres choses, un éleveur de vache Bretonne Pie Noire, dont le lait donne un beurre d’exception. Découverte des modes de production, techniques, richesse gustative, saisonnalité… et dégustation comparative de différents échantillons sont au programme du dernier Atelier du Goût de la saison".
en collaboration avec Slow Food France

photos et texte: Lieu Unique

TOC ! TOC ! TOC !


L'affaire Makropoulos
de Léos Janacek -du 27 mai au 6 juin-Nantes Théâtre Graslin




Les fourberies de Scapin
mise en scène Omar Porras
du 25 mai au 4 juin
Nantes le grand T
du 25 mai

LES Z'AQUATIQUES


Z'est zur on aime bien les Z à Saint-NaZ- après les 4 Z'horloges, Z'airs de fête...
les Z'aquatiques,
pour un rendez-vous  (gratuit) au bord de l'eau du Bois Joalland
 autour du lac en en randonnées, baptêmes,initiations,animation,jeux, démonstrations,restauration, rencontres,  musique et marché nordique

 C'est Zuper!
Pour encourager les déplacements doux (t'es d'où toi?), les visiteurs à vélo seront récompensés

mardi 18 mai 2010

MISSION BELL'S

Au début,  ils sont un peu bavards mais ensuite  ça va beaucoup mieux...
Découvert sur filles sourires

AMERTUME



 Faut que je vous dise,.cet aprem je suis allé renouveler mes prétentions littéraires à la bibliothèque municipale et j'y ai  découvert ce qui va suivre et   qui m'a -comment dit-on déjà? - interpellé quelque part.

 Que je t'explique:
Oyez! et figurez-vous que je suis de ceux qui remplacent l'éducateur de service à la nuit tombée (boum pour les intimes)...



"Jeunes en errance, jeunes en rupture
Premier repas, premier pas pour battre la mesure
Nouvelle aventure au sein de toutes ces déchirures
J'ai mangé avec eux le temps de prendre la température
Deux heures c'est court pour en entendre quelques entournures.

Amertume
Je n'ai pas de haine
mais de la peine.
Amertume, je t'appelle amertume
j'ai voulu être éducateur auprès d'eux
dérapage
ils m'ont frappé
Meurtri le corps
insulté
dérapage
ils n'ont pas compris
que ce n'est pas ainsi
que la vie se passe ici

La matinée commence par un murmure
celui d'une menace d'envergure
L'éclatement futur d'un jeune et de sa figure
me voilà en pleine cure
à faire ma place sans procédure
ni armure

Le midi arrive à toute allure
Le repas semble prendre son cours sans fracture
puis tout dérape avec injures et cassures
Volte-face dans un face à face.
Ce ne sont plus que des morsures obscures
qui nous emmènent tout droit dans le mur

L'après-midi est bien là dans son embrasure
Activités et farniente sont  notre nourriture
retour au centre pour découvrir une nouvelle sorte d'écriture
On pourrait l'écrire ainsi: écriture de conjonctures
mais aussi blessures et coupures dans une forfaiture

Dernier moment de partage pour renforcer cette fracture
seuls avec eux et pris en otage dans cette masure
La valse des injures croisait le temps des bavures
Vous marquiez de vos coups sur mon corps votre signature
Mais pour quel futur?


Amertume
Je n'ai pas de haine
mais de la peine;
Amertume, je t'appelle amertume
J'ai voulu être éducateur auprès d'eux
dérapage.
ils m'ont frappé
meurtri le corps
insulté
dérapage
Ils n'ont pas compris
que ce n'est pas ainsi
que la vie se passe ici.

Ce n'est pas à moi que vous faites du mal
Mais à vous, mais à vous
Amertume, amertume
Je t'appelle amertume
Je n'ai pas de haine
mais de la peine


Amertume."

Le Bullopsien


Extrait d'un recueil faisant suite à un atelier d'écriture organisé dans le cadre du printemps des poètes par la bibliothèque Anne frank  de Saint-Nazaire et la maison de quartier de la Chesnaie

L'amertume donne un goût amer aux évènements de la vie, ce qui montrerait bien- s'il le fallait- que contrairement à ce qui est dit dans ce texte -profondément touchant au par ailleurs, même si l'intention est dirigée sur ce que l'on  représente plus que sur notre personne, c'est aussi nous qui (si j'ose dire) "pour le coup" avons mal et ne sortons jamais indemmes de l'aventure.
Quand au "Ce n'est pas ainsi que la vie se passe ici" il existe des moments où l'on ose l'espèrer plutôt qui crpire...



 "L'àme humaine est comme l'abeille qui puise son miel de l'amertume des fleurs."
Henryk Sienkiewicz



"Un moine et un boucher se bagarrent à l'intérieur de chaque désir."
Emil Michel Cioran

ALL I WANT

ALLO DU ROMINET -suite-





 Rubrique potins.
Courrier  reçu
de sources aussi discrètes que  passagères
mais nez en moins fiables
et concernant la lettre envoyée à des élus  par deux conseillères municipales de Saint-Nazaire au sujet d'éventuelles  ALUcinations  collectives sur notre canton


Bonjour,
Depuis ce matin, de nombreux citoyens m'interpellent au sujet de la qualité de l'eau du robinet dans notre ville suite au reportage de France 3 hier soir qui révélait que notre eau contenait deux fois plus d'aluminium que la teneur autorisée. Comment se justifie la majorité municipale par rapport à cette information? Quelle mesure des risques a été prise, sachant que trop d'aluminium peut favoriser la maladie d'Alzheimer ( théorie un peu controversée, je vous le concède) ? Comment expliquer à nos concitoyens que la Carène les empoisonne doucement?
Nathalie Bruneau et Roseline  Amelot
(voix off : j'ai  juste corrigé la faute sur "contrEversée" que j'ai traduit en contrOversée mais à part ça, j'ai rien touché ni touché à rien non plus)

nos envoyés très spéciaux sont naturellement sur le pont -glissant- en ce qui concerne cette affaire et en fonction des horaires de marée, tout en passant la serpillère pour soigner les fuites éventuelles, vous tiendront informés dans la mesure de leur incapacité.
n'hésitez-pas à leur faire part (de baptême) de vos suggestions éventuelles

SPLEEN



envoyé par Mistergiorgina

DU POISON DANS L'EAU DU ROBINET deuxième service



Concernant le documentaire -édifiant- sur la "qualité" de l'eau dans l'hexagone et projeté hier soir sur FR3 et qui fait  jaser sacrément dans le Landerneau et pas seulement  ce matin sur le marché de Saint-Nazaire... pour ceux qui ne l'auraient pas  encore vu il devrait y avoir une autre diffusion pour les somnambules, mais on peut d'ors et déjà mater la vidéo en 6 parties sur dailymotion
avé le lien que VOILI (et à votre santé..)

Mais dans la série "ai confiance, crois en moi" dormons bien, car  nul doute  que comme le patron à rosette de la direction générale de la santé présent hier soir sur le plateau de l'émission pour un débat à l'issue du reportage, nous allons avoir dans les prochains jours quelque communiqué aussi lénifiant que rassurant de nos édiles de France et de Navarre en charge du robinet (et pour ce qui concerne notre inter-communalité  directement concernée dans le reportage...), on va bien entendu ouvrir- non pas les robinets- mais tous les parachutes  de service...
Au fait la question à leur poser -quand ils boivent de l'eau- ils boivent quoi?

A tiens  au fait ce soir sur ARTE  à 20h35 on pourra voir un documentaire sur le mystère de la  disparition des abeilles , je vous promets... après ça j'arrête sur la série catastrophe,ben!j'vais causer... chai pas moi , heu!...par exemple, de jeunes  gars qui  vont courir dans un pré après une baballe- allez les verts, allez les rouges, allez les verres de rouge 
du pain et des jeux y'a que ça de vrai ma brave dame... 


t'es de gauche?




C'est l'histoire d'un copain qui me demande  un jour, comme ça, à brûle-pourpoint (marrant comme expression ) Est-ce que tu es de gauche?
A vrai dire, il  jouait ainsi le rôle du  porte-parole, interprète...de son  -vieux- papa rencontré quelques semaines plus tôt et avec qui nous avions partagé un repas en devisant des choses du quotidien en particulier et du  monde en général.
La question m'amusa. Sans doutes que si j'avais croisé son ancien militant syndicaliste de père quelques années auparavant il ne se serait pas interrogé de cette manière tant l'évidence de mes propos d'alors  - brut de décoffrage- l'aurait fait pencher  et sans hésiter... vers l'étiquette: "gauchiste  inoxydable de service"
J'ai coutume à dire aujourd'hui -pirouette cacahuète- que je ne sais pas si je suis de gauche mais en tout cas je ne serais jamais de droite et de la même manière sur un autre sujet je dis également je ne sais pas si je suis intellectuel mais pour sur et mes proches peuvent  en attester... (en se marrant)  je ne suis pas un manuel non plus...
Me faudrait-il donc maintenant  paraphraser (en toute modestie bien entendu) la célèbre envolée de Msieur Rimbaud: "Je est un autre"?

Henri Tachan, grand poète, que j'ai eu la chance de voir plusieurs fois et d'interviewer à l'occasion dans mes bricolades journalistiques d'antan, disait quand à lui, dans un texte puissant (enfin à mon goût) et en partie reproduit dans un  ptit coin de ce blogaillon et dont je profite -de la situation- pour "présenter présentement" en entier , quelque chose comme:


"Quand je suis au micro ce n'est pas un "meeting",
Dans mes chansons, crénom, ni messages ni consignes,
J'veux pas refaire votre monde, je veux rêver le mien
Et quand j'vous raconte mes révoltes, mes chagrins,
Ne vous croyez donc pas obligés d'adhérer:
Dans mon parti y a qu'moi et c'est déjà l'merdier!
Ni gauche ni centre ni droite
Je suis seul sur le "ring"
Avec ma gauche ma droite
Sans soigneur ni "doping",
Ni gauche ni centre ni droite
Je suis seul sur le "ring"
Avec mon corps qui boite
La Mort qui me fait signe!

Croyez moi, ce choix-là n'est pas des plus faciles:
Les moutons de Panurge me traitent d'inutile,
Les miliciens rasés de révolutionnaire,
Les militants de choc de rêveur littéraire,
Y a rien qui irrite tant tous les troupeaux honnêtes
Que de ne pas pouvoir me coller d'étiquette! 
Ni gauche ni centre ni droite
Ni blabla ni béquilles
Ni rouge ni blanc ni noir
Ni fusil ni faucille,
Ni gauche ni centre ni droite
Je suis seul sur le "ring"
Avec mon corps qui boite
La Mort qui me fait signe!

L'engagement politique, pour moi, c'est comme la Foi:
Tu crois en Dieu, Bon Dieu, ou bien tu n'y crois pas,
Je crois parfois en l'homme dans mes moments de fièvre
Mais dedans mon terrier, mi-sanglier mi-lièvre,
Loin des meutes de chiens, des cors et des clameurs,
Je suis gibier d'abord, vous n'êtes que chasseurs!
Ni gauche ni centre ni droite
Ni slogans ni insignes
Ni rouge ni blanc ni noir
Ni complice ni consigne
Ni gauche ni centre ni droite
Je suis seul sur le "ring"
Avec mon corps qui boite
La Mort qui me fait signe!

Voilà onze bientôt que je chante "au secours!"
Que je chante "ma révolte!" que je chante "mon amour!"
Voilà onze bientôt, que d'hivers en automnes,
Je me bats par instinct à côté de ma lionne,
Que je remets cent fois sur le papier l'ouvrage
Que cent fois sans raison je refais le voyage!
Ni gauche ni centre ni droite
Je suis seul sur le "ring"
Avec ma gauche ma droite
Sans soigneurs ni "doping"
Ni gauche ni centre ni droite

Je suis seul sur le "ring"
Avec mon corps qui boite
La Vie qui me fait signe!"
 
  -Ni gauche, ni centre, ni droite- Montluçon le 16 avril 1976-
Henri Tachan- 

la première fois que j'ai entendu ce texte, c'était à une fête du parti socialiste dans la campagne tourangelle du côté des années 70. Tachan l'avait déclamé en préambule de son spectacle et au cas où d'aucun n'aurait pas bien compris, comme dans les chansons à geste pour enfants...il montrait en même temps les bannières -poing et rose- très mode à l'époque, disséminées tout autour de la scène. Cela était, reconnaissons-le , pour le moins culotté... et jeta  d'ailleurs un certain froid dans une partie de l'assemblée massée devant le podium. D'autres, dont je faisais partie  furent nettement plus amusés par la situation.
Plus loin dans son spectacle, il réconcilia tout le monde- et toutes générations confondues  avec l'admirable "pipe à pépé" mais ça, c'est une autre histoire...
Quand je dis, que je ne serais jamais de droite, j'ai, ( désolé d'avance pour ceux que je vais choquer-  et je sais bien sur  qu'il y a des gens sincères et honnêtes parmi eux...) l'outrecuidance de mettre dans le  même paquet quelques officines avec balcon des beaux quartiers , qui se disent de gauche et dont je n'arrive pas à distinguer une différence notoire -si ce n'est la couleur du packaging- avec leurs copains de cour de récré (assemblée nationale et sénat) . On me rétorquera bien sur,  comme on le fait toujours dans ces cas là, que c'est quand même la gauche (ou une certaine idée d'elle même ) qui a supprimé chez nous la peine de mort, aboli quelques lois vichystes (et en a conservé d'autres...) etc.
Outre que tout cela commence à dater je répondrais que c'est aussi de cette même générosité que sont sortis les prémices de  la privatisation des services publics, l'annualisation du temps de travail qui fit  (et fait encore) tant plaisir au patronat , de nombreuses niches fiscales, les charters pour sans papiers,  de nouvelles taxes portant le joli nom de csg, rds etc censés donner plus de justice sociale à ceux qui voudraient bien y croire... les pôvres.
On nous promet pour la prochaine et histoire de remplacer la gourmette rouillée plus vite que prévu (merde c'était pas du vrai argent)  , un futur dirigeant à la belle prestance et tout auréolé de sa grandeur planétaire au service  -comme ils disent- "des marchés". Grand bien nous fasse, mais je le dis humblement, calmement et dans mon coin... ce sera sans moi. Je n'ai aucune confiance dans ce -riche-  et très chic homme providentiel.  J'attends déjà  d'un homme (ou d'une femme) de gauche qu'il commence par mettre en phase son abnégation supposée avec son pouvoir d'achat ,  et que cela ressemble un peu  (et non ce n'est pas du populisme comme ils disent les cracs du  40) à ce que vivent au quotidien ceux qu'ils sont censés représenter.
Je ne suis pas sur qu'il y ait alors autant de prétendants pour le métier du politique, qu'importe, un peu de ménage (de printemps) n'a jamais fait de mal n'est-ce pas...
Juste un mot sur  ceux  qui jouent les rôles de bouffons de l'illusion démocratique. Dans le grand manège électoral. ils sont  frisson du grand huit, mais au fond, société du spectacle oblige, ils  ne sont guère éloignés de leurs  pseudo-concurrents- même idée du pouvoir et du productivisme à tout prix...

Alors quoi? Et bien, j'attends, je picore, je regarde, parfois, j'essaye de croire... et en attendant comme faut bien bouffer et que les promesses ne nourrissent que leurs concepteurs, je vis tant bien que mal, avec mes contradictions, mes colères, mes doutes , mes rires, mes peurs ... et... la poésie qui ne me  trompe jamais, puisqu'elle, n'a rien à vendre ou alors  que ses utopies en forme de bulles de savon...




-envoyé par Diavidia-